jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC00876 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JEANNOT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'arrêté du 26 février 2021 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai.
Par un jugement n° 2101105 du 6 juillet 2021, le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 6 avril 2022, Mme B, représentée par Me Jeannot, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 6 juillet 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 février 2021 ;
3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois et, sans délai, une autorisation provisoire de séjour à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75-I de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la régularité du jugement :
- il est entaché d'une insuffisance de motivation au regard du moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur des enfants ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que celles du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
S'agissant des moyens communs à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
- elles sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elles sont insuffisamment motivées et méconnaissent les dispositions de l'article L. 511-1 alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit au regard des dispositions du I de l'article L. 511-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 6 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée pour prononcer son éloignement sans vérifier si cette mesure entrainerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation et celle de sa famille ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy en date du 3 mars 2022, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante algérienne, est entrée sur le territoire français selon ses déclarations le 5 mai 2015 sous couvert d'un visa touristique de court séjour accompagnée de ses deux enfants mineurs. Le 8 août 2020, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 26 février 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme B fait appel du jugement du 6 juillet 2021 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. Il ressort des termes du jugement attaqué que les premiers juges ont répondu avec une motivation suffisante au moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur des enfants aux points 5 et 6 dudit jugement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation à cet égard ne peut qu'être écarté.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme B, le préfet a indiqué que l'intéressée avait déclaré être entrée en France le 5 mai 2015 accompagnée de ses enfants, et qu'elle a donné naissance à un troisième enfant en France le mois suivant son entrée sur le territoire français. Il a également mentionné qu'elle avait déclaré être séparée du père de ses trois enfants qui réside en Algérie et avoir quitté son pays d'origine car elle y était victime de violences conjugales sans apporter de pièces justificatives à l'appui de ces déclarations. Le préfet a précisé que les parents de la requérante résident en France sous couvert de certificats de résidence et que l'un de ses frères est de nationalité française, que les certificats de scolarité de ses enfants et les justificatifs de consultations ou actes médicaux versés à l'appui de son dossier tendaient à confirmer son maintien irrégulier et ininterrompu en France depuis 2015 et qu'elle avait déclaré que sa fille ainée âgée de vingt ans avait regagné l'Algérie après avoir suivi ses études en France. Il a également indiqué que la requérante ne pouvait se prévaloir d'avoir fixé ses intérêts sur le territoire français ni même d'y avoir noué des liens dont l'ancienneté, l'intensité et la stabilité seraient tels qu'un refus de séjour porterait une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale au regard des motifs du refus, et ce bien que ses enfants soient scolarisés en France. Enfin, le préfet a également mentionné que l'intéressée avait vécu la majeure partie de sa vie hors de France, qu'elle ne justifiait ni être démunie d'attaches familiales en Algérie où réside notamment sa fille ni qu'il lui serait impossible de solliciter un visa adapté à sa situation auprès des autorités consulaires françaises dans son pays d'origine. Ainsi, il ne ressort ni de cette motivation ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation avant d'édicter la décision contestée.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ".
6. Mme B se prévaut de la présence en France de ses parents, de son frère, de la famille de celui-ci et de ses deux enfants, de la durée de sa présence sur le territoire, de son divorce avec son ex-époux, de la garde de ses enfants par sa mère, de l'impossibilité pour elle et ses enfants de retourner en Algérie suite aux traumatismes qu'ils ont subis du fait de la violence de son ex-époux, de son bénévolat au sein d'associations caritatives et de sa maîtrise de la langue française. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a sollicité la délivrance d'un titre de séjour que le 8 août 2020, soit plus de cinq années après sa date d'entrée déclarée sur le territoire français. De plus, si ses parents et son frère résident de manière régulière en France, la décision litigieuse n'a pas pour objet ni pour effet de priver Mme B et ses enfants du droit d'entretenir des relations avec ceux-ci dès lors que cette décision n'est pas assortie d'une mesure lui interdisant de revenir sur le territoire français et n'empêche ni ne préjuge des démarches qu'elle pourrait entreprendre ultérieurement afin de leur rendre visite en France de manière régulière. Par ailleurs, elle ne fait mention d'aucune autre attache intense, ancienne et stable sur le territoire français, alors qu'elle n'établit pas être démunie de telles attaches dans son pays d'origine où réside notamment sa fille aînée. En outre, elle ne produit aucun élément permettant ni d'établir les violences conjugales dont elle déclare avoir été victime, ni qu'elle ne pourrait, le cas échéant, bénéficier de la protection des autorités algériennes. Elle ne justifie pas non plus qu'il lui serait impossible de reconstituer sa cellule familiale et faire scolariser ses enfants dans son pays d'origine. Enfin, la circonstance que Mme B justifie de ses efforts d'insertion, notamment en ayant exercé des activités bénévoles pour des associations caritatives, n'est pas de nature à établir qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle ne peut être regardé comme ayant porté au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Il résulte de tout ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que de l'article 6 5) de l'accord franco-algérien ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
8. En deuxième lieu, aux termes du I de l'article L. 511-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; () / La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III. () ".
9. En l'espèce, il résulte des motifs énoncés au point 4 de la présente ordonnance et du fait que le préfet de Meurthe-et-Moselle a, pour opposer à Mme B un refus de séjour, visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet a suffisamment motivé cette dernière décision. Afin de motiver ses décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel la requérante pourrait être reconduite, le préfet a visé l'article L. 511-1 I alors applicable du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, a précisé qu'elle n'entrait pas dans l'un des cas de protection contre l'éloignement prévus par l'article L. 511-4 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que compte-tenu du cas d'espèce, il n'y avait pas lieu de faire usage du pouvoir discrétionnaire dont dispose le préfet pour ne pas assortir la décision portant refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français et que l'intéressée n'établissait pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Algérie. Par ailleurs, il ne ressort pas de cette motivation que le préfet se serait cru en situation de compétence liée et n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B avant de prendre les décisions litigieuses à son encontre. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit ne peuvent qu'être écartés.
10. En troisième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 6 de la présente ordonnance que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par Mme B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75-I de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 17 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé : A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
D. Fritz LP
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026