jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC00879 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SNOECKX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 4 janvier 2021 par lequel la préfète du Bas-Rhin a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai.
Par un jugement n° 2101843 du 8 juillet 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 7 avril 2022, Mme B, représentée par Me Snoeckx, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 8 juillet 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 janvier 2021 ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 313-11 11° alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-11 7° alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy en date du 3 mars 2022, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante kazakhe, est entrée sur le territoire français selon ses déclarations le 18 juillet 2012 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiée. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 31 décembre 2013, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 25 juillet 2014. Sa demande de réexamen a été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA le 24 novembre 2015 puis par la CNDA le 29 mars 2016. Par un arrêté du 31 mars 2016 confirmé par le tribunal administratif de Strasbourg le 28 septembre 2016 puis par la cour administrative d'appel de Nancy le 27 février 2017, le préfet du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pouvait être reconduite à l'expiration de ce délai. Le 25 août 2016, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Par un arrêté du 7 avril 2017 confirmé par le tribunal administratif de Strasbourg le 19 septembre 2017, le préfet du Bas-Rhin a pris à son encontre un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le 5 juin 2018, la requérante a de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour soins et, le 3 décembre 2018, le préfet lui a délivré une autorisation provisoire de séjour renouvelée jusqu'au 2 novembre 2020. Le 6 novembre 2019, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 4 janvier 2021, la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme B fait appel du jugement du 8 juillet 2021 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. Chaque année, un rapport présente au Parlement l'activité réalisée au titre du présent 11° par le service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ainsi que les données générales en matière de santé publique recueillies dans ce cadre. ".
4. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, et le cas échéant des pièces qu'il a sollicitées.
5. Il ressort des pièces du dossier que les médecins du collège de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), dans leur avis du 31 mars 2020, ont estimé que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour sa santé et qu'au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, son état de santé pouvait lui permettre de voyager sans risques vers son pays d'origine. D'une part, la requérante produit un certificat médical établi par un psychiatre le 25 janvier 2021 indiquant qu'elle présente une série de symptômes d'allure post-traumatique, et, qu'au vu de la persistance des différents symptômes psychiatriques malgré la prise régulière de traitements médicamenteux, de son investissement dans sa relation psychothérapique, de son nombre d'années passées en France et de sa réaction à l'annonce de la mesure d'éloignement prise à son encontre, il n'est pas envisageable d'interrompre la prise en charge psychiatrique actuellement en cours avec ce psychiatre en France. D'autre part, si Mme B soutient souffrir d'une altération progressive des genoux et assortit ses déclarations d'un certificat également établi le 25 janvier 2021 par un docteur spécialiste en médecine physique et de réadaptation, celui-ci se limite à faire l'historique des consultations de l'intéressée. Ces documents ne permettent pas à eux seuls d'établir que le défaut de prise en charge de l'intéressée entraînerait pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'elle ne pourrait bénéficier d'un suivi adapté à sa situation dans son pays d'origine. En tout état de cause, si elle produit également un rapport de recherche sur les arguments et références bibliographiques concernant les décisions portant refus de séjour pour soins en France, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi pour des personnes présentant des troubles psychiques et plus particulièrement un syndrome post-traumatique par un psychologue au Service de Santé Mentale Ulysse, les rapport extraits de l'Atlas de la santé mentale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2011 analysant la gestion du bien-être mental par les autorités françaises et kazakhes, un extrait de l'Atlas de l'année 2017 concernant le système français ainsi qu'un rapport du CORI (Country of Origin Research and Information) sur la gestion des maladies mentales au Kazakhstan, ces documents, généraux et impersonnels, ne permettent pas d'établir que la requérante ne pourrait, dans le cas où ceux-ci seraient nécessaires, bénéficier de traitements appropriés dans son pays d'origine. Enfin, si Mme B a bénéficié le 12 octobre 2016 d'un avis favorable sur la délivrance d'une carte de séjour temporaire pour soins par l'Agence régionale de la santé (ARS), cette circonstance est sans incidence sur la décision attaquée dès lors que cet avis a été édicté plus de quatre années avant la décision contestée dans le cadre d'une précédente demande de carte de séjour pour soins, carte temporaire dont le renouvellement dépend de l'évolution de l'état de santé du demandeur et/ou du contexte sanitaire dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 11° ne peut qu'être écarté.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article L. 313-11 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; () ".
7. Mme B se prévaut de neuf années de présence sur le territoire français à la date de l'arrêté contesté, de ses efforts pour apprendre la langue française, de son implication dans des associations, de sa relation avec un ressortissant français depuis l'automne 2020, de ce que si son fils majeur réside au Kazakhstan, celui-ci doit être regardé comme ayant construit sa propre cellule familiale indépendamment de sa mère et de ce qu'elle n'a jamais été autorisée à travailler en France, de telle sorte qu'il ne saurait lui être reproché son manque d'intégration et de perspectives professionnelles. Toutefois, si la requérante justifie de deux années de séjour régulier en France depuis le 3 décembre 2018, elle a auparavant fait l'objet de deux mesures d'éloignement auxquelles elle n'a pas déféré. De plus, la relation dont elle se prévaut avec un ressortissant français était récente à la date de l'arrêté contesté, et, outre le témoignage de celui-ci, elle ne produit aucun élément permettant d'établir l'intensité de leur relation. En tout état de cause, la décision en litige n'a ni pour objet ni pour effet de priver Mme B du droit, le cas échéant, d'entretenir des relations avec son concubin, ni de les séparer durablement, dès lors qu'elle n'est pas assortie d'une mesure interdisant à la requérante de revenir sur le territoire français et qu'elle n'empêche ni ne préjuge des démarches qu'elle pourrait entreprendre ultérieurement pour résider ou lui rendre visite en France de manière régulière. En outre, l'intéressée ne fait mention d'aucune autre relation intense, ancienne et stable sur le territoire français, alors qu'elle n'est pas démunie de toute attache privée et familiale dans son pays d'origine où réside son fils. Par ailleurs, elle ne produit aucun autre élément susceptible d'établir qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Enfin, si elle produit une attestation d'une association indiquant qu'elle a suivi des cours de français à compter du mois d'octobre 2013 jusqu'à la fin du mois de juin 2014 de manière motivée et régulière, une attestation d'une autre association attestant qu'elle a suivi 45 heures de cours de français pour l'année 2018-2019 et 43,5 heures pour l'année 2019-2020 ainsi qu'une attestation d'une troisième association mentionnant qu'elle s'est inscrite aux activités sociolinguistiques pour l'année 2020-2021, il résulte de ce qui précède que ces seuls documents ne sauraient suffire à établir son insertion dans la société française. Dans ces conditions, la préfète du Bas-Rhin ne peut être regardée comme ayant porté au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 313-11 7° alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. Si la requérante soutient que la préfète du Bas-Rhin aurait entaché la décision contestée d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation, elle n'assortit pas ses moyens des précisions suffisantes pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé.
Sur la décision fixant le pays de destination :
9. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par Mme B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 10 novembre 202Le magistrat désigné,
Signé
A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
I.Stoll
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026