jeudi 23 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-20DA01181 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL CABINET D'AVOCAT OLIVIA CHERFILS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille prononcer la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2008 à 2010.
Par un jugement n° 1701592 du 28 janvier 2020, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 août 2020, M. A, représenté par Me Camarrieu Cherfils, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1701592 du tribunal administratif d'Amiens ;
2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux en litige ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le fait de maintenir les rectifications en matière de revenus distribués au niveau de Monsieur A, alors que les rectifications, qui en sont l'origine, dans la société SED, n'ont pas été débattues du point de vue contradictoire, et sont finalement dégrevées, constitue un vice de procédure et une atteinte aux droits du contribuable vérifié ;
- les avis de mise en recouvrement sont irréguliers, dans la mesure où ils auraient dû être notifiés après la notification de l'avis de la commission, soit le 8 décembre 2015 ;
- le droit de recouvrement de l'administration est prescrit en ce qui concerne les impositions supplémentaires de 2008 ;
- la méthode de reconstitution repose sur des postulats erronés ; la vente des véhicules d'occasion représente les trois-quarts des heures totales de travail et l'activité de réparation des voitures le surplus soit le quart des heures de travail soit un chiffre d'affaires reconstitué de la réparation de 27 408 euros HT ;
- les pièces détachées ne donnent pas lieu à un chiffre d'affaires autonome dès lors qu'elles sont incorporées aux réparations faites sur les véhicules d'occasion vendus ;
- les sommes de 80 000 euros (2008), de 100 000 euros (2009) et de 85 000 euros (2010) qui sont ajoutées à son revenu imposable correspondent à des arriérés de loyers imposés entre les mains de M. A dans la catégorie des revenus fonciers. Ils ne peuvent dès lors être ajoutés aux revenus distribués taxés entre ses mains ;
- les pénalités ne sont pas justifiées.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2020, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les autres moyens de la requête de la M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 3 janvier 2022.
Vu le certificat de dégrèvement, enregistré après clôture d'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision par laquelle la présidente de la cour a désigné M. Sauveplane, président-assesseur, pour statuer sur les requêtes par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " ()/ Les () présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (), par ordonnance, () rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. "
2. L'EURL SED, dont M. A est le gérant, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au cours de laquelle le vérificateur a dressé un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité et a reconstitué le chiffre d'affaires de la société pour les exercices clos en 2009 et 2010. En conséquence, l'administration a regardé le supplément de chiffre d'affaires reconstitué comme un revenu distribué et l'a imposé entre les mains de M. A en qualité de revenus de capitaux mobiliers sur le fondement de l'article 109-1 du code général des impôts et l'a assujetti à des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu au titre des années 2008 à 2010 en suivant la procédure de rectification contradictoire.
Sur la régularité de la procédure :
3. En raison du principe d'indépendance des procédures, les éventuelles irrégularités de la procédure suivie à l'égard de l'EURL SED restent sans influence sur la régularité de la procédure suivie à l'égard de M. A et sur le bien-fondé des impositions supplémentaires auxquelles il a été assujetti. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. De même, les impositions supplémentaires mises à la charge de M. A pouvaient être mises en recouvrement sans attendre l'issue de la procédure suivie à l'égard de l'EURL SED. En tout état de cause, l'administration a prononcé les dégrèvements pour tenir compte de l'avis de la commission départementale des impôts et des taxes sur le chiffre d'affaires appelée à se prononcée dans le cadre de la procédure de l'EURL SED, laquelle n'était au demeurant pas compétente pour se prononcer sur le litige opposant l'administration fiscale et M. A. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En dernier lieu, M. A ayant fait l'objet d'un contrôle sur pièces et non d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle, il n'est pas fondé à revendiquer une " atteinte aux droits du contribuable vérifié ". En tout état de cause, les rectifications ayant été faites en suivant la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article 55 du livre des procédures fiscales, M. A a fait l'objet d'une proposition de rectification motivée à laquelle il a pu répondre. L'administration ayant répondu aux observations de M. A par lettre du 29 mars 2013, les garanties prévues par la procédure de redressement contradictoire ont été respectées. Par suite, le moyen doit être écarté.
Sur le bien-fondé des impositions supplémentaires :
En ce qui concerne la prescription de l'année 2008 :
6. Aux termes de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due. " En vertu de l'article L. 189 du même livre, la notification d'une proposition de rectification interrompt la prescription.
