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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-22DA00483

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-22DA00483

jeudi 7 avril 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-22DA00483
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDEWAELE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille, d'une part, d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 11 juin 2021 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination, d'autre part, d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Par un jugement n° 2106156 du 22 décembre 2021, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. A, représenté par Me Dewaele, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2021 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- cet arrêté est entaché d'une insuffisance de motivation ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- cette décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. M. B A, ressortissant guinéen né le 10 juin 1989 à Conakry (République de Guinée), est entré en France le 20 août 2011, sous couvert d'un passeport national revêtu d'un visa long séjour, valable du 17 août 2011 au 17 août 2012, délivré le 24 juin 2011 par les autorités consulaires françaises à Conakry, en qualité d'étudiant. Il s'est vu ensuite délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant, au titre de la période du 14 octobre 2012 au 13 octobre 2013, ce titre de séjour ayant été régulièrement renouvelé jusqu'au 13 octobre 2016. Il a sollicité, le 10 novembre 2016, le renouvellement de ce titre de séjour et la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 25 avril 2018, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par un jugement du 4 avril 2019, devenu définitif, le tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté au motif que le préfet du Nord n'avait pas examiné la demande de titre de séjour en qualité de salarié présentée par M. A et a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande de M. A, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de ce jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Par une ordonnance du 24 avril 2020, le juge des référés auprès du tribunal administratif de Lille, estimant que le préfet devait statuer expressément sur la demande de M. A mais ne l'avait pas fait et qu'il avait ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale à " la liberté d'aller et venir [de l'intéressé] de manière régulière ", a enjoint au préfet du Nord, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour dans le délai de vingt-et-un jours à compter de la date de notification de cette ordonnance. Le préfet du Nord a alors délivré à l'intéressé, le 6 mai 2020, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 5 novembre 2020, puis une autorisation provisoire de séjour valable trois mois jusqu'au 5 février 2021, cette autorisation provisoire de séjour ayant encore donné lieu le 4 mai 2021 à un renouvellement. M. A a, le 3 juin 2020, renseigné un formulaire de demande de titre de séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 11 juin 2021, le préfet du Nord, dans le cadre de l'exécution du jugement du 4 avril 2019, a refusé de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité par celui-ci, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. M. A relève appel du jugement du 22 décembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions contestées :

3. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que, pour refuser de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité par celui-ci sur le fondement de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris sous l'article L. 421-1 du même code, et lui faire obligation de quitter le territoire français, le préfet du Nord a mentionné, dans cet arrêté, les motifs de droit et les éléments de fait permettant de caractériser la situation de l'intéressé au regard du droit au séjour. En particulier, cet arrêté, après avoir visé ou cité les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, relève, notamment, que la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi des Hauts-de-France a émis, le 9 mars 2021, un avis défavorable à la délivrance d'une autorisation de travail au profit de l'intéressé, précise les motifs de cet avis défavorable et relève que l'intéressé a, au demeurant, indiqué n'exercer aucune activité salariée en France lors de son audition le 25 mars 2021. Par ailleurs, cet arrêté mentionne que M. A, qui est célibataire et sans charge de famille, ne fait état d'aucune attache privée ou familiale d'une particulière intensité sur le territoire français, indépendamment de la présence de sa sœur, de nationalité française, et n'établit pas être dépourvu d'attaches privées ou familiales dans son pays où résident ses parents et où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-deux ans. Cet arrêté, alors même qu'il ne mentionne pas que l'intéressé s'est vu précédemment délivrer une autorisation provisoire de séjour et que cette autorisation provisoire de séjour a été renouvelée à deux reprises dans le cadre de l'exécution de l'injonction adressée au préfet du Nord par l'ordonnance du juge des référés en date du 24 avril 2020, est donc suffisamment motivé tant en fait qu'en droit. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté contesté ne peut qu'être écarté.

Sur la décision de refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, il ressort de ce qui a été dit au point précédent que le préfet du Nord, pour refuser de délivrer à M. A un titre de séjour, a procédé à un examen particulier et attentif de sa situation. Par suite, et alors même que l'autorité préfectorale n'a pas relevé, dans l'arrêté contesté, que l'intéressé n'aurait pas disposé, à la date de son audition, le 25 mars 2021, d'une autorisation provisoire de séjour, celle-ci ayant été renouvelée le 4 mai suivant alors que la précédente serait arrivée à expiration le 5 février 2021, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. A doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / () ". Aux termes de l'article L. 414-12 du même code : " La délivrance des cartes de séjour portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " et " travailleur saisonnier ", respectivement prévues aux articles L. 421-1, L. 421-3 et L. 421-34, est subordonnée à la détention préalable de l'autorisation de travail prévue aux articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. Cette autorisation est délivrée dans les conditions prévues par le code du travail. ". Enfin, aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ".

6. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Nord s'est fondé sur la circonstance que, par une décision du 9 mars 2021, la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi des Hauts-de-France a émis un avis défavorable à la délivrance à l'intéressé d'une autorisation de travail au motif, notamment, que, alors que M. A avait fait valoir qu'il entendait occuper un emploi en qualité d'" assistant d'exploitation sécurité " ou d'" agent administratif polyvalent en sécurité ", l'emploi en cause correspondait, en réalité, à un emploi d'agent de sécurité tandis que l'entreprise n'avait pas indiqué, en dépit des demandes qui lui avaient été adressées, les motifs pour lesquels les candidatures présentées sur l'offre d'emploi qu'elle avait proposée en qualité d'agent de sécurité avaient été rejetées. Par suite, le préfet du Nord, qui ne s'est pas cru lié par les éléments ainsi énoncés dans l'avis émis par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi et qui n'était pas tenu de demander à M. A de compléter sa demande, n'a pas commis d'erreur de droit, en retenant de telles circonstances, et n'a pas davantage entaché sa décision d'illégalité, alors même que l'intéressé a précédemment exercé une activité salariée dans le domaine de la sécurité et qu'il était titulaire d'une autorisation provisoire de séjour ainsi que d'un contrat de travail à durée indéterminée en date du 6 mai 2021, au regard des dispositions précitées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en refusant de faire droit à la demande de titre de séjour présentée par M. A. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

7. En troisième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé.

8. M. A soutient que l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, ainsi qu'il a été dit au point 2, la demande présentée par M. A tendait à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris sous l'article L. 421-1 du même code. Par ailleurs, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que l'autorité préfectorale n'a pas procédé à un examen d'un éventuel droit au séjour de M. A au titre des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, en application du principe rappelé au point 7, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté, en ce qu'il refuse la délivrance à M. A d'un titre de séjour, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit est, ainsi d'ailleurs que les premiers juges l'ont relevé, inopérant.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. M. A soutient que l'arrêté contesté, en ce qu'il lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, méconnaît le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges au point 10 du jugement attaqué.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 10 que M. A, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.

12. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté par les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, qui renvoient au point 10 du jugement attaqué.

13. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que le préfet du Nord, en faisant obligation à M. A de quitter le territoire français, aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, doit, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, être écarté.

Sur la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

14. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 et aux points 11 à 13 que M. A, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire, n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

Sur la décision fixant le pays de destination :

15. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 et aux points 11 à 13 que M. A, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination, n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par application des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et à Me Dewaele.

Copie en sera adressée au préfet du Nord.

Fait à Douai, le 7 avril 2022.

Le président de la 4ème chambre,

Signé : Christian Heu

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

La greffière,

Nathalie Roméro

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