LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-20DA00950

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-20DA00950

jeudi 25 août 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-20DA00950
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4e chambre - formation à 3
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS FIDAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un arrêt du 3 mars 2022, la cour a, avant-dire droit sur les conclusions de la requête de M. et Mme A tendant à l'annulation du jugement du 28 septembre 2017 du tribunal administratif de Lille en tant qu'il s'est prononcé sur leurs conclusions tendant au bénéfice des dispositions du I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts, prescrit un supplément d'instruction aux fins, pour M. et Mme A, de présenter, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cet arrêt, tous éléments de nature à permettre de déterminer la valeur du lot n°39 (place de stationnement), à la date de son acquisition en 2005, de manière à en distraire le coût d'acquisition de la base d'amortissement pour la détermination des droits des intéressés au bénéfice des dispositions du I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts.

Par un mémoire, enregistré le 16 mai 2022, M. et Mme A, représentés par Me Wemaere, persistent dans leurs conclusions, par les mêmes moyens.

Ils soutiennent qu'il n'est pas possible de déterminer la valeur de la place de stationnement à la date de l'acquisition du bien immobilier en 2005 ; en revanche, la valeur actuelle de la place de stationnement est de 12 000 euros, selon expertise, et cette valeur vénale peut, à défaut de tout autre élément, être retenue.

Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté économique et industrielle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que M. et Mme A n'établissent pas la valeur vénale de la place de stationnement à la date d'acquisition du bien immobilier d'ensemble.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauveplane, président assesseur,

- les conclusions de M. Arruebo-Mannier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêt du 3 mars 2022, la cour a reconnu le droit de M. et Mme A au bénéfice des dispositions du I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts mais a prescrit un supplément d'instruction aux fins, pour les requérants, de présenter tous éléments de nature à permettre de déterminer la valeur du lot n°39 (place de stationnement), à la date de son acquisition en 2005, de manière à en distraire le coût d'acquisition de la base d'amortissement pour la détermination des droits des intéressés au bénéfice des dispositions du I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts.

2. Aux termes de l'article 31 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " I. Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : / 1° Pour les propriétés urbaines : / () h) Pour les logements situés en France, acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement entre le 3 avril 2003 et le 31 décembre 2009, et à la demande du contribuable, une déduction au titre de l'amortissement égale à 6 '% du prix d'acquisition du logement pour les sept premières années et à 4'% de ce prix pour les deux années suivantes. La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois de l'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure. / () / Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure. Cette option est irrévocable pour le logement considéré et comporte l'engagement du propriétaire de louer le logement nu pendant au moins neuf ans à usage d'habitation principale à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure. Cet engagement prévoit, en outre, que le loyer ne doit pas excéder un plafond fixé par décret. () ".

3. M. et Mme A font valoir qu'il n'est pas possible de déterminer la valeur vénale de l'aire de stationnement à la date d'acquisition du bien immobilier en 2005, mais que la valeur vénale actuelle de cette place de stationnement peut être estimée à 12 000 euros selon expertise et qu'à défaut de tout élément plus précis, cette valeur peut être retenue. Si cette valeur vénale est contestée par l'administration, qui fait valoir que cette estimation, réalisée en 2022, ne reflète pas la valeur vénale de l'aire de stationnement en 2005, retenir une valeur moindre pour tenir compte de la valeur vénale de l'aire de stationnement en 2005 aboutirait à augmenter la part relative du lot n°408 et donc de la réduction d'impôt à laquelle M. et Mme A pourraient prétendre. Dans cette mesure, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de retenir la valeur de 12 000 euros pour le lot n°39 (place de stationnement) qui vient en diminution du prix d'acquisition total de 211 600 euros TTC pour ne retenir qu'une valeur de 199 600 euros pour le seul lot n°408 (logement) qui forme la base de la déduction au titre de l'amortissement prévue par le I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts

4. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme A sont fondés à soutenir que c'est tort que l'administration leur a refusé le bénéfice de la déduction au titre de l'amortissement prévue par le I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts, pour les années 2009 à 2011, au titre du logement situé rue Deschodt à Lille, sur la base d'un prix d'acquisition du logement de 199 600 euros. Par voie de conséquence, M. et Mme A sont fondés à demander la réduction, dans cette mesure, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2009 à 2011 ainsi que la réformation, dans la même mesure, du jugement attaqué.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante à l'instance, le versement à M. et Mme A de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er :Il est accordé à M. et Mme A le bénéfice de la déduction au titre de l'amortissement prévue par le I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts pour les années 2009, 2010 et 2011 au titre du logement situé rue Deschodt à Lille sur la base d'un prix d'acquisition du logement de 199 600 euros.

Article 2 :M. et Mme A sont déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2009 à 2011 correspondant au bénéfice de la déduction au titre de l'amortissement prévue par le I. 1° h) de l'article 31 du code général des impôts qui leur est accordé à l'article 1er du présent arrêt.

Article 3 :Le jugement n° 1402637 du 28 septembre 2017 du tribunal administratif de Lille est réformé en ce qu'il a de contraire au présent arrêt.

Article 4 :L'Etat versera la somme de 2 000 euros à M. et Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 :Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme A est rejeté.

Article 6 :Le présent arrêt sera notifié à M. et Mme B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera transmise à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Nord.

Délibéré après l'audience publique du 30 juin 2022 à laquelle siégeaient :

- M. Christian Heu, président de chambre,

- M. Mathieu Sauveplane, président-assesseur,

- M. Jean-François Papin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 août 2022.

Le président, rapporteur,

Signé : M. SauveplaneLe président de chambre,

Signé : C. Heu

La greffière,

Signé : N. Roméro

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nathalie Roméro

N°20DA00950

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions