LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-23NC02345

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-23NC02345

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-23NC02345
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantROBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme C... D..., agissant en son nom personnel et en sa qualité de représentante légale de sa fille A... B..., alors mineure, a demandé au tribunal administratif de Besançon de condamner la commune de Besançon à lui verser la somme de 19 688,25 euros en réparation des préjudices résultant de la chute de A... B..., survenue le 26 novembre 2013, dans la cour de l’école élémentaire La Viotte durant le temps périscolaire.

Par un jugement n° 2101052 du 23 mai 2023, le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement les 18 juillet 2023, 5 juin 2024, 23 octobre 2024 et 3 décembre 2024, Mme A... B... et Mme C... D..., représentées par Me Robert, demandent à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) de condamner la commune de Besançon à leur verser la somme de 19 688,25 euros en réparation des préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Besançon une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :
- la responsabilité de la commune de Besançon est engagée en raison d’un défaut de surveillance ;
- les préjudices subis se chiffrent à la somme de 17 688,25 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 10 janvier 2024 et le 23 septembre 2024, la commune de Besançon, représentée par la SCP Lorach avocats associés, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à une réduction des sommes réclamées.

Elle soutient que les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 22 septembre 2025, la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Saône, représentée par Me Fort, demande à la cour de condamner la commune de Besançon à lui verser la somme de 6 664,44 euros au titre du remboursement des débours assortis des intérêts au taux légal à compter de la première demande, ainsi que la somme de 1 212 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion et de mettre à sa charge une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle indique s’en remettre à la sagesse de la cour s’agissant de la responsabilité de la commune de Besançon et indique avoir avancé, pour le compte de la victime, des frais pour un montant de 6 664,44 euros en lien direct avec les dommages.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Berthou,
- et les conclusions de M. Meisse, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

Le 26 novembre 2013, Mme A... B..., alors élève à l’école publique élémentaire la Viotte à Besançon, a été victime, dans le temps périscolaire, d’un accident dans l’enceinte de cet établissement. Par un courrier de son conseil du 23 décembre 2020, reçu le lendemain, Mme D..., mère de Mme B..., a présenté une demande indemnitaire auprès de la maire de Besançon. Mme B... et Mme D... demandent à la cour d’annuler le jugement du 23 mai 2023 par lequel le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la commune de Besançon à les indemniser des préjudices qu’elles estiment imputables à cet accident.

Sur la responsabilité de la commune de Besançon :

Il résulte de l’instruction et notamment de la fiche de déclaration d’accident établie le jour de l’accident que Mme A... B..., alors âgée de dix ans, courait dans le préau de la cour de récréation en tenant la main d’une camarade lorsque cette dernière, perdant l’équilibre, a tenté de se rattraper à elle, la poussant dans le dos avant de tomber. La jeune A..., continuant sa course tout en se retournant, a alors chuté, sa tête heurtant un banc, ce qui a provoqué un traumatisme dentaire. Alors qu’il ne résulte pas de l’instruction que les agents de la commune en charge de la surveillance des élèves aient été en nombre insuffisant ou que, constatant une telle course dont l’interdiction aurait été régulièrement rappelée aux élèves, ces agents n’aient pas réagi pour y mettre immédiatement fin, cet accident ne peut être regardé que comme résultant directement d’un comportement imprévisible de ces deux élèves et non comme lié à un défaut de surveillance. La prise en charge d’une partie des dépenses de santé par l’assurance de la commune de Besançon ne saurait enfin valoir reconnaissance par la collectivité de sa responsabilité.

Il résulte de ce qui précède que Mme B... et Mme D... ne sont pas fondées à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Besançon a rejeté leur demande et que la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Saône n’est pas davantage fondée à demander le paiement des débours qu’elle a exposés et de l’indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les frais de l’instance :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la commune de Besançon, qui n’est pas la partie perdante, les sommes que Mme B... et Mme D... et que la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Saône sollicitent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme B... et Mme D... et les conclusions de la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Saône sont rejetées.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme C... D..., à Mme A... B..., à la commune de Besançon et à la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Saône.

Délibéré après l’audience du 2 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Wurtz, président,
- Mme Bauer, présidente-assesseure,
- M. Berthou, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2025.

Le rapporteur,
Signé : D. BERTHOU
Le président,
Signé : h. WURTZ

Le greffier,
Signé : F. LORRAIN


La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,


F. LORRAIN

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions