LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-22DA00805

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-22DA00805

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-22DA00805
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e chambre - formation à 3
Avocat requérantSELARL CARBONNIER LAMAZE RASLE & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L'association Notre-Dame de Riaumont a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler la décision du 30 septembre 2019 par laquelle la rectrice de l'académie de Lille a radié l'établissement d'enseignement professionnel privé hors contrat Saint-Jean Bosco de son immatriculation au sein du répertoire académique et ministériel des établissements du système éducatif.

Par un jugement n° 1909954 du 18 mars 2022, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 12 avril 2022, l'association Notre-Dame de Riaumont, représentée par Me Morain, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler la décision du 30 septembre 2019 de la rectrice de l'académie de Lille ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie en appel de sa qualité pour agir par la production de ses statuts ;

- elle a intérêt à demander l'annulation de la décision en litige ;

- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle méconnaît le principe du contradictoire prévu à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'erreur de droit dès lors qu'aucun texte ne permet de la déchoir de l'autorisation d'ouverture dont elle était titulaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, la rectrice de l'académie de Lille conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- c'est à bon droit que les premiers juges ont estimé que l'association ne justifiait pas de sa qualité pour agir et ont en conséquence rejeté sa demande comme irrecevable ;

- la production par l'association requérante de ses statuts en appel ne permet pas de régulariser la demande introduite par celle-ci devant le tribunal administratif de Lille ;

- le courrier du 30 septembre 2019 ne fait pas grief ;

- les moyens soulevés par l'association Notre-Dame de Riaumont ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bertrand Baillard, premier conseiller,

- et les conclusions de M. Jean-Philippe Arruebo-Mannier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 22 janvier 2019, le directeur de l'établissement d'enseignement privé hors contrat Saint-Jean Bosco, situé à Liévin (Pas-de-Calais), a informé la rectrice de l'académie de Lille que, compte-tenu de la mise en examen et du placement sous contrôle judiciaire de deux membres du personnel enseignant de l'établissement, il avait été décidé de " renvoyer les élèves momentanément chez eux en demandant aux parents de les inscrire dans un autre établissement au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire ", les personnels chargés des fonctions d'enseignement étant " libérés de leur charge ". En retour, par un courrier du 30 septembre 2019, la rectrice de l'académie de Lille a pris acte de la fermeture de l'établissement, a informé son directeur de la radiation de cet établissement du répertoire académique et ministériel des établissements du système éducatif et lui a indiqué que, en cas nouvel accueil des élèves, il appartenait à l'établissement de procéder à une nouvelle déclaration d'ouverture en application des articles L. 441-1 et L. 441-2 du code de l'éducation. A la suite de la réception de ce courrier, l'association Notre-Dame de Riaumont a présenté au tribunal administratif de Lille une demande tendant à l'annulation de la " décision " du 30 septembre 2019. Par un jugement du 18 mars 2022, le tribunal administratif de Lille a rejeté cette demande comme irrecevable, faute de justification par l'association Notre-Dame de Riaumont de sa qualité pour agir pour le compte de l'établissement d'enseignement Saint-Jean Bosco en l'absence de production de ses statuts. L'association Notre-Dame de Riaumont relève appel de ce jugement.

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ". En vertu de l'article R. 431-1 et R. 431-2 du code de justice administrative, les avocats ont qualité, devant les tribunaux administratifs, pour représenter les parties et signer en leur nom les requêtes et les mémoires, sans avoir à justifier du mandat par lequel ils ont été saisis par leur client. La présentation d'une action par un de ces mandataires ne dispense pas le tribunal administratif de s'assurer, le cas échéant, lorsque la partie en cause est une personne morale, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour engager cette action.

3. Il ressort des pièces du dossier que, malgré la fin de non-recevoir opposée en défense par la rectrice de l'académie de Lille dans un mémoire enregistré le 21 décembre 2020 et communiqué le 22 décembre 2020 au conseil de l'association Notre-Dame de Riaumont par le biais de l'application Télérecours, celui-ci en ayant accusé réception le 28 du même mois, l'association n'a pas produit ses statuts afin de justifier de sa qualité pour agir pour le compte de l'établissement d'enseignement Saint-Jean Bosco. Si l'association Notre-Dame de Riaumont soutient qu'elle avait bien qualité pour agir et produit pour la première fois devant la cour ses statuts ainsi que différents autres documents pour le démontrer, cette production n'est pas de nature à régulariser la demande présentée par celle-ci devant le tribunal administratif de Lille. Par suite, c'est à bon droit que les premiers juges ont accueilli cette fin de non-recevoir et considéré que la demande de l'association Notre-Dame de Riaumont était irrecevable pour ce seul motif.

4. Il résulte de tout ce qui précède que l'association Notre-Dame de Riaumont n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande comme irrecevable. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de l'association Notre-Dame de Riaumont est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à l'association Notre-Dame de Riaumont et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera transmise à la rectrice de l'académie de Lille.

Délibéré après l'audience publique du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Christian Heu, président de chambre,

- M. Mathieu Sauveplane, président-assesseur,

- M. Bertrand Baillard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé : B. BaillardLe président de chambre,

Signé : C. Heu

La greffière,

SGN N. Roméro

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Pour expédition conforme

La greffière,

Nathalie Roméro

N°22DA00805

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions