mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC00727 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COCHE-MAINENTE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler les arrêtés du 19 novembre 2021 par lesquels la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence dans le département de la Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours.
Par un jugement n° 2103688 du 27 décembre 2021, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2022, M. A, représenté par Me Coche-Mainente, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 27 décembre 2021 ;
2°) d'annuler les arrêtés du 19 novembre 2021 ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'autoriser à déposer une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) et de lui délivrer une attestation de demande d'asile sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles :
- la préfète n'a pas démontré avoir évalué sa vulnérabilité avant de prendre cette décision ;
- la préfète a méconnu les dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'arrêté portant assignation à résidence :
- il est illégal du fait de l'illégalité de la décision portant transfert aux autorités espagnoles ;
- il est insuffisamment motivé et la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa liberté d'aller et venir et de son impact sur sa santé mentale.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 avril 2022, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête d'appel est irrecevable, dès lors qu'elle ne contient aucun élément nouveau ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par deux lettres du 5 juillet 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert, cette décision ne pouvant plus être légalement exécutée compte tenu de l'expiration du délai de transfert prévu à l'article 29 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013.
Par un mémoire en réponse au moyen d'ordre public enregistré le 6 juillet 2022, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a informé la cour administrative d'appel de Nancy de ce qu'il y a toujours lieu de statuer sur la requête, le requérant ayant été déclaré en fuite, ce qui a eu pour effet de prolonger le délai de transfert jusqu'au 27 juin 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 15 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant camerounais, est entré sur le territoire français selon ses déclarations le 2 octobre 2021 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié le 13 octobre 2021. La consultation du fichier Eurodac a révélé que l'intéressé avait déjà demandé l'asile en Espagne. Les autorités espagnoles, saisies le 19 octobre 2021 par la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin d'une demande de reprise en charge, ont implicitement accepté le 3 novembre 2021. Par un arrêté du 19 novembre 2021, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a décidé le transfert de M. A aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Par un second arrêté du même jour, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin a assigné le requérant à résidence dans le département de la Meurthe-et-Moselle pendant une durée de quarante-cinq jours. M. A fait appel du jugement du 27 décembre 2021 par lequel le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles :
3. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que la préfète a indiqué que si lors de l'entretien individuel dont il a bénéficié, M. A avait déclaré souffrir d'hypertension artérielle, il n'avait apporté aucun élément à l'appui de ses dires et qu'il n'était ni allégué ni établi que les autorités espagnoles seraient dans l'incapacité de lui fournir un traitement approprié dès son arrivée sur le territoire espagnol. En tout état de cause, les documents médicaux produits par le requérant en première instance, soit des prescriptions médicamenteuses et un justificatif d'un rendez-vous pour une prise de sang au centre hospitalier universitaire de Nancy, ne permettent pas d'établir qu'à la date de l'arrêté contesté, son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut aurait pu avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et dont, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Espagne, il n'aurait pu bénéficier effectivement dans ce pays. S'il produit à hauteur d'appel un certificat médical daté du 26 janvier 2022, celui-ci est postérieur à l'arrêté contesté, de telle sorte que la préfète ne pouvait pas en tenir compte. En tout état de cause, si ce certificat indique que M. A souffre d'une symptomatologie compatible avec un épisode dépressif caractérisé et un trouble de stress post-traumatique, que ces troubles requièrent des soins sous forme d'un traitement médicamenteux et d'une psychothérapie et que leur évolution est multifactorielle et imprévisible, ce document ne permet pas de remettre en cause l'appréciation portée par la préfète selon laquelle M. A n'établit pas que les autorités espagnoles seraient dans l'incapacité de lui fournir un traitement adapté à son état de santé. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la préfète n'aurait pas évalué la vulnérabilité du requérant avant de prendre l'arrêté litigieux ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". L'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ".
5. D'une part, la faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
6. D'autre part, l'Espagne étant membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il doit alors être présumé que le traitement réservé aux demandeurs d'asile dans cet Etat membre est conforme aux exigences de la convention de Genève ainsi qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette présomption n'est toutefois pas irréfragable lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il existe des défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'Etat membre responsable, impliquant un traitement inhumain ou dégradant. Dans cette hypothèse, il appartient à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités espagnoles répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile.
