mercredi 23 juillet 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-25NC00491 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | ERCOLE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 23 janvier 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Par un jugement n° 2500658 du 12 février 2025, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 février et 27 mai 2025, M. B, représenté par Me Ercole, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 12 février 2025 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 janvier 2025 ;
3°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à la vérification de son droit au séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée erreur manifeste d'appréciation ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- son état de santé nécessite une prise en charge médicale ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions de refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français sont illégales en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision de refus de délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de délai de départ volontaire ;
- des circonstance humanitaires faisaient obstacle à ce qu'une telle mesure soit prononcée à son encontre ;
- la durée de l'interdiction est disproportionnée ;
- elle porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juin 2025.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné Mme Kohler, présidente-assesseure, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, est entré sur le territoire français pour la première fois, selon ses déclarations, en octobre 2016. Il a fait l'objet de mesures d'éloignement en 2019, 2020, 2022 et 2024. Le 17 juillet 2024, l'intéressé a été éloigné vers l'Algérie. De retour en France, il a été écroué à la maison d'arrêt de Strasbourg le 13 octobre 2024. Par un arrêté du 23 janvier 2025, le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans. M. B fait appel du jugement du 12 février 2025 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ".
4. Il ressort des mentions de l'arrêté en litige que le préfet du Bas-Rhin, après avoir rappelé les faits pour lesquels M. B a été condamné et ceux pour lesquels il est défavorablement connu des services de police ainsi que son entrée et son maintien irréguliers de M. B sur le territoire français malgré l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans prononcée à son encontre, a examiné l'ensemble de sa situation personnelle et familiale et a vérifié, au vu des éléments dont il avait connaissance, qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à une mesure d'éloignement fondée sur les dispositions des 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire, cet arrêté vise notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que le comportement de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public et qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dès lors qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire français et qu'il ne présente pas de garantie de représentation dès lors qu'il ne justifie pas d'un hébergement stable et permanent sur le territoire. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, cet arrêté vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la nationalité du requérant et indique qu'il n'allègue pas encourir des risques de traitement prohibé par ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Alors que l'autorité administrative n'est pas tenue de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger qu'elle oblige à quitter le territoire français, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination en litige comportent ainsi l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et sont, par suite, suffisamment motivées. Cette motivation, qui rappelle la situation personnelle et familiale de l'intéressé, révèle également que le préfet du Bas-Rhin a procédé à la vérification qui lui incombe du droit au séjour de M. B avant de prononcer une obligation de quitter le territoire français à son encontre. En particulier, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas l'évolution de son état de santé, alors qu'il n'établit pas avoir communiqué des éléments relatifs à son état de santé préalablement à l'adoption de l'arrêté en litige, ne permet pas d'établir que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen qui lui incombait de la situation dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de ces décisions, de l'absence de vérification de son droit au séjour en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du défaut d'examen doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
6. Il ressort des mentions de l'arrêté contesté que le préfet du Bas-Rhin a décidé d'obliger M. B à quitter le territoire français à la fois sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en relevant qu'il était entré irrégulièrement sur le territoire et qu'il s'y était maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour et sur celles du 5° du même article, en considérant que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. En se bornant à soutenir qu'il n'a pas été condamné pour les faits commis en 2019 et à invoquer son état de santé, M. B ne conteste pas le motif tiré de son entrée et de son maintien irréguliers sur le territoire, qui suffisait à fonder la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige. Dans ces conditions, à supposer même que le comportement du requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public, le préfet pouvait légalement, en se fondant sur le seul motif de son entrée et son maintien irréguliers sur le territoire, l'obliger à quitter le territoire.
7. En troisième lieu, si M. B soutient que son état de santé nécessite une prise en charge médicale, qu'il ne peut bénéficier d'un suivi médical approprié dans son pays d'origine et que son handicap rend son insertion professionnelle impossible en Algérie, il n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. B se prévaut de la durée de son séjour en France et de sa relation de concubinage. Il ressort toutefois des pièces du dossier que si l'intéressé est entré une première fois en France en 2016, il n'est pas contesté qu'il a rejoint l'Algérie à compter du mois de juillet 2024 et qu'il n'est revenu sur le territoire français que postérieurement, malgré une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Il ne résidait donc en France que depuis quelques mois à la date de l'arrêté en litige. Par ailleurs, s'il invoque une relation de concubinage, il n'apporte aucun élément permettant d'en établir la réalité, l'ancienneté et la stabilité, alors qu'il a été condamné par un jugement correctionnel du tribunal judiciaire de Strasbourg du 3 juillet 2024 à six mois d'emprisonnement dont trois avec sursis, avec maintien en détention, pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou personne ayant été lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dans ces conditions, et alors que l'intéressé ne démontre pas avoir en France des liens d'une ancienneté ou intensité particulières, la mesure d'éloignement en litige ne peut être regardée comme portant au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En cinquième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 9 de la présente ordonnance.
11. En sixième lieu, faute d'établir l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. B n'est pas fondé à soutenir que les décisions de refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français seraient illégales en raison d'une telle illégalité.
12. En septième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. En se bornant à invoquer son état de santé, sans apporter aucun élément sur le traitement nécessaire et sa disponibilité dans son pays d'origine, M. B n'établit pas qu'il serait exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En huitième lieu, les éléments relatifs à la vie privée et familiale de M. B en France, tels qu'exposés au point 9 de la présente ordonnance, ne sont pas de nature à faire regarder la décision fixant le pays de destination, qui n'a pas, par elle-même, pour objet d'éloigner l'intéressé du territoire, comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
15. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour.
16. D'une part, faute d'établir l'illégalité de la décision de refus de délai de départ volontaire, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait illégale en raison d'une telle illégalité
17. D'autre part, eu égard à ce qui a été dit aux points 9 et 13 de la présente ordonnance, M. B ne peut être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires de nature à faire obstacle à ce qu'une interdiction de retour sur le territoire français soit prononcée à son encontre. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné le 28 septembre 2023 à quatre mois d'emprisonnement pour usage illicite de stupéfiants et pour recel de bien provenant d'un vol et le 3 juillet 2024 à six mois d'emprisonnement dont trois avec sursis pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou personne ayant été lié à la victime par un pacte civil de solidarité et pour des faits de violence dans un moyen de transport collectif de voyageurs suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. Enfin, M. B ne démontre pas avoir des liens particuliers avec la France. Dès lors, le préfet du Bas-Rhin pouvait légalement prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans à son encontre.
18. En dixième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 9 de la présente ordonnance, et en l'absence de liens particulièrement intenses et stables sur le territoire, la décision d'interdiction de retour d'une durée de cinq ans ne peut être regardée comme portant au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. B est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à Me Ercole.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Bas-Rhin.
Fait à Nancy, le 23 juillet 2025.
La magistrate désignée,
Signé : J. Kohler
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
M. A
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026