vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC02377 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MAZAS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2022 par lequel la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a ordonné son transfert aux autorités néerlandaises responsables de l'examen de sa demande d'asile ainsi que l'arrêté du même jour par lequel la même préfète l'a assignée à résidence.
Par un jugement n° 2204872 du 5 août 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2022 et des pièces complémentaires reçues le 26 septembre 2022, Mme B, représentée par Me Mazas, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 5 août 2022 ;
2°) d'annuler les arrêtés du 26 juillet 2022 ;
3°) d'enjoindre à l'Etat de se déclarer responsable de l'examen de sa demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 3000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la régularité du jugement :
- le premier juge n'a pas répondu au moyen tiré de ce que la préfète aurait dû appliquer la clause humanitaire prévue par l'article 15 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le premier juge n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle :
S'agissant de l'arrêté ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises :
- il est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 16 du règlement (UE) n°604/2013 et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur de fait ;
S'agissant de l'arrêté portant assignation à résidence :
- il est insuffisamment motivé ;
- il est illégal du fait de l'illégalité de la décision ordonnant son transfert aux autorités néeerlandaises.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy en date du 9 janvier 2023, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante russe, est entrée sur le territoire français selon ses déclarations le 4 mars 2022 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiée. Le 27 avril 2022, elle s'est présentée au guichet unique des demandeurs d'asile de la préfecture du Bas-Rhin. La comparaison de ses empreintes avec le fichier " VIS " a révélé qu'elle était titulaire d'un visa délivré par les autorités néerlandaises expiré depuis moins de six mois à la date du dépôt de sa demande d'asile. Le 4 mai 2022, les autorités néerlandaises ont été saisies d'une demande de prise en charge de l'intéressée et ont fait connaître leur accord le 28 juin 2022. Par deux arrêtés du 26 juillet 2022, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a ordonné le transfert de Mme B aux autorités néerlandaises et a décidé de l'assigner à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours. Mme B fait appel du jugement du 5 août 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. En premier lieu, il ne ressort pas des écritures de Mme B en première instance qu'elle aurait soulevé le moyen tiré ce que la préfète aurait dû appliquer la clause humanitaire prévue par l'article 15 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que le premier juge aurais omis de statuer sur ce moyen.
4. En second lieu, hormis dans le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel, non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative attaquée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. Mme B ne peut donc utilement soutenir que le tribunal aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen de sa situation pour demander l'annulation pour irrégularité du jugement.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne l'arrêté portant transfert aux autorités néerlandaises :
5. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour ordonner le transfert de Mme B aux autorités néerlandaises, la préfète, après avoir visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention de Genève du 28 juillet 1951, le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit, a indiqué que la requérante est de nationalité géorgienne, qu'une attestation de demande d'asile en procédure Dublin lui a été remise le 27 avril 2022, qu'il ressortait de la consultation du fichier " VIS " qu'elle était en possession d'un visa délivré par les autorités néerlandaises expiré depuis moins de six mois au moment du dépôt de sa demande d'asile et que les autorités néerlandaises ont été saisies le 4 mai 2022 d'une demande de prise en charge en application de l'article 12-4 du règlement précité. La préfète a précisé que les autorités néerlandaises ont fait connaître leur accord le 28 juin 2022, et qu'en application de l'article 3, du chapitre III et de l'article 12 du même règlement elles devaient être regardées comme étant responsables de l'examen de la demande d'asile de Mme B. Par ailleurs, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a également indiqué que Mme B avait déclaré être séparée, ne pas avoir d'enfant mineur, et que si elle s'est prévalue de la présence en France de sa fille majeure, cette dernière ne pouvait être regardée comme un " membre de la famille " au sein de l'article 2 g) du même règlement. Le préfet a précisé que l'intéressée n'établissait pas avoir maintenu des liens anciens, stables et intenses avec sa fille qui était entrée en France depuis le mois d'août 2015 et avait créé sa propre cellule familiale. Le préfet a poursuivi en indiquant que l'ensemble des éléments transmis ne justifiait pas l'application des dispositions de l'article 17 du règlement précité, et que dans ces conditions, la décision édictée ne contrevenait pas aux stipulations de l'article 8 de la convention précitée. Enfin, la préfète a mentionné que Mme B ne faisait état d'aucun problème de santé, qu'elle n'établissait pas être dans l'impossibilité de retourner aux Pays-Bas, que l'ensemble des éléments de fait et de droit caractérisant sa situation ne relevaient pas des dérogations prévues par les articles 3-2 ou 17 du règlement précité et qu'elle n'établissait pas l'existence de risque personnel constituant une atteinte grave au droit d'asile en cas de remise aux autorités néerlandaises, de telle sorte qu'une décision de transfert pouvait être prise à son encontre en application des dispositions de l'article 26 du règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil. La décision contestée comporte ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il ne ressort ni de cette motivation ni des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de Mme B. La circonstance que l'arrêté mentionne que Mme B est une ressortissante géorgienne alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressée détient uniquement la nationalité russe doit être regardée comme une simple erreur de plume dès lors qu'il ressort des brochures d'information distribuées à la requérante, ainsi que du courrier de saisine des autorités néerlandaises que les services préfectoraux avaient bien indiqué que la requérante détenait la nationalité russe. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Lorsque, du fait d'une grossesse, d'un enfant nouveau-né, d'une maladie grave, d'un handicap grave ou de la vieillesse, le demandeur est dépendant de l'assistance de son enfant, de ses frères ou sœurs, ou de son père ou de sa mère résidant légalement dans un des États membres, ou lorsque son enfant, son frère ou sa sœur, ou son père ou sa mère, qui réside légalement dans un Etat membre est dépendant de l'assistance du demandeur, les Etats membres laissent généralement ensemble ou rapprochent le demandeur et cet enfant, ce frère ou cette sœur, ou ce père ou cette mère, à condition que les liens familiaux aient existé dans le pays d'origine, que l'enfant, le frère ou la sœur, ou le père ou la mère ou le demandeur soit capable de prendre soin de la personne à charge et que les personnes concernées en aient exprimé le souhait par écrit () ".
7. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante remplirait les conditions prévues par les dispositions précitées prévoyant une clause discrétionnaire pour les personnes à charge. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ne peut qu'être écarté comme étant inopérant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 17 de ce règlement : " () 2. L'État membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'État membre responsable, ou l'État membre responsable, peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre État membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre État membre n'est pas responsable au titre des critères définis aux articles 8 à 11 et 16. Les personnes concernées doivent exprimer leur consentement par écrit ". En outre, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme B fait valoir que ses craintes en cas de retour en Russie résultent de l'activité de sa fille, qui était engagée dans la défense des droits fondamentaux dans ce pays, et qu'elle devrait être admise à déposer sa demande d'asile en France où réside sa fille. Elle se prévaut également de son incompréhension de la situation, ce qui impliquerait qu'elle soit assistée par sa fille lors de sa demande d'asile, qui est la seule personne à avoir compris les menaces dont elle fait l'objet. Toutefois, si l'intéressée produit des photographies ainsi que des extraits de conversation en messagerie instantanée et de leurs traductions afin de justifier la relation qu'elle noue avec sa fille titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 18 août 2029, la faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile. En outre, la décision en litige n'a ni pour objet ni pour effet de priver l'intéressée du droit d'entretenir des relations avec sa fille, ni de les séparer durablement, dès lors qu'elle n'est pas assortie d'une mesure lui interdisant de revenir sur le territoire français et qu'elle n'empêche ni ne préjuge des démarches qu'elle pourrait entreprendre ultérieurement pour lui rendre visite en France de manière régulière, et n'interdit pas non plus à sa fille de lui rendre visite aux Pays-Bas. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la fille de Mme B ne pourrait apporter son témoignage à l'appui du dossier de demande d'asile présentée par sa mère devant les autorités néerlandaises, ni que, dans le cas où cela serait nécessaire, elle ne pourrait venir l'assister aux Pays-Bas dans ses démarches pour obtenir l'asile. Enfin, Mme B ne saurait se prévaloir de ses craintes en cas de retour en Russie alors que la décision contestée a pour seul objet d'ordonner son transfert vers les Pays-Bas, pays membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort des pièces versées au dossier aucun élément permettant de présumer que les autorités administratives et juridictionnelles de ce pays pourraient procéder à l'éloignement de l'intéressée sans examiner au préalable, avec toutes les garanties issues de ces engagements internationaux, les risques qu'elle pourrait encourir dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin ne peut être regardée comme ayant commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause prévue par l'article 17 du règlement précité, ni méconnu le droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions et des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de l'arrêté portant transfert aux autorités néerlandaises ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour assigner Mme B à résidence dans le département du Haut-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable trois fois et l'obliger à se présenter les mardis, hors jours fériés, à l'unité de la police aux frontières de Mulhouse, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, après avoir visé le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que Mme B a fait l'objet d'une décision portant transfert aux autorités néerlandaises, qu'elle ne dispose pas des moyens lui permettant de se rendre aux Pays-Bas, qu'elle n'a pas la possibilité d'acquérir légalement ces moyens et que son transfert demeure une perspective raisonnable. La préfète a également précisé que la requérante est accompagnée par la structure du premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA) 68, et qu'elle dispose de ce fait de garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque qu'elle se soustraie à l'exécution de la décision de transfert dont elle fait l'objet. La décision contestée comporte ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par Mme B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à Me Mazas.
Copie en sera adressée à la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 24 février 2023.
Le magistrat désigné,
Signé : A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-Mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
A.Heim
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026