mardi 15 novembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-21DA02384 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | DELVAL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Faconstaur, représentée par son gérant en exercice, M. B A, et ce dernier agissant en son nom personnel, ont demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler la délibération du conseil municipal de Noyon du 11 décembre 2020 autorisant la signature de contrats de cessions de licences IV et de condamner cette commune à lui verser une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2100475 du 6 août 2021, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif d'Amiens a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2021, la société Faconstaur, représentée par son gérant en exercice, M. B A, et ce dernier agissant en son nom personnel, représentés par Me Vincent Delval, demandent à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'annuler la délibération du conseil municipal de Noyon n° 20-74 du 11 décembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Noyon la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir dès lors qu'ils se sont portés candidats à l'achat de ces licences ;
- leur demande devant le tribunal était recevable dès lors que la délibération litigieuse est un acte d'approbation des contrats de cession des licences IV et pouvait, dès lors, faire l'objet d'un recours en excès de pouvoir ;
- la convocation à la séance du conseil municipal n'était pas accompagnée d'une note explicative de synthèse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 janvier 2022, la commune de Noyon, représentée par Me Jérôme Grand d'Esnon, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la SARL Faconstaur et de M. A de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le recours est irrecevable et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 8 octobre 2022, la société Faconstaur, représentée par son gérant en exercice, M. B A, et ce dernier agissant en son nom personnel, représentés par Me Vincent Delval, déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2022, la commune de Noyon, représentée par Me Jérôme Grand d'Esnon, déclare accepter ce désistement et maintient ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Anne Seulin, présidente de chambre,
- les conclusions de M. Guillaume Toutias rapporteur public,
- et les observations de Me Simon Lescanne, représentant la commune de Noyon.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 2100475 du 6 août 2021, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif d'Amiens a rejeté pour irrecevabilité la demande de la société Faconstaur et de M. A tendant à l'annulation de la délibération du conseil municipal de Noyon du 11 décembre 2020 autorisant la cession de trois licences IV de débits de boisson au profit de particuliers au motif que cette délibération, qui a pour objet d'autoriser la signature de trois contrats administratifs, ne peut pas faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir et ne peut être contestée qu'à l'occasion d'un recours de pleine juridiction dirigé contre ces contrats. La société Faconstaur et M. A ont relevé appel de cette ordonnance.
2. Par un mémoire, enregistré le 8 octobre 2022, la société Faconstaur et M. A ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple et a été accepté par la commune de Noyon. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Noyon présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SARL Faconstaur et de M. A.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Noyon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Faconstaur, à M. B A et à la commune de Noyon.
Délibéré après l'audience publique du 2 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
- Mme Anne Seulin présidente de chambre,
- M. Marc Baronnet, président-assesseur,
- M. Guillaume Vandenberghe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2022.
Le président-assesseur,
Signé : M. CLa présidente de chambre,
Signé : A. Seulin
La greffière,
Signé : A.S. Villette
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Anne-Sophie Villette
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N°21DA023843
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026