mercredi 9 novembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA01125 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET HUON ET SARFATI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler les arrêtés du 12 mars 2020 par lesquels le maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf a refusé de lui délivrer des permis de construire, ensemble la décision implicite ayant rejeté son recours gracieux.
Par un jugement n° 2004146 du 24 mars 2022, le tribunal administratif de Rouen a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 30 mai 2022, Mme B, représentée par Me Benoît Arvis, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir ces décisions ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf la somme de 3 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
En ce qui concerne la procédure suivie devant le tribunal :
2. Le tribunal a communiqué au conseil de Mme B un moyen d'ordre public tiré de la compétence liée du maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf huit jours avant l'audience, le 2 mars 2022, et ce conseil a produit une réponse circonstanciée le 7 mars 2022. Dans ces conditions, le moyen de l'appelante tiré, sur le fondement des articles L. 5 et R. 611-7 du code de justice administrative, de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
En ce qui concerne l'exercice de son office par le tribunal :
3. Mme B a excipé devant le tribunal de l'illégalité du classement de sa parcelle en zone rouge du plan de prévention des risques d'inondation, aux motifs que le plan local d'urbanisme avait classé cette parcelle en zone urbanisable et que ses voisins avaient été autorisés à construire, et a demandé au tribunal, pour lui permettre de démontrer le bien-fondé de ce moyen, d'ordonner à la commune de produire les autorisations d'urbanisme délivrées sur d'autres parcelles.
4. Si le tribunal n'a pas fait droit à cette demande, le moyen de l'appelante tiré de la nécessité de la mise en œuvre par le tribunal de ses pouvoirs généraux d'instruction des requêtes en vue de la production de ces autorisations d'urbanisme à l'instance n'a pas été assorti des précisions permettant à la cour d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les autres moyens :
5. Si l'appelante s'est également référée, sans autre précision, à ses autres moyens de première instance, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs du jugement.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
6. La demande présentée par l'appelante, partie perdante, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.
Fait à Douai, le 9 novembre 2022.
Le président de la 1ère chambre,
Signé:
Marc Heinis
La République mande et ordonne au préfet de Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Christine Sire
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026