jeudi 4 septembre 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-25NC01202 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP MCMB |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 23 mai 2019 par lequel le président du centre communal d'action sociale de Reims a prononcé à son encontre la sanction de l'exclusion définitive du service.
Par un jugement n° 2302457 du 18 mars 2025, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé cet arrêté du 23 mai 2019.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 15 mai 2025, le centre communal d'action sociale de Reims, représenté par la SELARL Le Cab Avocats, demande à la cour administrative d'appel de Nancy de prononcer le sursis à exécution de ce jugement du 18 mars 2025.
Il soutient que :
- les conditions mises au sursis à exécution du jugement attaqué par l'article R. 811-15 du code de justice administrative sont remplies ;
- les négligences et brutalités reprochées à Mme B dans l'exercice de ses fonctions sont avérées ;
- l'évènement du 5 décembre 2018 n'a pas été le seul élément discuté dans le cadre de la procédure disciplinaire ;
- cette agent a manqué aux obligations de servir, d'obéissance hiérarchique et de réserve et a porté atteinte à l'image du service public ;
- elle a méconnu le protocole prescrit lors du change des enfants ;
- la décision portant exclusion définitive du service est ainsi parfaitement légale, cette sanction étant justifiée, adaptée et proportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2025, Mme A B, représentée par Me Michelet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du centre communal d'action sociale de Reims le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- la requête n° 25NC01201 enregistrée le 15 mai 2025 par laquelle le centre communal d'action sociale de Reims demande à la cour d'annuler le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne n° 2302457 du 18 mars 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin de sursis à exécution :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () ".
2. Aux termes de l'article R. 811-15 du même code : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ".
3. Par le jugement du 18 mars 2025 dont le centre communal d'action sociale de Reims demande, sur le fondement de l'article R. 811-15 du code de justice administrative, qu'en soit ordonné le sursis à l'exécution, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi de la demande présentée par Mme B, a annulé l'arrêté du 23 mai 2019 par lequel le président de cet établissement public a prononcé à l'encontre de Mme B, auxiliaire de puériculture principale de 2ème classe stagiaire, la sanction de l'exclusion définitive du service.
4. Aucun des moyens soulevés par le centre communal d'action sociale de Reims ne paraît, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation du jugement attaqué du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 18 mars 2025, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête du centre communal d'action sociale de Reims tendant à ce que soit ordonné le sursis à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 18 mars 2025 doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Reims le versement à Mme B de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête du centre communal d'action sociale de Reims est rejetée.
Article 2 : Le centre communal d'action sociale de Reims versera à Mme B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au centre communal d'action sociale de Reims et à Mme A B.
Fait à Nancy, le 4 septembre 2025.
Le président de la 5ème chambre,
Signé : A. Durup de Baleine
La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A. Betti
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026