mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-21DA00025 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | AARPI QUENNEHEN - TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Architecture Sophie Thomas (AST), la société Gweltaz Keromnes Architecte et la société Economie Construction Réhabilitation Habitat ont demandé au tribunal administratif d'Amiens de condamner la commune de Villers-Bretonneux à verser à la société AST, mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre formé avec les deux autres sociétés, une somme de 98 651,27 euros TTC au titre de l'exécution du marché de maîtrise d'œuvre du 24 mars 2014 relatif à la restructuration du musée franco-australien de cette commune.
Par un jugement n° 1803774 du 4 novembre 2020, le tribunal administratif d'Amiens a condamné la commune de Villers-Bretonneux à verser la société AST une somme de 10 000 euros au titre de l'indemnisation des prestations supplémentaires réalisées en exécution du marché de maîtrise d'œuvre du 24 mars 2014 et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2021, la SARL Architecture Sophie Thomas (AST) et la SARL Gweltaz Keromnes Architecte, représentées par Me Olivier Sarfati, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il a limité la condamnation de la commune de Villers-Bretonneux à la somme de 10 000 euros ;
2°) de condamner cette commune à leur verser la somme de 88 651,27 euros ;
3°) de condamner la commune aux dépens ;
4°) de mettre à la charge de la commune une somme de 6 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la demande d'indemnisation faite en raison de l'insuffisance des sondages et de la défaillance de la société chargée du lot démolition n'est pas forclose ;
- les carences du maître d'ouvrage sur la non réalisation du diagnostic amiante sont à l'origine d'un retard d'un mois et demi et d'un préjudice de 8 500 euros HT pour la société ASP ;
- les carences du maître d'ouvrage sur le défaut de diagnostic structurel complet sont à l'origine d'un retard de trois mois et d'un préjudice de 14 600 euros HT pour la société ASP ;
- les carences du maître d'ouvrage sur les défaillances de l'entreprise titulaire du lot démolition sont à l'origine d'un retard de deux mois et d'un préjudice de 10 614 euros HT pour la société ASP ;
- les carences de l'entrepreneur choisi par le maître d'ouvrage pour assurer la mission ordonnancement, pilotage et coordination (OPC) sont à l'origine d'un retard de trois mois et d'un préjudice de 17 249,31 euros HT pour la société ASP ;
- l'exécution de tâches administratives incombant à la maîtrise d'ouvrage ou à la maîtrise d'œuvre mais ralentie par l'action de la maîtrise d'ouvrage sont à l'origine de surcoûts estimés à huit jours de travail et 4 800 euros HT ;
- des travaux supplémentaires ont dû être réalisés à la suite de la modification du programme des travaux engagés par la commune, ce qui induit un surcoût de 18 187,06 euros HT pour les lots relatifs au bâtiment et 3 754,15 euros HT pour la partie scénographie ;
- à l'exception de la facture n° 28, les factures émises par la maîtrise d'œuvre ont été systématiquement payées par la commune avec un retard compris entre 9 jours et 111 jours, de sorte que les indemnités forfaitaires et les intérêts moratoires représentent la somme de 4 065,35 euros HT.
Par un mémoire, enregistré le 26 novembre 2021, la commune de Villers-Bretonneux, représentée par Me Jean-Marc Quennehen, demande à la cour :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de condamner solidairement les sociétés requérantes à lui verser une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la commune ayant rejeté les prétentions des sociétés appelantes par lettre du 26 octobre 2016 reçue le lendemain, le mémoire en réclamation présenté le 21 avril 2017 par les sociétés est intervenu après le délai de forclusion de deux mois prévu par l'article 37 alinéa 2 du cahier des clauses administratives générales applicable aux prestations intellectuelles ;
- les préjudices allégués par les sociétés ne sont pas établis.
Par un mémoire, enregistré le 8 novembre 2022, la SARL Architecture Sophie Thomas (AST) et la SARL Gweltaz Keromnes Architecte déclarent se désister de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 14 novembre 2022, la commune de Villers-Bretonneux déclare accepter ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 ;
- le décret n° 93-1268 du 29 décembre 1993 ;
- l'arrêté du 16 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A B,
- et les conclusions de M. Guillaume Toutias, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Le désistement des sociétés Architecture Sophie Thomas et Gweltaz Keromnes étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire des sociétés Architecture Sophie Thomas et Gweltaz Keromnes une somme de 2 000 euros à verser à la commune de Villers-Bretonneux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des sociétés Architecture Sophie Thomas et Gweltaz Keromnes.
Article 2 : Les sociétés Architecture Sophie Thomas et Gweltaz Keromnes verseront solidairement une somme 2 000 euros à la commune de Villers-Bretonneux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Architecture Sophie Thomas, à la SARL Gweltaz Kerommes et à la commune de Villers-Bretonneux.
Délibéré après l'audience publique du 15 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
- Mme Anne Seulin, présidente de chambre,
- M. Marc Baronnet, président-assesseur,
- M. Guillaume Vandenberghe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
Le rapporteur,
Signé : G. BLa présidente de chambre,
Signé : A. Seulin
La greffière,
Signé : A.S. Villette
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Anne-Sophie Villette
N°21DA00025
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026