7. D'une part, il résulte de l'instruction que M. A a été destinataire d'une proposition de rectification du 8 décembre 2011 qu'il a reçue le 12 décembre suivant, soit avant l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle était dû l'impôt sur les revenus de l'année 2008. Par suite, la prescription prévue à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales n'était pas acquise lorsqu'il a accusé réception de la proposition de rectification.
8. D'autre part, la mise en recouvrement devait intervenir avant le 31 décembre 2014, soit avant l'expiration d'un nouveau délai de prescription de trois ans prévu à l'article L. 189 du livre des procédures fiscales. Or en l'espèce, les rappels d'impôts ont été rendu exécutoires et mis en recouvrement le 31 décembre 2014, soit avant l'expiration du délai de trois ans qui avait commencé de courir à nouveau à compter de l'envoi de la proposition de rectification, interruptive de prescription, du 8 décembre 2011. Enfin, les irrégularités qui entacheraient les avis relatifs aux impositions recouvrées par voie de rôle sont sans influence sur la régularité ou le bien-fondé de ces impositions. Par suite, M. A ne peut utilement se prévaloir, au soutien de ses conclusions aux fins de décharge du supplément d'impôt sur le revenu qui lui a été assigné, de ce qu'il n'aurait reçu l'avis d'imposition correspondant après l'expiration du délai de reprise.
En ce qui concerne l'existence des revenus distribués :
9. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. " Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109, les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés ".
10. M. A ayant été assujetti aux impositions supplémentaires en suivant la procédure de rectification contradictoire et n'ayant pas accepté les rectifications proposées par l'administration, celle-ci supporte la charge de la preuve de l'existence et du montant des revenus distribués ainsi que l'appréhension de ces revenus distribués. Toutefois, il incombe à chaque partie d'établir les faits nécessaires au succès de ses prétentions et les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci.
11. Il résulte des mentions de la proposition de rectification du 10 juillet 2012 adressée à l'EURL SED, annexée à la proposition de rectification du 8 décembre 2011 adressée à M. A, qu'aucun document comptable n'a été présenté à la vérificatrice, laquelle a dressé un procès-verbal pour défaut de présentation de comptabilité et reconstitué le chiffre d'affaires. Le montant des recettes déclarées n'ayant pas été justifié, la reconstitution a porté sur les deux activités de la société, à savoir la vente de véhicules et la réparation de véhicules. L'administration a ainsi rehaussé le chiffre d'affaires de la société de la somme de 72 503 euros pour l'exercice 2009 et de la somme de 36 231 euros au titre de l'exercice 2010. S'agissant des charges déductibles, l'administration n'a pas admis en déduction la somme de 54 984 euros pour l'exercice 2009 et la somme de 88 410 euros pour l'exercice 2010 au motif qu'il s'agissait soit de dépenses personnelles du gérant, soit de charges non exposées dans l'intérêt de l'entreprise, soit encore de dépenses non justifiées. En conséquence, ces charges non admises en déduction ont été réintégrées dans le bénéfice imposable de la société. L'administration a ainsi rehaussé le chiffre d'affaires de la société de 148 292 euros pour l'exercice 2009 et 152 240 euros pour l'exercice 2010.
