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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC01080

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC01080

vendredi 16 septembre 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC01080
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantGHARZOULI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler l'arrêté du 13 avril 2021 par lequel le préfet des Ardennes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an.

Par un jugement n° 2100643 du 29 avril 2021, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 29 avril 2022, M. A, représenté par Me Gharzouli, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 29 avril 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet des Ardennes de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée et le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 513-2 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est insuffisamment motivée ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 29 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant bosnien, est entré sur le territoire français le 9 septembre 2011 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 10 avril 2012, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 12 mars 2013. Le 25 juillet 2013, il a demandé le réexamen de sa demande d'asile qui a été rejeté par l'OFPRA le 5 septembre 2013 puis par la CNDA le 8 juillet 2014. Le 19 septembre 2014, il a à nouveau sollicité le réexamen de sa demande d'asile, demande qui a à nouveau été rejetée par l'OFPRA le 15 octobre 2014 puis par la CNDA le 26 juillet 2015. Le 19 décembre 2014, le préfet du Doubs a pris à son encontre et à celle de son épouse des arrêtés portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français confirmés par le tribunal administratif de Besançon le 16 juin 2015. Le 10 mars 2020, le préfet du Doubs a pris à l'encontre du requérant une mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré. Le 13 avril 2021, il a été interpellé par les militaires du peloton motorisé de gendarmerie de Charleville-Mézières. Par un arrêté du 13 avril 2021, sur le fondement des dispositions du 6° de l'article L. 511-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet des Ardennes lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. A fait appel du jugement du 29 avril 2021 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour obliger M. A à quitter le territoire français, le préfet des Ardennes, après avoir visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8 et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que M. A était entré en France selon ses déclarations en 2020 alors qu'il ne pouvait justifier être reparti dans son pays d'origine depuis son entrée en France le 9 septembre 2011, que sa demande d'asile et ses demandes de réexamen de cette demande avaient été rejetées en dernier lieu par la CNDA, qu'il n'a pas déféré à la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet le 10 mars 2020, qu'il a été interpellé le 13 avril 2021 dans le cadre d'un contrôle routier et qu'il n'a déclaré aucun élément nouveau lors de son audition justifiant qu'il ne puisse faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Le préfet a également précisé que la décision contestée ne contrevient pas aux dispositions de l'article 8 de la convention précitée en ce qu'il pouvait regagner son pays d'origine ou tout autre pays non membre de l'Union européenne avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible, que son épouse se trouve également en situation irrégulière sur le territoire français qu'elle a vocation à quitter et que le couple pourra donc reconstituer sa cellule familiale dans son pays d'origine. Le préfet a également indiqué que M. A n'entrait pas dans l'un des cas de protection contre l'éloignement définis par l'article L. 511-4 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par ailleurs, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

5. M. A se prévaut de sa présence en France depuis 2011 aux côtés de son épouse et de leurs enfants, de la scolarisation de ces derniers, des liens développés par la cellule familiale, de la résidence régulière d'autres membres de cette famille sur le territoire et des états de santé de son épouse et de ses parents. Toutefois, il ressort de ce qui précède que la durée de la présence de M. A sur le territoire n'est due qu'au temps nécessaire à l'instruction de sa demande d'asile et des réexamens de cette demande puis au fait qu'il n'a pas déféré aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que son épouse et son enfant majeur résideraient de manière régulière sur le territoire français, ni que la cellule familiale serait dans l'impossibilité de se reconstruire dans leur pays d'origine, ni que ses enfants mineurs ne pourraient être scolarisés dans son pays d'origine, où M. A n'établit pas être démuni de toute attache, ou dans tout autre pays dans lequel l'ensemble de la famille serait légalement admissible. De plus, M. A n'établit pas l'intensité des relations qu'il entretient avec les autres membres de sa famille résidant de manière régulière sur le territoire français, ni que ceux-ci seraient dans l'impossibilité de venir lui rendre visite dans le pays où il va résider le temps de son interdiction de retour sur le territoire français à l'issue de laquelle il pourra entreprendre des démarches pour venir leur rendre visite en France de manière régulière. Par ailleurs, il ne produit aucun autre élément de nature à établir qu'il aurait fixé le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France. Enfin, si M. A se prévaut des états de santé de son épouse et de ses parents, il ne ressort pas des pièces de son dossier que son épouse bénéficierait d'un titre de séjour pour soins sur le territoire français et le seul document qu'il fournit, soit un compte-rendu opératoire pour une kystectomie ovarienne gauche daté du 10 décembre 2020 ne permet d'établir que l'état de santé de son épouse nécessiterait son maintien en France. D'autre part, en se bornant à produire des récépissés de demande de titre de séjour de ses parents valables jusqu'au 18 octobre 2021, il n'établit pas la stabilité de sa relation avec ses parents sur le territoire français. En tout état de cause, s'il produit également des certificats médicaux datés du 18 mars et du 25 avril 2012 concernant les états de santé de ses parents, ainsi que des témoignages de personnes dont l'identité n'est pas établie indiquant que ses parents ont besoin de son aide, ces seuls documents ne permettent pas de justifier que sa présence à leurs côtés serait indispensable. Dans ces conditions, le préfet des Ardennes ne peut être regardé comme ayant porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacés ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

7. Si M. A soutient que la décision contestée méconnaît les stipulations et dispositions précitées, une décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel l'étranger faisant l'objet de cette mesure pourrait être reconduit d'office. En tout état de cause, si l'intéressé soutient qu'il a quitté son pays d'origine en raison de craintes pour sa sécurité et que sa vie serait en danger en cas de retour dans ce pays, le procès-verbal daté du 7 septembre 2007 et le courrier du 22 novembre 2011 de la police de Visoko qu'il produit ne présentent pas de garanties d'authenticité suffisantes. Le document à destination du Parquet du canton de Zenica-Diboj rédigé par une avocate en date du 20 novembre 2012, l'article de presse intitulé " dix personnes ayant agressé les forces spéciales de la police identifiées à Visoko ", qui se borne à faire état de la situation générale qui prévaut dans la ville d'origine de l'intéressé, ainsi que l'article relatif à une explosion à la bombe à Vicko ne permettent pas par ailleurs d'établir le caractère réel, personnel et actuel des risques dont se prévaut M. A. Il ne produit aucun autre élément susceptible d'établir la réalité de ses allégations alors, au demeurant, que sa demande d'asile et ses demandes de réexamen ont été rejetées en dernier lieu par la CNDA. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 513-2 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En quatrième et dernier lieu, il ressort de ce qui a été dit aux points 5 et 7 de la présente ordonnance que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () II. ' L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Le délai de départ volontaire accordé à l'étranger peut faire l'objet d'une prolongation par l'autorité administrative pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. / Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : () 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () d) Si l'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

10. Il ressort des termes de la décision contestée que pour refuser d'octroyer un délai de départ volontaire à M. A, le préfet des Ardennes a visé les dispositions susvisées et a indiqué qu'il ne convenait pas d'accorder un délai de départ à l'intéressé dès lors qu'il n'avait pas respecté une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

11. En second lieu, il ressort de ce qui a été dit aux points 5 et 7 de la présente ordonnance que le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de la décision portant refus de délai de départ volontaire sur la situation personnelle de M. A ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. En premier lieu, il ressort des termes de la décision contestée que pour interdire à M. A de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an, le préfet a indiqué que l'intéressé n'avait présenté aucun élément établissant l'existence de circonstances humanitaires pouvant justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour à son encontre. Le préfet a également précisé que M. A se déclarait marié avec trois enfants à charge, qu'il ne justifie d'aucune attache particulière en France, que s'il est entré en France en 2011 les délais de recours engagés contre les décisions de l'OFPRA ne pouvaient pas être pris en considération pour établir la durée de sa résidence en France, qu'il n'établissait pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine et que même s'il ne représentait pas une menace pour l'ordre public, il n'était pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et que l'examen de son dossier justifiait qu'une interdiction du territoire d'une durée d'un an soit prise à son encontre sur le fondement du 4ème alinéa de l'article L. 511-1 III alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

14. En troisième lieu, il ressort de ce qui a été dit aux points 5 et 7 de la présente ordonnance que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation ne peut qu'être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet des Ardennes.

Fait à Nancy, le 16 septembre 2022.

Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. FRITZ

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