LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-22DA00638

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-22DA00638

mardi 10 mai 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-22DA00638
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP CARON-AMOUEL-PEREIRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif d'Amiens, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 9 décembre 2021 par lequel la préfète de la Somme lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ainsi que l'arrêté du même jour par lequel la préfète de la Somme l'a assigné à résidence à Amiens pour une durée de six mois, d'autre part, d'enjoindre à la préfète de la Somme de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir.

Par un jugement n° 2104043 du 10 février 2022, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 18 mars 2022, M. B, représenté par Me Pereira, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement;

2°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 9 décembre 2021 par lequel la préfète de la Somme lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, d'autre part, l'arrêté du même jour par lequel la préfète de la Somme l'a assigné à résidence à Amiens pour une durée de six mois ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la Somme de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est entachée d'irrégularité, faute d'examen préalable de la demande de titre de séjour qu'il entendait faire enregistrer le 9 décembre 2021 ;

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'il est au nombre des étrangers devant se voir délivrer, en raison de leur état de santé, un titre de séjour, en application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne pouvant faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est disproportionnée et entachée d'erreur d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :

- cette décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.

- les modalités de contrôle de l'assignation à résidence sont excessives.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. M. A B, de nationalité marocaine, né le 1er janvier 1957 à Beni Oulichek (Maroc), est entré en France le 13 octobre 2010, selon ses déclarations, sous couvert d'un passeport national revêtu d'un visa court séjour délivré le 5 octobre 2010. Il a sollicité, le 12 septembre 2017, la régularisation de sa situation administrative pour motifs exceptionnels ou considérations humanitaires. Par un arrêté du 9 février 2018, le préfet de la Somme a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement du 24 mai 2018, confirmé par une ordonnance du 17 septembre 2018 du président de la cour administrative d'appel de Douai, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté. M. B, qui s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français, a effectué des démarches en vue de déposer une demande de titre de séjour. Toutefois, la préfète de la Somme, par un arrêté du 9 décembre 2021, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un second arrêté du même jour, la préfète de la Somme l'a assigné à résidence à Amiens pour une durée de six mois. M. B relève appel du jugement du 10 février 2022 par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que cet arrêté, après avoir visé ou mentionné, notamment, les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, fait état d'éléments propres à la situation personnelle ou familiale de M. B. Cet arrêté, alors même qu'il ne mentionne pas la présence en France de l'une des sœurs et de l'un des enfants de l'intéressé, est donc suffisamment motivé, tant en droit qu'en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cet arrêté doit être écarté.

4. En deuxième lieu, le fait que M. B, qui avait précédemment fait l'objet d'un refus de titre de séjour et d'une mesure d'éloignement par un arrêté du 9 février 20218 auquel il n'a pas déféré, ait entrepris des démarches en vue de déposer une nouvelle demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour, qui n'avait cependant pas encore été enregistrée en préfecture, ne faisait pas obstacle, par lui-même, à ce que la préfète de la Somme, du fait de l'irrégularité de son séjour en France, lui fasse obligation de quitter le territoire français.

5. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que la préfète de la Somme, pour faire obligation à M. B de quitter le territoire français, a procédé à un examen particulier et attentif de la situation de l'intéressé au regard du droit au séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. B, qui n'avait d'ailleurs pas encore déposé de demande de titre de séjour à la date d'édiction de l'arrêté contesté, doit être écarté.

6. En quatrième lieu, M. B soutient que l'arrêté contesté est entaché de plusieurs erreurs de fait. Toutefois, d'une part, le fait que l'arrêté contesté mentionne, alors que ce rappel ne constitue pas le fondement de la mesure d'éloignement, que M. B a fait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français par un jugement du 14 mars 1985 du tribunal de Creil, sans indiquer que cette décision a donné lieu à un classement, n'est pas constitutif d'une erreur de fait susceptible d'affecter la légalité de cet arrêté. D'autre part, l'arrêté contesté n'est pas entaché d'erreur de fait en ce qu'il mentionne que l'intéressé est entré sur le territoire français en 2010 alors même, et cette circonstance n'est pas rappelée dans cet arrêté, qu'il a résidé antérieurement sur le territoire français. Enfin, cet arrêté n'est pas davantage entaché d'erreur de fait en ce qu'il mentionne que M. B est marié, alors même que celui-ci indique qu'il n'aurait pu " officialiser sa séparation de fait " de son épouse au motif qu'il ne serait pas retourné au Maroc " depuis très longtemps ".