7. L'arrêté attaqué a seulement pour objet de renvoyer l'intéressé en Espagne et non dans son pays d'origine. Si les autorités espagnoles ont rejeté la demande d'asile du requérant par une décision du 3 avril 2019, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces autorités feraient structurellement ou systématiquement obstacle à l'enregistrement et au traitement d'une demande de M. A de réexamen de sa situation au regard du droit d'asile, qu'une telle demande ne serait pas examinée par ces mêmes autorités dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile, ni qu'elles le renverraient d'office dans son pays d'origine, ni que, alors même que sa demande d'asile a été rejetée, elles n'évalueront pas, avant de procéder à son éloignement, les risques auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Par ailleurs, il ressort de ce qui a été dit au point 3 de la présente ordonnance que le requérant ne produit aucun élément de nature à établir que, compte tenu de son état de santé, il serait dans une situation de particulière vulnérabilité, qu'il ne pourrait pas voyager et que les autorités espagnoles ne seraient pas en mesure de lui fournir des soins appropriés. Enfin, si M. A fait valoir que son cousin vit en France, à supposer le lien de parenté et l'intensité de la relation établis, il ne produit aucun élément de nature à établir que sa présence à ses côtés serait indispensable. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue par les dispositions de l'article 17 du règlement européen du 26 juin 2013. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées ne peuvent qu'être écartés.
Sur la décision portant assignation à résidence :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté portant assignation à résidence.
9. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour assigner le requérant à résidence dans le département de la Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, après avoir visé le règlement (UE) n° 604/2014 du Parlement européen et du Conseil et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que l'intéressé faisait l'objet d'une décision portant transfert aux autorités espagnoles responsables, qu'il ressortait des pièces du dossier que M. A ne disposait pas des moyens lui permettant de se rendre en Espagne, qu'il n'avait pas la possibilité d'acquérir légalement ces moyens et que le transfert de l'intéressé aux autorités espagnoles, lesquelles avaient donné leur accord pour sa reprise en charge, demeurait une perspective raisonnable. Enfin, la préfète a précisé que le requérant étant accompagné par la SPADA54/ARS et qu'il disposait de garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque qu'il se soustraie à l'exécution de la décision de transfert dont il faisait l'objet. Elle a conclu qu'il y avait lieu d'assigner M. A à résidence sur le fondement de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par ailleurs, il ne ressort pas de cette motivation que la préfète n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.
10. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une décision de transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile concomitamment à la mesure d'assignation à résidence litigieuse. L'accord implicite des autorités espagnoles, en date du 3 novembre 2021, étant valide pour une période de six mois, l'autorité préfectorale a pu légalement considérer que l'exécution de la mesure d'éloignement demeurait une perspective raisonnable et que M. A pouvait ainsi faire l'objet d'une assignation à résidence, laquelle constitue une mesure alternative au placement en rétention dès lors que l'intéressé présente des garanties de représentation suffisantes. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il n'existait pas, en dépit de la situation sanitaire, une réelle perspective pour que l'éloignement de M. A puisse être mené à bien dans le délai d'assignation prévu par l'arrêté. Enfin, si le requérant soutient que la mesure d'assignation à résidence porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, il n'apporte aucune précision sur les impératifs de sa vie privée et familiale auxquels une telle restriction de ses mouvements porterait une atteinte excessive. Le requérant n'établit pas que son état de santé ferait obstacle à ce qu'il puisse se présenter tous les mardis et jeudis, hors jours fériés, entre 9 heures et 11 heures au commissariat de police de Nancy, situé 38 boulevard Lobau. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les modalités de pointage et les limites géographiques fixées dans l'arrêté ne seraient pas adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent dans la mesure où M. A résidait, à la date de l'arrêté contesté, à Nancy et il n'invoque aucune difficulté particulière pour se rendre au commissariat de police. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant assignation à résidence serait entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur dans l'appréciation de sa situation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 8 novembre 202Le président désigné,
Signé
A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
I.STOLL
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026