mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC01629 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SARL " LOT AM D " a demandé au tribunal administratif de Nancy, d'une part, d'annuler l'arrêté du 4 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Villers-la-Montagne a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de 39 lots rue des Bords, dans cette commune et, d'autre part, d'ordonner l'exécution du jugement nos 1802035 et 1901720 par lequel le tribunal a enjoint au maire de la commune de lui délivrer le permis d'aménager sollicité le 24 août 2018.
Par un jugement n° 2100133 et 2100971 du 28 avril 2022, le tribunal administratif de Nancy a annulé cet arrêté et a enjoint au maire de Villers-la-Montagne de délivrer le permis d'aménager sollicité le 24 août 2018, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai d'un mois.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2022, la commune de Villers-la-Montagne, représentée par Me Dartois, avocat, demande à la cour, sur le fondement de l'article R. 811-15 du code de justice administrative :
1°/ de prononcer le sursis à l'exécution de ce jugement ;
2°/ de mettre à la charge de la SARL " LOT AM D " une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des cours () peuvent, par ordonnance () rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () "
2. Aux termes de l'article R. 811-15 du code de justice administrative : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. "
3. Pour demander la suspension de l'exécution du jugement attaqué du 28 avril 2022, la commune de Villers-la-Montagne soutient que l'autorité de chose jugée qui s'attache au jugement du tribunal administratif de Nancy n° 1802035 et 1901720 du 7 juillet 2020 annulant l'arrêté du 26 décembre 2018 par lequel le maire de cette commune a refusé un permis d'aménager à la SARL " LOT AM D " et enjoignant la délivrance d'un tel permis ne faisait pas obstacle à l'édiction de l'arrêté en litige du 4 septembre 2020 refusant ledit permis à cette société, dès lors que la capacité de la canalisation d'assainissement sur laquelle serait branchée le lotissement litigieux ne peut être accrue, que l'ouvrage d'alimentation en eau potable qui approvisionnerait le lotissement est vétuste et ne peut être réhabilité, qu'aucun projet nouveau ne peut être autorisé et que ces éléments sont nouveaux, que la délivrance du permis d'aménager serait illégale en ce qu'elle créerait un risque accru pour la sécurité et la salubrité des habitants de la commune et que le plan local d'urbanisme est en cours de révision, le terrain d'assiette du projet étant susceptible d'être classé en zone agricole. Aucun de ces moyens ne paraît toutefois, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de sursis à l'exécution du jugement doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celle présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Villers-la-Montagne. Copie en sera adressée à la SARL " LOT AM D ".
Fait à Nancy, le 3 août 2022.
Le président de la 3ème chambre
Signé : Ch. WURTZ
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
F. LORRAIN
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026