12. En premier lieu, le requérant soutient que la méthode de reconstitution repose sur des postulats erronés et fait valoir que la vente des véhicules d'occasion représente les trois-quarts des heures totales de travail et l'activité de réparation des voitures le surplus soit le quart des heures de travail et un chiffre d'affaires reconstitué limité à 27 408 euros HT. Toutefois, l'administration fait valoir qu'au cours des opérations de vérification, ni la société ni son gérant n'ont apporté le moindre élément permettant de justifier du temps consacré par le personnel à des prestations de réparations non facturées dans le cadre de l'activité de vente de véhicules d'occasion. Le vérificateur a d'ailleurs été amené à reconstituer les recettes de l'activité de réparation de véhicule à partir des heures rémunérées des salariés mécaniciens affectés à cette activité et en fonction du nombre d'heures de travail du gérant de la société pour cette activité, évalué à partir des renseignements fournis par ce dernier au cours du contrôle et des tarifs de main d'œuvre indiqués par le gérant. Or M. A n'apporte aucun élément à l'appui de son argumentation selon lequel l'activité de réparation des voitures ne représenterait que le quart des heures travaillées pour chiffre d'affaires reconstitué limité à 27 408 euros HT. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En second lieu, si M. A soutient que les pièces détachées ne donnent pas lieu à un chiffre d'affaires autonome et sont incorporées aux réparations faites sur les véhicules d'occasion vendus, l'administration fait valoir, sans être contredite par le requérant, que l'EURL SED n'a pas contesté l'existence d'une activité de réparation indépendante de celle afférente à la remise en état des véhicules d'occasion revendus, mise d'ailleurs en évidence par les factures de prestations de réparation de la société. Or, il résulte des mentions de la proposition de rectification adressée à l'EURL SED que le gérant n'a pas été en mesure de préciser la marge pratiquée par la société sur la revente des pièces détachées malgré plusieurs demandes du vérificateur. Ayant constaté que des factures de prestations de réparation faisaient apparaitre que les pièces détachées étaient revendues au prix public du fournisseurs, l'administration a déterminé la marge pratiquée sur la revente des pièces détachées à partir du prix public mentionné par les trois principaux fournisseurs. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. En dernier lieu, l'examen des comptes bancaires de la société, obtenus dans le cadre du droit de communication, a permis de constater que M. A avait bénéficié de virements en provenance de l'EURL SED, pour des montants de 80 000 euros en 2008, 100 000 euros en 2009 et 85 000 euros en 2010 et que l'administration a regardés comme des revenus distribués imposables sur le fondement du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Si le requérant soutient que ces sommes correspondent à des arriérés de loyers de l'EURL SED, il n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations alors que la charge de la preuve lui incombe sur ce point. En particulier, il n'apporte pas la preuve qu'il serait le propriétaire des locaux prétendument loués à la société alors que l'administration fait valoir, sans être contredite par le requérant, que dans le cadre du débat oral et contradictoire mené avec l'EURL SED, M. A a précisé n'avoir signé aucun contrat de bail avec la société. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve de l'existence du surplus de chiffre d'affaires de l'EURL SED pour les exercices 2009 et 2010 que l'administration a regardé comme un revenu distribué entre les mains de M. A sur le fondement du 1. de l'article 109 du code général des impôts, ce dernier ne contestant pas être le seul maitre de l'affaire.
En ce qui concerne l'appréhension des revenus distribués :
16. En cas de refus des propositions de rectification par le contribuable qu'elle entend imposer comme bénéficiaire de sommes regardées comme distribuées, il incombe à l'administration d'apporter la preuve que celui-ci en a effectivement disposé. Toutefois, le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle.
17. En l'espèce, l'administration fait valoir que M. A était le gérant et l'unique associé de l'EURL SED, qu'il disposait seul de l'accès aux comptes bancaires de la société et représentait seul l'entreprise devant les tiers, salariés, fournisseurs et l'administration fiscale. Ces éléments ne sont pas contestés par M. A. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que M. A était le seul maitre de l'affaire et qu'à ce titre, il a appréhendé les fonds sociaux résultant du rehaussement du chiffre d'affaires de l'entreprise et imposé sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Ce dernier ne le conteste pas utilement en se bornant à faire valoir que l'administration n'a pas apporté la preuve de l'appréhension des revenus distribués.
Sur les pénalités :
18. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a) 40 % en cas de manquement délibéré ; () " A ceux de l'article L. 195 A du code général des impôts : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. "
19. Pour justifier l'application de la majoration de 40%, l'administration fait valoir, d'une part, que la comptabilité présentée souffrait de graves irrégularités et que la reconstitution des bénéfices et du chiffre d'affaires de l'EURL SED a été rendue difficile par l'absence de justification des prix de vente appliqués et des tarifs des prestations pratiqués et, d'autre part, que l'entreprise avait fait l'objet de deux contrôles fiscaux dont l'un, portant sur la période couvrant les années 2000 à 2002, avait déjà révélé l'absence de tenue de comptabilité par l'entreprise dont M. A était le gérant. L'administration fait également valoir l'importance des virements en provenance de l'EURL SED sur le compte bancaire de M. A, pour des montants de 80 000 euros en 2008, 100 000 euros en 2009 et 85 000 euros en 2010 et qui n'ont pas été déclarés. Ce faisant, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe de l'intention de M. A de se soustraire au paiement de l'impôt dû.
20. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont rejeté ses conclusions tendant à la décharge des impositions supplémentaires en litige. Dès lors, il y a lieu de la rejeter en toutes ses conclusions en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera transmise à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Nord.
Fait à Douai le 23 juin 2022.
Le président-assesseur de la 4ème chambre,
Signé : Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière,
Nathalie Roméro
N°20DA01180
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La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
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