mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-23NC02744 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LPA-CGR |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La Société industrielle et financière de Lorraine (S.I.F.L.) a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le maire de Kingersheim a délivré à la SCI La Vauclusienne un permis de construire portant le n° PC 068166 22 D0003 pour l'édification d'un ensemble commercial et de restauration sur un terrain sis au 136, rue de Richwiller dans cette commune.
Par une ordonnance n° 2205440 du 22 juin 2023, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2023, la Société industrielle et financière de Lorraine, représenté par Me Cloëz, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de la S.C.I. La Vauclusienne le versement à son bénéfice de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 23 juin 2022 critiqué a continué d'exister malgré l'arrêté du 22 juillet 2022 du maire de Kingersheim retirant et remplaçant cet arrêté ;
- elle justifie d'un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté du 23 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d''inviter leur auteur à les régulariser () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () "
2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 22 juillet 2022 du maire de Kingersheim " annule et remplace " explicitement l'arrêté du 23 juin 2022 de ce maire délivrant un permis de construire à la S.C.I. La Vauclusienne. Dans ces conditions et alors même que l'édiction de ce nouvel arrêté a eu pour seul but de retirer une prescription contenue dans l'arrêté précédent et portait le même numéro que lui, le maire a ainsi retiré intégralement son premier arrêté. La demande présentée devant le tribunal le 22 août 2022 et donc postérieurement à l'arrêté du 23 juin 2022 tendait à l'annulation du seul arrêté du 23 juin 2022. Dès lors, cette demande était dirigée contre un acte qui était devenu inexistant et était, par suite, irrecevable.
3. La requête présentée devant la cour est ainsi manifestement dépourvue de fondement et elle doit par suite être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la Société industrielle et financière de Lorraine est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Société industrielle et financière de Lorraine.
Copie en sera adressée au maire de Kingersheim et à la S.C.I. La Vauclusienne.
Fait à Nancy, le 31 janvier 2024.
Le président de la 3ème chambre
Signé : Ch. WURTZ
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
F. LORRAIN
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026