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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC01312

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC01312

vendredi 16 septembre 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC01312
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantDE SA - PALLIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans.

Par un jugement n° 2202189 du 22 avril 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 21 mai 2022, M. A, représenté par Me De Sa-Pallix, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 22 avril 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2022 ;

3°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de réexaminer sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer, pendant cet examen, une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement :

- il est irrégulier dès lors qu'il n'était pas présent à l'audience et que le tribunal n'a pas mis en œuvre les moyens nécessaires à sa présence ;

- le premier juge n'a pas statué sur la demande d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'apporte aucun élément permettant de s'assurer que le fichier consulté pour avoir connaissance de ses antécédents l'a été dans le respect des règles en régissant son accès ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'apporte aucun élément permettant de s'assurer que le fichier consulté pour avoir connaissance de ses antécédents l'a été dans le respect des règles en régissant son accès ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'apporte aucun élément permettant de s'assurer que le fichier consulté pour avoir connaissance de ses antécédents l'a été dans le respect des règles en régissant son accès.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de procédure pénale ;

- le décret n° 87-249 du 8 avril 1987 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéa 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant guinéen, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, en 2017. Le 27 août 2020, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le 10 janvier 2018, il a été condamné à une peine de deux ans de prison pour des faits de violence aggravée. Le 19 décembre 2021, il a été placé en détention provisoire pour des faits de détention, emploi, cession et acquisition non autorisée de stupéfiants et détention non autorisée d'arme et a été écroué à la maison d'arrêt de Belfort le 19 décembre 2020, puis transféré au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach le 27 décembre 2021. Par un arrêté du 28 mars 2022, le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans. M. A fait appel du jugement du 22 avril 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

Sur la régularité du jugement :

3. En premier lieu, si M. A soutient qu'il n'était pas présent à l'audience du 13 avril 2022 en raison de son incarcération et que le tribunal administratif de Strasbourg n'a pas mis en œuvre les moyens nécessaires à sa présence, il ressort des pièces du dossier que les parties ont régulièrement été averties du jour de l'audience, que le requérant était représenté à l'audience par son avocat, qui n'a pas demandé de report d'audience au motif de l'absence de son client, et qu'il ne précise pas les éléments autres que ceux développés par son conseil lors de l'audience du tribunal administratif qui n'auraient pu être évoqués. Dans ces conditions, M. A ne démontre pas que son absence aurait nui à l'examen de sa demande et qu'ainsi sa présence à l'audience du 13 avril 2022 était indispensable.

4. En second lieu, il ressort des termes de sa demande de première instance que M. A n'a pas expressément sollicité l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire et n'a présenté aucun moyen à cette fin. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le jugement serait, pour ce motif, entaché d'irrégularité.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de la décision contestée que pour faire obligation à M. A de quitter le territoire français, le préfet du Haut-Rhin, après avoir visé les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables, a rappelé le parcours personnel et administratif de l'intéressé, en relevant notamment qu'il serait entré en France en 2017, sans pouvoir le justifier, qu'il est défavorablement connu des services de police, qu'il n'a effectué aucune démarche pour régulariser sa situation, qu'il est actuellement incarcéré pour des faits de détention et vente de produits stupéfiants et détention d'arme et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée. Il a en outre rappelé que l'intéressé a déclaré être célibataire et sans enfant à charge, qu'il n'établissait pas avoir constitué une vie privée stable sur le territoire français, ni être dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine où il n'établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette décision comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et révèle en outre un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et d'un prétendu défaut d'examen doivent être écartés.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R79 du code de procédure pénale : " Outre le cas prévus aux 1°, 2° et 4° de l'article 776, le bulletin n° 2 du casier judiciaire est délivré : 1° Aux administrations publiques de l'Etat chargées de la police des étrangers ; () ". Par ailleurs, l'article 40-29 du même code dispose que : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1, L. 114-2, L. 211-11-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure et à l'article L. 4123-9-1 du code de la défense, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () / 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. Le procureur de la République adresse aux autorités gestionnaires du traitement un relevé des suites judiciaires devant figurer dans le traitement d'antécédents judiciaires et relatif à la personne concernée. Il indique à l'autorité de police administrative à l'origine de la demande si ces données sont accessibles en application de l'article 230-8 du présent code. () ". Par ailleurs, l'article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité : " Il est procédé à la consultation prévue à l'article L. 234-1 du code de la sécurité intérieure pour l'instruction des demandes () de délivrance et de renouvellement des titres relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers ainsi que pour la nomination et la promotion dans les ordres nationaux. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français contestée est fondée sur les condamnations de M. A figurant au bulletin n° 2 de son casier judiciaire et sur des condamnations prononcées à son encontre mais ne figurant pas encore dans ce même bulletin. Les dispositions de l'article R. 79 du code de procédure pénale citées ci-dessus, qui ajoutent aux cas prévus par l'article 776 du code de procédure pénale auquel elles renvoient explicitement, conféraient au préfet du Haut-Rhin, chargé de la police des étrangers dans son département par l'intermédiaire de ses agents habilités, le droit de demander la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire d'un étranger en situation irrégulière, ainsi qu'il l'a fait avant de prendre sa décision. Par ailleurs, en ce qui concerne les autres condamnations prononcées à l'encontre de M. A, il ressort des pièces du dossier que les informations ont été apportées au préfet du Haut-Rhin par la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires sur le fondement des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale. M. A n'apporte aucun élément de nature à établir ou même à faire présumer que le préfet aurait fondé sa décision sur des informations recueillies en méconnaissance de ces mêmes dispositions. Il suit de là que l'appelant, à l'égard duquel les services de la préfecture n'étaient tenus d'aucune obligation d'information quant aux documents obtenus, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait obtenu des informations relatives à sa situation en méconnaissance de la confidentialité du casier judiciaire et sans y être habilité.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications. ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".

9. M. A soutient que le centre de ses intérêts privées et familiaux se situe en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il a déclaré être entré en France en 2017, sans l'établir. En tout état de cause, à supposer établie sa date d'entrée en France, il n'était donc présent que depuis cinq ans à la date de la décision contestée. Par ailleurs, cette durée est due au fait qu'il n'a pas cherché à régulariser sa situation depuis son entrée en France, au fait qu'il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre le 27 août 2020 et à son incarcération. Par ailleurs, il n'établit pas avoir tissé en France des liens d'une intensité et d'une stabilité particulières et, s'il se prévaut de la présence de nombreux membres de sa famille en France, il n'apporte aucun élément permettant de l'établir. En outre, il n'établit pas être dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine, la Guinée, où il aurait vécu jusqu'à l'âge de 19 ans. Dans ces conditions, le préfet du Haut-Rhin ne peut être regardé comme ayant porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte manifestement disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 7 ci-dessus que le moyen tiré de ce que le préfet du Haut-Rhin n'était pas habilité pour consulter le fichier des antécédents judiciaires ne peut qu'être écarté.

12. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 ci-dessus que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

Sur la décision fixant le pays d'éloignement :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

15. M. A soutient qu'il risque de subir des persécutions en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, il n'apporte aucune précision sur la teneur des risques qu'il soutient encourir et n'établit ainsi pas l'actualité et la réalité de ses craintes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

17. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 7 ci-dessus que le moyen tiré de ce que le préfet du Haut-Rhin n'était pas habilité pour consulter le fichier des antécédents judiciaires ne peut qu'être écarté.

18. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 ci-dessus que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.

Fait à Nancy, le 16 septembre 2022.

Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. FRITZ

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