jeudi 23 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-20DA00277 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS REINHART MARVILLE TORRE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le centre hospitalier d'Albert a, dans le dernier état de ses écritures, demandé au tribunal administratif d'Amiens de prononcer, d'une part, un non-lieu à statuer concernant sa demande en décharge et restitution des cotisations de taxe sur les salaires pour les périodes correspondant aux années 2015 et 2016, d'autre part, un non-lieu à statuer concernant sa demande en décharge et restitution des cotisations de taxe sur les salaires à concurrence de la somme de 17 278 euros pour la période correspondant à l'année 2014, enfin, la restitution des cotisations de taxe sur les salaires à concurrence de la somme, restant en litige, de 115 464 euros, ou à titre subsidiaire de la somme de 105 842 euros, pour la période correspondant à l'année 2014.
Par un jugement n°1703297 du 19 décembre 2019, le tribunal administratif d'Amiens, après avoir prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la demande du centre hospitalier d'Albert tendant à la décharge des sommes de 17 278 euros, 114 663 euros et 122 430 euros au titre de la taxe sur les salaires correspondant aux périodes couvrant, respectivement, les années 2014, 2015 et 2016, a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 13 février 2020, le centre hospitalier d'Albert, représenté par Me Goldstein, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il ne lui donne pas entière satisfaction ;
2°) de prononcer la décharge et la restitution de la cotisation primitive de taxe sur les salaires à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2014, à hauteur de la somme de 115 464 euros, ou à titre subsidiaire de la somme de 105 842 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2020, le ministre de l'action et des comptes publics conclut, d'une part, au non-lieu à statuer à hauteur de la somme de 105 842 euros qui a fait l'objet d'un dégrèvement en cours d'instance, d'autre part, au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 7 août 2020, le centre hospitalier d'Albert, représenté par Me Goldstein, demande à la cour, d'une part, de prononcer un non-lieu à hauteur de la somme de 105 842 euros qui a fait l'objet d'un dégrèvement en cours d'instance, d'autre part, de prendre acte du désistement de sa demande présentée à titre principal, enfin, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 18 novembre 2020, le ministre de l'action et des comptes publics, d'une part, prend acte du désistement des conclusions du centre hospitalier d'Albert tendant à obtenir la restitution de la somme de 9 622 euros maintenue à sa charge au titre de la cotisation sur les salaires correspondant à l'année 2014 et, d'autre part, s'en remet à la sagesse de la cour quant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 10 mars 2022, le centre hospitalier d'Albert, représenté par Me Goldstein, confirme, d'une part, se désister de sa demande tendant à obtenir la restitution de la somme de 9 622 euros maintenue à sa charge au titre de la cotisation sur les salaires correspondant à l'année 2014, d'autre part, maintenir sa demande tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 14 mars 2022, le ministre de l'action et des comptes publics maintient ses précédentes conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".
2. D'une part, par une décision du 9 juillet 2020, l'administration a accordé au centre hospitalier d'Albert un dégrèvement, d'un montant de 105 842 euros en droits, au titre des cotisations de taxe sur les salaires qui avaient été mis à sa charge au titre de l'année 2014. Les conclusions du centre hospitalier d'Albert tendant à la décharge et à la restitution de la somme de 105 842 euros sont donc devenues sans objet.
3. D'autre part, par un mémoire, enregistré le 7 août 2020, le centre hospitalier d'Albert a déclaré se désister des conclusions de sa demande tendant à la restitution de la somme de 9 622 euros maintenue à sa charge au titre de la cotisation de taxe sur les salaires correspondant à l'année 2014. Ce désistement d'instance, confirmé par un mémoire enregistré le 10 mars 2022, est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Enfin, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui doit être tenu comme ayant la qualité de partie perdante, le versement au centre hospitalier d'Albert d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions du centre hospitalier d'Albert tendant à la restitution de la somme de 9 622 euros au titre des cotisations de taxe sur les salaires maintenues à sa charge au titre de l'année 2014.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête du centre hospitalier d'Albert à concurrence du dégrèvement de 105 842 euros qui lui a été accordé au titre des cotisations de taxe sur les salaires qui avaient été mis à sa charge au titre de l'année 2014.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros au centre hospitalier d'Abert au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier d'Albert et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera transmise à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Nord.
Fait à Douai, le 23 juin 2022.
Le président de la 4ème chambre,
Signé : Christian Heu
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Le greffier,
Nathalie Roméro
N°20DA00277
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026