mercredi 19 avril 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-23NC00386 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | LE DISCORDE & DELEAU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La communauté d'agglomération d'Epinal a demandé au tribunal administratif de Nancy, dans le dernier état de ses écritures, de condamner d'une part, solidairement ou in solidum la SDF Bouillon Bouthier, la SAS ADT+, la SAS Bureau Véritas Construction et la SAS Johnson Controls Industries, en réparation des préjudices résultant du défaut de prise de glace de la piste de la patinoire jusqu'aux rambardes, à lui verser les sommes de 83 347,92 euros (préjudice matériel) et de 30 000 euros (préjudice de jouissance), les dépens et d'autre part, la SAS Johnson Controls Industries à lui verser la somme de 648 418,45 euros en réparation du préjudice qu'elle a subi résultant du défaut de fonctionnement et de la réparation du groupe froid.
Par un jugement n° 1902292, du 8 décembre 2022, le tribunal administratif de Nancy a condamné la SAS Johnson Controls Industries à verser à la communauté d'agglomération d'Epinal la somme de 617 870,46 euros, rejeté les appels en garantie présentés d'une part, par la société Bureau Véritas à l'encontre de la maîtrise d'œuvre et de la SAS Johnson Controls Industries et d'autre part, par la SAS Johnson Controls Industries à l'encontre de la Compagnie AXA France Iard, mis à la charge de la SAS Johnson Controls Industries les frais d'expertise à hauteur de 20 241,43 euros, la somme restante demeurant à la charge de la communauté d'agglomération d'Epinal et rejeté le surplus des conclusions des parties.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 6 février 2023, la société Axa France Iard, représentée par Me Deleau, demande à la cour administrative d'appel de Nancy :
1°) d'infirmer le jugement n° 1902292 du 8 décembre 2022 en ce qu'il a retenu la responsabilité décennale de la société Johnson Controls Industries ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner la société Johnson Controls Industries sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs à payer à la communauté d'agglomération d'Epinal la somme de 82 100 euros ;
3°) en tout état de cause se déclarer incompétent sur la demande en garantie présentée par la société Johnson Controls Industries et la rejeter ;
4°) de condamner la société Johnson Controls Industries à lui verser la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ;() ".
2. Justifie d'un intérêt pour faire appel d'un jugement la partie à laquelle le jugement fait grief.
3. Il ressort des termes du jugement contesté et plus particulièrement de son article 1er que le tribunal a fait partiellement droit à la demande de la communauté d'agglomération d'Epinal en condamnant la société Johnson Controls Industries (JCL) à lui verser la somme de 617 870,46 euros. La société AXA France Iard n'est pas visée par ce dispositif. Elle n'est par suite pas recevable à contester les motifs, en l'occurrence le fondement de responsabilité retenu par les premiers juges, venant à son soutien. Elle ne peut pour le même motif demander la réformation de cette condamnation prononcée au bénéfice d'un tiers, la communauté d'agglomération d'Epinal. Elle ne dispose enfin d'aucun intérêt à contester l'article 2 du jugement contesté qui a fait droit à l'exception d'incompétence qu'elle a opposée en première instance en rejetant les conclusions d'appel en garantie de la société JCL formées à son encontre comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaitre.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Axa France Iard, y compris les conclusions tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peut être que rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Axa France Iard est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Axa France Iard.
Fait à Nancy, le 19 avril 2023.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé : V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au préfet des Vosges en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N. Basso
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026