jeudi 25 août 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA01118 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LUTRAN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Lille, d'une part, d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 4 avril 2022 par lequel le préfet du Nord a prononcé son transfert vers les autorités italiennes et l'a assigné à résidence à Lille pour une durée de quarante-cinq jours, d'autre part, d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir.
Par un jugement n° 2202545 du 13 avril 2022, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
I. Par une requête, enregistrée le 30 mai 2022, sous le n° 22DA01118, M. B, représenté par Me Lutran, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2022 par lequel le préfet du Nord a prononcé son transfert vers les autorités italiennes et l'a assigné à résidence à Lille pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de transfert vers les autorités italiennes :
- cette décision méconnaît les dispositions du 2. de l'article 3 et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- cette décision est entachée d'illégalité, par voie d'exception, en raison de l'illégalité de la décision de transfert.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2022, sous le n° 22DA01425, M. B, représenté par Me Lutran, demande à la cour :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 4 avril 2022 par lequel le préfet du Nord a prononcé son transfert vers les autorités italiennes et l'a assigné à résidence à Lille pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite ;
- la condition tenant à l'existence d'au moins un moyen séreux est également satisfaite ;
- en effet, la décision de transfert méconnaît les dispositions du 2. de l'article 3 et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; de même, la décision portant assignation à résidence est entachée d'illégalité, par voie d'exception, en raison de l'illégalité de la décision de transfert.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européenne et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées, enregistrées sous les n°s 22DA01118 et 22DA01425, présentées par M. B, sont dirigées contre le même jugement ou le même arrêté. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par une seule décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. M. A B, ressortissant soudanais né le 1er janvier 2002 à Ambourou (Soudan), est entré irrégulièrement en France le 27 janvier 2022, selon ses déclarations. Il a sollicité, le 7 mars 2022, son admission au séjour au titre de l'asile. La consultation du fichier Eurodac a permis à l'administration d'établir que les empreintes digitales de M. B avaient été relevées en Italie le 3 avril 2021, ainsi d'ailleurs qu'en France le 10 juin 2021, et que l'intéressé avait précédemment fait l'objet d'un transfert effectif en Italie le 14 janvier 2022 conformément aux dispositions du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. Les autorités italiennes ont, en conséquence, de nouveau été saisies, le 11 mars 2022, d'une demande de reprise en charge sur le fondement des dispositions de l'article 18-1 b) du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. Elles ont donné implicitement leur accord, le 26 mars 2022, en application des dispositions du 2. de l'article 25 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. Le préfet du Nord, par un arrêté du 4 avril 2022, a prononcé le transfert de M. B vers les autorités italiennes et l'a assigné à résidence à Lille dans l'attente de l'exécution de ce transfert. M. B relève appel du jugement du 13 avril 2022 par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
En ce qui concerne la décision de transfert :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () / 2. Lorsqu'aucun État membre responsable ne peut être désigné sur la base des critères énumérés dans le présent règlement, le premier État membre auprès duquel la demande de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen. / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. / () ". Aux termes de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants ".
5. L'Italie étant membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il doit alors être présumé que le traitement réservé aux demandeurs d'asile dans cet Etat membre est conforme aux exigences de la convention de Genève ainsi qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette présomption n'est toutefois pas irréfragable lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il existe des défaillances systématiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'Etat membre responsable, impliquant un traitement inhumain ou dégradant. Dans cette hypothèse, il appartient à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités italiennes répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile.
6. D'une part, M. B soutient que les autorités italiennes ont prononcé à son encontre une mesure d'éloignement, le 14 janvier 2022, alors qu'il avait sollicité l'asile dans ce pays " pour la deuxième fois ". Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les autorités italiennes, qui sont tenues, en vertu des dispositions du 7. de l'article 40 de la directive 2013/32/UE du 26 juin 2013 relatives à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale, de procéder à l'examen de la demande de protection présentée par l'intéressé, ne procéderaient pas à l'examen de la demande d'asile introduite par l'intéressé, ou n'y auraient pas déjà procédé, dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le droit d'asile.
7. D'autre part, le requérant, qui souffre de troubles psychiatriques, soutient que l'arrêté prononçant son transfert vers l'Italie est susceptible de l'exposer à un risque de traitements inhumains ou dégradants dès lors que la continuité des soins dont il peut bénéficier en France à raison de ses problèmes de santé, n'est pas certaine en Italie. Il invoque, à l'appui de ce moyen, un article de l'organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) relatif à des défaillances du système de santé italien concernant l'accueil de personnes souffrant de ce type de pathologies et produit des certificats médicaux établis en France mentionnant un état de stress post-traumatique. Toutefois, les éléments ainsi avancés par M. B ne sont pas de nature à établir que son transfert aux autorités italiennes chargées d'examiner sa demande d'asile l'exposerait à une rupture de la continuité de sa prise en charge médicale ou à une aggravation de son état de santé en lien avec l'état des structures médicales en Italie ou les conditions de prise en charge dans ce pays des demandeurs d'asile. Il ne ressort donc pas des pièces du dossier que la prise en charge de l'intéressé par les autorités italiennes ne répondrait pas à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile ou que son transfert vers l'Italie l'exposerait à un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants.
8. Il suit de là que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées du 2 de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
9. En second lieu, aux termes de l'article 17 du même règlement : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'Etat membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'Etat membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ". La faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile
10. M. B, en soutenant que le préfet du Nord aurait dû faire usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, doit être regardé comme soulevant un moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions de l'article 17 dudit règlement, en ne faisant pas usage de la faculté qu'elles ouvrent de procéder à l'examen de sa demande d'asile. Toutefois, si le requérant soutient qu'il a rejoint la France et " les membres de sa famille y résidant " en vue notamment de trouver une assistance pour ses démarches et les " besoins de la vie quotidienne ", il n'établit pas la présence en France de membres de sa famille, ni même, en tout état de cause, l'existence de liens d'une particulière intensité avec lesdits membres de sa famille pour le cas où certains d'entre eux résideraient en France. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ne pourrait accéder en Italie à une prise en charge appropriée à son état de santé psychique. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Nord, en ne faisant pas usage de la faculté offerte par les dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 de procéder à l'examen de sa demande d'asile, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 11 que M. B, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision portant assignation à résidence, n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision de transfert vers les autorités italiennes.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B, enregistrée sous le n° 22DA01118, est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction, sur le fondement des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
13. Dès lors qu'il est statué sur le fond du litige, les conclusions de M. B tendant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 4 avril 2022 du préfet du Nord, sont devenues sans objet.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Les conclusions à fin d'annulation du jugement attaqué étant rejetées et celles tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté contesté étant devenues sans objet, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
15. Les conclusions de M. B tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent qu'être rejetées dès lors que l'Etat n'a pas la qualité de partie perdante à l'instance.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 4 avril 2022 du préfet du Nord.
Article 2 : La requête de M. B, enregistrée sous le n° 22DA01118, ainsi que le surplus des conclusions de la requête n° 22DA01425, sont rejetés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Lutran.
Copie en sera transmise au préfet du Nord.
Fait à Douai, le 25 août 2022.
Le président de la 4ème chambre,
Signé : Christian Heu
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nathalie Romero
N°22DA01118, 22DA01425
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026