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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-23NC01551

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-23NC01551

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-23NC01551
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantMARTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler la décision du 26 janvier 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Par un jugement n° 2201421 du 20 septembre 2022, le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 17 mai 2023, M. A, représenté par Me Martin, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 20 septembre 2022 ;

2°) d'annuler la décision du 26 janvier 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", " salarié " ou " travailleur temporaire ", subsidiairement de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article 37 de la loi n°91-647 du juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Il soutient que :

- la décision portant refus de séjour est entachée d'incompétence ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile ; la présomption d'authenticité des actes d'état-civil produits n'est pas renversée ; il est bien intégré, a suivi une formation professionnelle et est titulaire d'un contrat à durée indéterminée ; il n'a plus de contacts avec sa famille restée en Guinée ;

- le préfet s'est cru en situation de compétence liée par l'avis de la police aux frontières ; en cas de doute, il aurait pu consulter les autorités guinéennes en France sur la validité de ces documents ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juillet et 13 juillet 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bauer a été entendu au cours de l'audience publique.

Vu la note en délibéré enregistrée pour M. A le 25 octobre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, se déclarant ressortissant guinéen né le 13 avril 2003, est entré en France en juin 2019 où il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de Meurthe-et-Moselle par une ordonnance du 2 août 2019 du juge des tutelles du tribunal judiciaire de Nancy. Par un courrier du 12 février 2021, M. A a présenté une demande de titre de séjour en qualité de salarié. Par décision du 26 janvier 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande. Par un jugement du 20 septembre 2022, dont l'intéressé relève appel, le tribunal administratif de Nancy a rejeté ses conclusions à fin d'annulation de cette décision.

2. En premier lieu, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé par adoption des motifs retenus par les premiers juges.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".

4. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

5. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance () d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiant de son état civil () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de ce dernier article : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. () ".

6. D'une part, il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir qu'il est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante de l'acte, il appartient au juge de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

7. D'autre part, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient. En particulier, lorsqu'elle est saisie d'une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative d'y répondre, sous le contrôle du juge, au vu de tous les éléments disponibles, dont les évaluations des services départementaux et les mesures d'assistance éducative prononcées, le cas échéant, par le juge judiciaire, sans exclure, au motif qu'ils ne seraient pas légalisés dans les formes requises, les actes d'état civil étrangers justifiant de l'identité et de l'âge du demandeur.

8. Pour refuser la délivrance d'un titre de séjour à M. A, le préfet de

Meurthe-et-Moselle a considéré que l'intéressé ne justifiait pas de son âge et ne démontrait pas avoir été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et celui de dix-huit ans. Le requérant a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un jugement supplétif n°2514 du 7 juin 2018 tenant lieu d'acte de naissance du tribunal de première instance de Faranah (Guinée), un extrait d'acte de transcription de naissance n°227 du 5 mai 2020, un certificat de nationalité n°1078 du 16 décembre 2020, une carte d'identité consulaire établie par l'ambassade de Guinée et enfin un passeport. Un rapport d'examen technique documentaire de la cellule de la fraude documentaire de la direction zonale de la police aux frontières de la zone Est du 30 mars 2021 a relevé que ces documents comportaient plusieurs anomalies de nature à établir leur caractère frauduleux. Le préfet a valablement pu s'approprier l'appréciation de ce service dont la mission consiste précisément à donner un avis sur le caractère authentique ou frauduleux des documents d'état-civil qui lui sont présentés.

9. S'agissant du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance, la circonstance que ce dernier ne serait pas revêtu de la formule exécutoire prévue par les articles 554 et 555 du code de procédure civile guinéen ne suffit pas à établir qu'il serait falsifié, dès lors qu'il n'est pas établi que ces dispositions soient applicables à ce type de jugement. En revanche, il est constant que le jugement supplétif produit, établi en 2018, vise l'article 201 du code civil guinéen dans sa version applicable uniquement en 2019, que les informations relatives aux parents de l'intéressé sont incomplètes au regard des exigences des articles 175 et 183 du même code e,t enfin, qu'il est mentionné que ce jugement serait intervenu sur la requête du père de M. A, ce dernier étant antérieurement décédé. Ainsi que l'a relevé à bon droit le tribunal, ces circonstances sont de nature à renverser la présomption de validité qui s'attache aux mentions de cet acte en application de l'article 47 du code civil.

10. Par ailleurs, les autres documents produits par M. C ont tous été délivrés sur le fondement du jugement supplétif dont la force probante n'est pas établie, de sorte qu'ils ne permettent pas davantage d'établir son état civil, alors en tout état de cause que le certificat de nationalité et la carte d'identité consulaire ne constituent pas des actes d'état civil de nature à justifier de la réalité de la date de naissance de l'intéressé. En outre, si le préfet de

Meurthe-et-Moselle n'a pas sollicité les autorités consulaires guinéennes pour une vérification de l'état civil de M. C, il ne ressort d'aucune disposition législative ou règlementaire que le préfet serait tenu de saisir les autorités étrangères d'une demande de vérification de l'authenticité des documents d'état civil qui sont présentés devant lui. Dans ces conditions, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article 47 du code civil en estimant que les actes d'état civil fournis par le requérant étaient dépourvus de valeur probante.

11. Le requérant ne justifiant pas, dans ces conditions, avoir été confié au service de l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de seize ans, le préfet a pu, sur ce seul motif, refuser le titre de séjour sollicité. Si M. A se prévaut de son investissement dans ses études, notamment de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) et d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée, ces circonstances, au demeurant postérieures à l'édiction de la décision attaquée, ne sont pas de nature à remettre en cause sa légalité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 précité doit être écarté.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Il ne ressort pas de la demande de titre de séjour présentée par M. A, qui s'est prévalu à l'appui de sa demande de titre de séjour de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance et a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié, qu'il aurait également sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 de ce code. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision litigieuse que le préfet aurait examiné d'office si l'intéressé était susceptible de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme étant inopérant.

13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces dispositions ne garantissent pas à l'étranger le doit de choisir le lieu qui lui paraît le plus approprié pour y développer une vie privée et familiale.

14. Il ressort des pièces du dossier que M. A, célibataire et sans enfant, n'était présent en France que depuis deux ans et demi à la date de la décision attaquée. Il n'établit pas avoir tissé sur le territoire des liens d'une particulière intensité alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident toujours sa mère et ses soeurs. Si l'intéressé se prévaut de son investissement dans ses études, lui ayant permis d'obtenir un CAP, et d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée en qualité d'aide façadier, ces circonstances, au demeurant postérieures à l'édiction de la décision attaquée ainsi qu'il a été dit, ne suffisent pas à démontrer que la décision attaquée aurait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision attaquée au regard du pouvoir de régularisation du préfet.

15. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ().

16. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 14, M. A ne justifie pas de l'existence de circonstances humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de ces dispositions, de sorte que le moyen tiré de leur méconnaissance doit également être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué du 20 septembre 2022, le tribunal administratif de Nancy a rejeté ses conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions y compris celles à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Wurtz, président,

- Mme Bauer, présidente-assesseure,

- M. Berthou, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.

La rapporteure,

Signé : S. BAUER Le président,

Signé : Ch. WURTZ

Le greffier,

Signé : F. LORRAIN La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

F. LORRAIN

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