LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC00939

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC00939

mardi 9 août 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC00939
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantKIPFFER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B C A a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler les arrêtés du 20 juillet 2021 par lesquels la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile, l'a assignée à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours et l'a contrainte à se présenter, accompagnée de sa fille mineure, aux services de police de Mont-Saint-Martin tous les mardis et jeudis hors jours fériés à 9 heures ainsi que les arrêtés des 16 septembre et 14 octobre 2021 par lesquels la même préfète a renouvelé son assignation à résidence pour deux nouvelles périodes de quarante-cinq jours.

Par trois jugements nos 2102185, 2102589 et 2103056 des 11 août, 16 septembre et 26 octobre 2021, les magistrates désignées par la présidente du tribunal administratif de Nancy ont rejeté ses demandes tendant à l'annulation de l'arrêté de transfert, prononcé l'annulation de la décision portant assignation à résidence du 20 juillet 2021 en tant qu'elle obligeait Mme A à se présenter avec sa fille mineure au commissariat de Mont-Saint-Martin et ont rejeté ses demandes tendant à l'annulation des arrêtés portant renouvellement de l'assignation à résidence.

Procédure devant la cour :

I. - Par une requête enregistrée le 14 avril 2022 sous le numéro 22NC00939, Mme A, représentée par Me Kipffer, demande à la cour :

1°) d'annuler l'article 4 du jugement du 11 août 2021 ;

2°) d'annuler les arrêtés du 20 juillet 2021 pris à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 3 013 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

Sur le moyen commun aux arrêtés litigieux :

- ils ont été pris sans qu'elle puisse faire valoir ses observations, en méconnaissance du respect de la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;

Sur la décision portant transfert :

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article 53-1 de la Constitution et de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'administration ne s'est pas enquise auprès d'elle des raisons pour lesquelles elle entendait demander l'asile en France ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant transfert.

Par une lettre du 28 avril 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert aux autorités italiennes, cette décision ne pouvant plus légalement être exécutée compte tenu de l'expiration du délai de six mois prévu à l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.

Par un mémoire en réponse au moyen d'ordre public enregistré le 9 mai 2022, la préfète du Bas-Rhin informe la cour de ce qu'il y a toujours lieu de statuer sur la requête, la requérante ayant été déclarée en fuite, ce qui a eu pour effet de prolonger le délai de transfert jusqu'au 11 février 2023.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête, qui se borne à reproduire la demande de première instance, est irrecevable ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

II. - Par une requête enregistrée le 15 avril 2022 sous le numéro 22NC00955, Mme A, représentée par Me Kipffer, demande à la cour :

1°) d'annuler l'article 3 du jugement du 26 octobre 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2021 pris à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 3 013 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que le renouvellement de l'assignation à résidence est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'est pas justifié qu'elle ne puisse quitter le territoire français immédiatement et qu'il n'est pas démontré que son transfert demeure une perspective raisonnable.

III. - Par une requête enregistrée le 15 avril 2022 sous le numéro 22NC00961, Mme A, représentée par Me Kipffer, demande à la cour :

1°) d'annuler l'article 3 du jugement du 16 septembre 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2021 pris à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 3 013 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- le tribunal a statué ultra petita en répondant à un moyen non soulevé en première instance et a ainsi entaché son jugement d'irrégularité ;

- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par trois décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 14 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement du dernier alinéa du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante ivoirienne, est entrée irrégulièrement sur le territoire à une date indéterminée. Le 6 avril 2021, elle a sollicité la reconnaissance du statut de réfugiée auprès des services de la préfecture du Bas-Rhin. La consultation du fichier " Eurodac " a révélé que l'intéressée avait franchi irrégulièrement la frontière italienne dans les douze mois précédant l'introduction de sa première demande d'asile. Saisies le 9 avril 2021 d'une demande de prise en charge sur le fondement de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, les autorités italiennes ont implicitement accepté cette prise en charge en application de l'article 22 de ce même règlement. Par deux arrêtés du 20 juin 2021, la préfète du Bas-Rhin a ordonné le transfert de Mme A aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'a assignée à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pendant une durée de quarante-cinq jours en l'obligeant à se présenter tous les mardis et jeudis hors jours fériés à 9 heures au commissariat de police de Mont-Saint-Martin accompagnée de sa fille mineure. Par deux arrêtés des 6 septembre et 14 octobre 2021, la préfète du Bas-Rhin a renouvelé son assignation à résidence pour deux nouvelles périodes de quarante-cinq jours. Par trois requêtes qu'il y a lieu de joindre, Mme A relève appel du jugement du 11 août 2021 par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Nancy, après avoir annulé l'arrêté portant assignation à résidence en tant seulement qu'il l'obligeait à se présenter aux services de police accompagnée de sa fille mineure, a rejeté le surplus de sa demande, et les jugements des 16 septembre et 26 octobre 2021 par lesquels les magistrates désignées par la présidente du tribunal administratif de Nancy ont rejeté ses demandes tendant à l'annulation des deux arrêtés portant renouvellement de l'assignation à résidence.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () "

Sur la régularité du jugement du 16 septembre 2021 :

3. Il résulte des termes de la demande de première instance que Mme A n'a pas soulevé le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux. Toutefois, même si la magistrate désignée a répondu à ce moyen ne figurant pas expressément dans les écritures de la requérante, cette circonstance est sans incidence sur la régularité du jugement dès lors que cela ne modifie pas le sens du dispositif. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le jugement attaqué serait entaché d'irrégularité.

Sur le moyen commun aux arrêtés portant transfert et assignation à résidence du 20 juillet 2021 :

4. Comme l'a souligné la première juge, il résulte des dispositions des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions de transfert ainsi que celles des assignations à résidence. Dès lors, les dispositions des articles L. 122-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoquées à l'encontre des arrêtés contestés. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que Mme A a bénéficié d'un entretien le 6 avril 2021 à l'occasion du dépôt de sa demande d'admission au séjour en qualité de demandeur d'asile au cours duquel elle a pu présenter ses observations.

Sur l'arrêté portant transfert aux autorités italiennes :

5. Mme A soutient que la préfète du Bas-Rhin n'a pas examiné si elle était persécutée dans son pays d'origine en raison de son action en faveur de la liberté ou si le motif pour lequel elle sollicitait la protection de la France était légitime, et n'a ainsi pas pu se poser la question de la mise en œuvre de la clause de souveraineté prévue à l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, d'une part, à supposer même que la requérante soit persécutée dans son pays d'origine, il est constant que l'arrêté de transfert dont elle fait l'objet n'a ni pour objet ni pour effet de décider son renvoi vers ce pays et il n'est nullement démontré que les autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile ne traiteraient pas attentivement cette demande à l'aune des éléments qu'elle fera valoir devant elles. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que lors de l'enregistrement de sa demande d'asile auprès des services de la préfecture du Bas-Rhin le 6 avril 2021, Mme A s'est vu remettre les brochures d'information " A " et " B ", rédigées en français, langue que la requérante a déclaré comprendre, relatives à la procédure de demande d'asile dans l'Union européenne et à la procédure Dublin. Elle a également bénéficié à la même date de l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, au cours duquel il lui appartenait de faire valoir tout élément relatif à sa situation personnelle, et de préciser les raisons pour lesquelles elle entendait demander l'asile en France. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'une erreur de droit.

Sur l'arrêté portant assignation à résidence du 20 juillet 2021 :

6. Faute pour la requérante d'avoir démontré l'illégalité de l'arrêté portant transfert aux autorités italiennes, le moyen tiré d'une telle illégalité, invoquée par la voie de l'exception à l'appui de ses conclusions dirigées à l'encontre de l'arrêté portant assignation à résidence doit être écarté.

Sur l'arrêté portant renouvellement de l'assignation à résidence du 6 septembre 2021 :

7. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux que pour décider le renouvellement de l'assignation à résidence de Mme A dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours, la préfète du Bas-Rhin, après avoir visé les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que l'intéressée, de nationalité ivoirienne, fait l'objet d'une décision portant transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile, que l'assignation à résidence dont elle fait l'objet prendra fin le 11 septembre 2021, qu'un départ n'a pu être organisé durant le temps de cette première assignation à résidence, et que toutes les diligences sont en cours pour organiser son départ. La décision contestée contient ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

Sur l'arrêté portant renouvellement de l'assignation à résidence du 14 octobre 2021 :

8. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " I.- L'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, lorsque cet étranger : / () 1° bis Fait l'objet d'une décision de transfert en application de l'article L. 742-3 ou d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ; () / Les huit derniers alinéas de l'article L. 561-1 sont applicables, sous réserve que la durée maximale de l'assignation ne puisse excéder une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois pour les cas relevant des 1° et 2° à 7° du présent I, ou trois fois pour les cas relevant du 1° bis () ".

9. Il ressort des dispositions précitées que la préfète du Bas-Rhin pouvait décider de renouveler l'assignation à résidence de Mme A pour trois nouvelles périodes de quarante-cinq jours au plus. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux que la préfète a précisé que la requérante ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Si Mme A soutient que l'administration n'a effectué aucune démarche depuis l'accord implicite des autorités italiennes en juin 2021 et qu'il n'est pas démontré que son transfert vers l'Italie demeure une perspective raisonnable, de sorte que l'assignation à résidence dont elle fait l'objet ne pouvait pas être renouvelée, elle n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation des requêtes présentées par Mme A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent qu'être rejetées en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.

Fait à Nancy, le 9 août 2022.

Le président désigné

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. BAILLY

Nos 22NC00939, 22NC00955, 22NC00961

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions