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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC01158

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC01158

vendredi 13 janvier 2023

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC01158
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantSCHWEITZER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B C, née D, a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2021 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai.

Par un jugement n° 2200080 du 7 avril 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 5 mai 2022, Mme C, représentée par Me Schweitzer, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 7 avril 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2021 ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois renouvelables sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1200 euros en application des articles 37 et 75 I de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la régularité du jugement attaqué :

- les motifs retenus par les premiers juges aux points 8 et 10 de leur jugement méconnaissent ses droits ;

S'agissant des moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire :

- les décisions contestées sont insuffisamment motivées ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 alinéa 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy en date du 28 novembre 2022, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C née D, ressortissante géorgienne, est entrée sur le territoire français le 10 juillet 2018 accompagnée de son enfant mineur afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiée. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 octobre 2018, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 13 mai 2019. Elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de l'état de santé de son fils sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a bénéficié d'autorisations provisoires de séjour régulièrement renouvelées. Le 23 septembre 2020, Mme C a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 13 décembre 2021, la préfète du Bas-Rhin lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme C fait appel du jugement du 7 avril 2022 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

Sur la régularité du jugement attaqué :

3. Mme C se borne à faire valoir que les motifs retenus par les premiers juges aux points 8 et 10 de leur jugement méconnaissent ses droits. Cette argumentation met en cause le bien-fondé du jugement et non sa régularité.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

4. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour obliger la requérante à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, la préfète du Bas-Rhin, après avoir visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles des articles L. 611-1 3° et L. 612-1, a indiqué que la demande d'asile de Mme C a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile. Après avoir rappelé le contenu de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), la préfète a indiqué qu'au vu des éléments du dossier de Mme C et à la date de l'avis, l'état de santé de son fils lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine. La préfète a également mentionné que la requérante résidait en France depuis trois ans et dix mois, que son fils est jeune majeur, que compte-tenu de l'âge de ce dernier, rien ne s'oppose à ce qu'il accompagne sa mère dans le pays de destination où il n'est ni établi ni allégué qu'il ne pourrait s'adapter facilement et y poursuivre sa scolarité, et qu'ainsi, la cellule familiale pourra être reconstituée dans leur pays d'origine, et qu'en conséquence, un refus de séjour ne porterait pas préjudice aux droits fondamentaux de l'enfant. Enfin, la préfète a précisé que Mme C déclarait être mariée et mère de deux enfants et que son époux et sa fille ainsi que son frère et sa sœur résident en Géorgie où elle n'est ainsi pas démunie de toute attache. Ainsi, les décisions contestées comportent l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège des médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance d'un titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".

6. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi.

7. Pour refuser à Mme C le renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour dont elle bénéficiait en raison de l'état de santé de son fils mineur, la préfète du Bas-Rhin s'est notamment fondée sur l'avis du collège des médecins de l'Office français du 15 janvier 2021 qui a considéré que si l'état de santé de son fils nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Pour contester cet avis, Mme C produit un certificat médical daté du 24 février 2022 indiquant que son fils présente une cardiopathie congénitale complexe qui a nécessité deux interventions chirurgicales en période néo-natale et à quinze mois, qu'il a présenté un accident vasculaire cérébral (AVC) droit au décours de la deuxième intervention cardiaque avec hémiplégie gauche séquellaire aux trois étages, qu'il a également souffert d'un kyste médullaire compressif L2-L3 responsable d'une paraparésie spastique plus marquée opérée en 2020 et qu'actuellement, il présente des troubles cognitifs modérés avec troubles de l'attention et de la mémoire, un syndrome dystonospastique sur séquelles d'AVC et un kyste médullaire compressif, qu'il a besoin d'un fauteuil roulant pour se déplacer et de l'aide de sa mère pour se laver, s'habiller et manger ainsi que d'une prise en charge régulière et pluridisciplinaire par des professionnels qui le connaissent pour un suivi optimal et lui garder " les meilleures chances d'évolution positive ", Mme C produit également un courrier du 20 janvier 2021 de la maison départementale des handicapés indiquant que le taux d'incapacité de son enfant est supérieur ou égal à 80 %. Si ces documents attestent de la pathologie du fils de la requérante et de la gravité de celle-ci, ils ne permettent pas en revanche d'établir que le fils de A C ne pourrait pas bénéficier d'un traitement et d'un suivi adaptés à sa pathologie dans son pays d'origine, ni qu'il ne pourrait s'y rendre sans risque pour sa santé. Si la requérante produit également un certificat médical daté du 29 novembre 2021 indiquant que l'état de santé de son fils " nécessite un suivi médical dont le défaut porterait gravement atteinte à sa santé, et non accessible dans son pays d'origine " ainsi qu'un certificat daté du 20 janvier 2022 indiquant que l'enfant " nécessite un suivi cardiopédiatrique régulier tous les six mois en France dû à sa pathologie cardiaque ", ces documents ne permettent pas plus, en l'absence de davantage de précisions, de contester l'avis du collège des médecins de l'OFII. La requérante se prévaut enfin d'un rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) sur l'accès à divers soins et traitements médicaux en Géorgie daté du 30 juin 2020, et notamment des volets de ce rapport portant sur les soins psysio-thérapeutiques et sur la disponibilité, le coût et la couverture des médicaments. Ce document, général et impersonnel, ne permet pas de justifier que l'enfant de Mme C ne pourrait bénéficier d'un traitement adapté à sa situation en cas de retour en Géorgie. Dans ces conditions, Mme C ne saurait être regardée comme remettant en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'OFII s'agissant de l'état de santé de son fils et de la disponibilité du traitement nécessaire à ce dernier dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-10 et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre public et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 alinéa 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

9. Mme C se prévaut de l'état de santé de son fils, de ses craintes pour son intégrité physique en cas de retour dans son pays d'origine et de la durée de son séjour en France. Il ressort toutefois de ce qui a été dit au point 7 de la présente ordonnance que Mme C n'est pas fondée à se prévaloir de l'état de santé de son fils. Elle ne fait valoir aucun argument ni aucun élément de nature à établir le bien-fondé de ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la CNDA. Enfin, il ressort des pièces du dossier que la durée du séjour de Mme C est uniquement due au temps nécessaire aux soins nécessités par l'état de santé de son fils. Par ailleurs, Mme C ne fait mention d'aucune relation intense, ancienne et stable en France, et n'établit pas être démunie de telles attaches dans son pays d'origine où résident, selon les déclarations non contestées de la préfète, sa fille et son époux ainsi que son frère et sa sœur. Si la requérante produit deux contrats d'usage datés du 3 décembre 2021 pour un emploi de femme de chambre au sein de l'entreprise Citadines Eurométropole Strasbourg pour une durée totale de soixante heures de travail, ces contrats, précaires, ne permettent pas d'établir que la requérante aurait transféré le centre de ses intérêts en France. Enfin, la requérante produit deux contrats d'usage d'une durée respectivement de sept et d'un jours datés du 20 décembre 2021 pour le même emploi au sein de la même entreprise ainsi qu'un contrat de travail à durée déterminée d'insertion pour un emploi d'opératrice de production au sein de la société Sistra daté du 21 décembre 2021. Ces emplois sont toutefois postérieurs à la date de l'arrêté contesté, de telle sorte qu'il sont sans incidence sur sa légalité. Au demeurant, la requérante se trouvait démunie d'autorisation de travail en France, de telle sorte que ces contrats sont illégaux. Ainsi, les documents produits par la requérante ne permettent pas d'établir qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts en France. Dans ces conditions, la préfète du Bas-Rhin ne peut être regardée comme ayant porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de son enfant une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'article 3 alinéa 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

11. Mme C fait valoir qu'elle a fui son pays d'origine car elle était exposée à un risque sérieux de traitements inhumains et dégradants. Toutefois, elle n'assortit son moyen d'aucun argument ni élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 13 mai 2019. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par Mme C sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, née D.

Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.

Fait à Nancy, le 13 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. Bailly

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