mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-24NC00740 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP GASSE-CARNEL-GASSE |
Vu la procédure suivante :
Procédures contentieuses antérieures :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler les titres exécutoires n° T240 et T241 du 31 décembre 2021 émis à son encontre par la communauté de communes du Saulnois pour un montant de 200 euros chacun, correspondant à des pénalités d'assainissement non collectif au titre de l'année 2021 pour des immeubles lui appartenant situés dans la commune d'Oron.
Il a également demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler les titres exécutoires n° T231 et T232 du 19 janvier 2023 émis à son encontre par la communauté de communes du Saulnois pour un montant de 250 euros chacun, correspondant à des pénalités d'assainissement non collectif au titre de l'année 2022 pour des immeubles lui appartenant situés dans la commune d'Oron.
Par deux jugements n° 2204394 et n° 2302707, 2302708 du 30 janvier 2024, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 25 mars 2024, M. B A, représenté par Me Fournier, demande à la cour :
1°) d'annuler ces jugements du tribunal de Strasbourg ;
2°) d'annuler les titres exécutoires n° T240 et T241 du 31 décembre 2021 et n° T231 du19 janvier 2023 et, à titre subsidiaire, d'ordonner le dégrèvement des pénalités correspondantes ;
3°) de lui allouer une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour la procédure devant le tribunal administratif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. En premier lieu, pour contester le jugement n° 2204394, M. A soutient que sa demande tendant à l'annulation des titres exécutoires du 31 décembre 2021 n'était pas tardive et qu'il peut demander également le dégrèvement des pénalités. Il ne donne toutefois pas à la cour les précisions qui lui permettraient d'apprécier le moyen relatif à la tardiveté, qui ne peut dès lors qu'être écarté. La demande de dégrèvement n'est, pour sa part, assortie d'aucun moyen.
3. En deuxième lieu, s'agissant du jugement n° 2302707,2302708, le requérant fait valoir qu'il n'est pas en mesure de financer les travaux requis et que, en l'état actuel, la situation ne crée pas de problèmes pour les riverains. De tels moyens sont cependant sans incidence sur la légalité des titres exécutoires contestés et ils doivent, par suite, être écartés comme inopérants.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dénuée de fondement et qu'elle ne peut, dès lors, qu'être rejetée, y compris en ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au président de la communauté de communes du Saulnois.
Fait à Nancy, le 23 avril 2024.
Le président de la 3ème chambre
Signé : Ch. WURTZ
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier :
F. LORRAIN
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026