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".

8. M. B soutient que son état de santé est tel qu'il est en droit de prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et faisait obstacle à l'édiction à son encontre d'une mesure d'éloignement. Ce faisant, le requérant peut être regardé comme soulevant un moyen tiré de ce qu'il serait au nombre des étrangers ne pouvant faire l'objet d'une mesure d'éloignement en application des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, M. B, s'il fait valoir qu'il est atteint d'une insuffisance rénale chronique au stade 3, d'hypertension artérielle et d'un diabète sévère, ne produit aucun élément de nature à établir, à supposer même que le défaut de prise en charge pourrait avoir sur lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, qu'il ne pourrait effectivement accéder à un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de la violation des dispositions précitées des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

9. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Si M. B soutient que l'arrêté contesté, en ce qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs, suffisamment circonstanciés, retenus à bon droit par les premiers juges au point 9 du jugement attaqué.

11. En septième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu de ce qui a été dit au point 10 qui renvoie au point 9 du jugement attaqué, que la préfète de la Somme, en lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (). ".

13. Il ressort des pièces du dossier que, ainsi que l'arrêté contesté le relève, M. B, qui est entré en France en octobre 2010, a précédemment fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré. Si le requérant se prévaut de la présence en France, notamment, de l'une de ses sœurs et de l'un de ses enfants, il ne ressort pas des pièces du dossier que des circonstances humanitaires auraient fait obstacle à ce que l'autorité préfectorale fasse interdiction à M. B, qui ne fait état d'aucune insertion particulière sur le territoire français, de retour sur le territoire français pour une durée d'un an alors qu'il n'est pas établi qu'il ne pourrait effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays ou qu'un obstacle ferait obstacle au maintien des liens avec les membres de sa famille installés en France. Dans ces conditions, la préfète de la Somme, en faisant interdiction à M. B de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché cette décision d'une erreur d'appréciation, tant dans son principe que dans sa durée, ni même d'une violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :

14. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1°L'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire () n'a pas été accordé ; / ".

15. En premier lieu, M. B, qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, entrait dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 731-3 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de la Somme, qui a pris en compte la situation sanitaire et a assigné l'intéressé à résidence à Amiens, qui est son lieu de résidence, pour une durée maximale de six mois dans l'attente du rétablissement des liaisons aériennes, se serait crue tenue d'assigner M. B à résidence au seul motif qu'il avait précédemment fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.

16. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, alors même que l'intéressé fait l'objet d'un suivi médical, que la préfète de la Somme, en assignant M. B à résidence à son domicile situé à Amiens pour une durée de six mois, en vue de l'exécution de la mesure d'éloignement, aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier que les modalités de contrôle permettant à l'administration de s'assurer du respect de l'obligation d'assignation à résidence, définies dans l'arrêté contesté, feraient obstacle à ce que l'intéressé puisse poursuivre son traitement médical et se rendre aux consultations médicales qui seraient arrêtées au cours de cette période alors que l'arrêté contesté se borne à lui prescrire de se rendre chaque mardi au commissariat d'Amiens en vue de faire constater le respect par lui de l'assignation à résidence et de demeurer à son domicile chaque jour de 15h00 à 17h00 tout en précisant qu'il pourra être autorisé, sur demande, à sortir de son domicile durant ce créneau horaire. Le moyen tiré du caractère excessif des modalités de contrôle de l'assignation à résidence doit donc être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sur le fondement des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et à Me Pereira.

Copie en sera adressée à la préfète de la Somme.

Fait à Douai, le 10 mai 2022.

Le président de la 4ème chambre,

Signé : Christian HEU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

La greffière,

Nathalie Roméro

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions