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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-25NC01292

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-25NC01292

mercredi 23 juillet 2025

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-25NC01292
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantROUSSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B C a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de quatre ans.

Par un jugement n° 2500989 du 13 février 2025, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 mai 2025, M. C, représenté par Me Roussel, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 13 février 2025 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 février 2025 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;

- il a été pris en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour de plein droit en application des articles L. 423-7, L. 423-22, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de refus de délai de départ volontaire est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et il ne présente pas de risque de fuite ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle ne fixe pas le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée et ne prend pas en compte l'ensemble des critères prévus par la loi.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné Mme Kohler, présidente-assesseure, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant camerounais, est entré sur le territoire français en 2010 et a bénéficié d'un titre de séjour valable du 3 mai 2021 au 2 mai 2022. Le 7 février 2025, il a été interpellé et placé en garde à vue. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de quatre ans. M. C fait appel du jugement du 13 février 2025 par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

3. En premier lieu, M. C reprend en appel, sans apporter d'éléments nouveaux ni critiquer utilement les motifs de rejet du jugement, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige. Il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus par la magistrate désignée au point 2 de son jugement.

4. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Ce droit ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

5. S'agissant plus particulièrement des décisions relatives au séjour des étrangers, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Ce droit n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire de renseignement administratif " éloignement pour trouble à l'ordre public ", que M. C a été mis à même de faire valoir ses observations sur les conditions de son séjour en France et sur la perspective de l'éloignement. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

7. En troisième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté en litige que le préfet de la Côte d'Or, après avoir rappelé son placement en garde à vue et le parcours administratif de l'intéressé, a constaté le maintien sur le territoire français de M. C depuis l'expiration de son titre de séjour. Il a ensuite examiné l'ensemble de sa situation personnelle et familiale et a vérifié, au vu des éléments dont il avait connaissance, qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à une mesure d'éloignement fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, cet arrêté vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la nationalité du requérant et, indique qu'il n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. S'agissant enfin de la décision portant interdiction de retour, cet arrêté vise notamment l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les éléments dont il a été tenu compte pour fixer la durée de cette interdiction, relatifs à la durée de son séjour, à la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et à la menace pour l'ordre public que représente sa présence. Alors que l'autorité administrative n'est pas tenue de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger qu'elle oblige à quitter le territoire français, cet arrêté comporte ainsi l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Cette motivation révèle également que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. C, notamment au regard et de sa vie privée et familiale, des risques encourus dans son pays d'origine et de l'intérêt supérieur de son enfant mineur. Cette motivation permet également, en l'absence de précédente mesure d'éloignement, d'établir que le préfet a tenu compte de l'ensemble des critères prévus par la loi pour fixer la durée de l'interdiction de retour. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige, du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé et de l'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

8. En quatrième lieu, l'autorité administrative ne peut légalement obliger un étranger à quitter le territoire français si celui-ci réunit les conditions d'attribution d'un titre de séjour. D'une part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".

9. S'il ressort des pièces du dossier que M. C est père d'un enfant français, né le 17 février 2023, les seules pièces produites en première instance, à savoir le passeport de sa fille, son acte de naissance et une attestation de la mère non signée selon laquelle l'intéressé prendrait régulièrement des nouvelles de sa fille et participerait aux frais lorsqu'il le peut, sont insuffisantes pour établir qu'il entretient des liens avec sa fille et qu'il contribue effectivement à son entretien et à son éducation. Dans ces conditions, les seules pièces produites ne permettent pas d'établir que M. C pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".

11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant était âgé de vingt-quatre ans à la date de l'arrêté en litige, de sorte qu'il ne pouvait plus prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. Enfin, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

13. M. C se prévaut de la durée de son séjour en France, de ce qu'il est en couple depuis 2021 et père d'une enfant française et de la conclusion d'un contrat à durée indéterminée. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est entré en France en 2010, alors qu'il était mineur, et qu'il a été titulaire d'un titre de séjour temporaire d'une durée d'un an dont la validité a expiré le 2 mai 2022. Toutefois, s'il fait valoir la présence de son enfant mineur, il n'établit pas, ainsi qu'il a été dit au point 9 de la présente ordonnance, qu'il entretiendrait des liens affectifs avec sa fille ni qu'il contribuerait à son éducation et à son entretien. Il n'établit pas non plus la réalité, l'ancienneté et la stabilité de sa relation avec la mère de l'enfant alors qu'il a déclaré au cours de sa garde à vue en être séparé. Par ailleurs, la seule attestation de son frère présent sur le territoire français, indiquant qu'il est le grand frère du requérant et qu'ils sont entrés sur le territoire français en 2010 par la voie du regroupement familial, ne permet pas de démontrer qu'il a en France d'autres liens d'une ancienneté ou intensité particulières. Enfin, la seule conclusion d'un contrat à durée indéterminée ne suffit pas à établir qu'il a fixé en France le centre des ses intérêts personnels. Dans ces conditions, M. C n'établit pas qu'il pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que M. C ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il remplissait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour doit être écarté.

15. En cinquième lieu, faute d'établir l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. C n'est pas fondé à soutenir que les décisions de refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination seraient illégales en raison d'une telle illégalité.

16. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

17. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. C, le préfet de la Côte-d'Or s'est fondé, d'une part, sur le fait que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, d'autre part, sur le fait qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour sans en avoir demandé le renouvellement, qu'il a déclaré ne pas vouloir se conformer à une telle mesure et qu'il ne justifie pas de garanties de représentation suffisantes en l'absence de domicile fixe et sable en France. Si M. C soutient que son comportement n'a donné lieu à aucune condamnation pénale et qu'il est investi en tant que père dans la vie de sa fille, il ne conteste pas s'être maintenu sur le territoire après l'expiration de son titre de séjour et avoir déclaré son intention de ne pas quitter le territoire ni, dès lors qu'il a déclaré résider et travailler à Clermont-Ferrand et qu'il produit une attestation d'hébergement à Dijon, ne pas justifier d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Dans ces conditions, en admettant même que son comportement ne représente pas une menace pour l'ordre public, M. C entrait dans le champ d'application des dispositions du 3°, du 4° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le préfet pouvait légalement, pour ces seuls motifs, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.

18. En dernier lieu, en indiquant dans son article 2 que M. C pourra être reconduit à destination du Cameroun, pays dont il a la nationalité, l'arrêté en litige désigne le pays de destination. M. C, qui n'allègue au demeurant pas être admissible dans un autre pays, n'est ainsi pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige ne fixe pas le pays à destination duquel il pourrait être éloigné.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. C est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à Me Roussel.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Côte-d'Or.

Fait à Nancy, le 23 juillet 2025.

La magistrate désignée,

Signé : J. Kohler

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

M. A

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