jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA01525 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ADEKWA LILLE METROPOLE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Acoustibel et la société Montmirail, son assureur, ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Lille, sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, à être mises hors de cause de l'expertise ordonnée à la demande de la communauté d'agglomération de Cambrai portant sur les désordres relatifs au projet de restructuration et d'extension d'un bâtiment du patrimoine pour l'implantation d'un laboratoire culturel à Cambrai.
Par une ordonnance n° 2104792 du 30 juin 2022, la juge des référés du tribunal administratif de Lille a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2022, les sociétés Acoustibel et Montmirail, représentées par Me Houyez, demandent à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de prononcer leur mise hors de cause.
Elles soutiennent que :
- la requête est recevable dès lors qu'elle a été enregistrée dans le délai de deux mois suivant la date de la première réunion d'expertise ;
- l'ordonnance méconnaît l'article R. 532-3 du code de justice administrative compte tenu du fait qu'aucune partie ne s'est opposée à leur mise hors de cause et que l'expert a expressément donné son accord.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2022, la société MMA Iard, représentée par Me Vergaigne, s'en remet à la sagesse de la cour.
La requête a été communiquée à la communauté d'agglomération de Cambrai, à la société Ramery bâtiment, à la société SMA SA, à la société Horizons, à la société MMA Iard assurances mutuelles, à la société Avalone architectes, à la Mutuelle des architectes de France assurances, à M. B C, au cabinet Pascal Dupuis, à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), au Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne Berim, à la société AGI2D, à la société H. Chevalier Nord, à la société régionale de charpente et de menuiserie (SRCM), à la société Création bois concept, à la société Farasse fluides, à la société Spie industrie et tertiaire, à la compagnie Allianz, à la société Com.Form et à la société Lloyd's insurance company qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté d'agglomération de Cambrai a engagé une opération de restructuration et d'extension d'un bâtiment pour l'implantation d'un laboratoire culturel à Cambrai. Divers désordres étant apparus postérieurement aux travaux, elle a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Lille de prescrire une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a, par une ordonnance du 20 septembre 2021, fait droit à cette demande et a appelé à l'expertise la société Acoustibel, acousticien qui faisait partie du groupement conjoint de maitrise d'œuvre. Le juge des référés du tribunal administratif de Lille ayant été saisi d'une seconde requête par une des parties à l'expertise, tendant à la mise en cause d'une autre société, la société Acoustibel et la société Montmirail, son assureur, ont présenté des conclusions tendant à leur mise hors de cause, qui ont été rejetées par ordonnance du 30 juin 2022, dont ces sociétés relèvent appel en tant qu'elle a rejeté leurs conclusions.
2. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. (). ".
3. Il résulte de l'instruction qu'aucune des réclamations formées par la communauté d'agglomération de Cambrai ne concerne l'intervention de la société Acoustibel et que, par un courriel du 27 mai 2022, l'expert judiciaire a indiqué qu'il n'était constaté aucun désordre lié à l'acoustique et qu'il ne s'opposait pas à la mise hors de cause de la société Acoustibel. Dans ces conditions, la société Acoustibel, qui a été appelée à l'expertise uniquement en raison de sa participation au marché, et la société Montmirail sont fondées à demander l'annulation de l'ordonnance du 30 juin 2022 en tant qu'elle a rejeté leur demande de mise hors de cause des opérations d'expertise.
ORDONNE :
Article 1er : L'article 2 de l'ordonnance n° 2104792 du 30 juin 2022 est annulé.
Article 2 : Les sociétés Acoustibel et Montmirail sont mises hors de cause de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 20 septembre 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Lille.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Acoustibel, à la société Montmirail, à la communauté d'agglomération de Cambrai, à la société Ramery bâtiment, à la société SMA SA, à la société Horizons, à la société MMA Iard assurances mutuelles, à la société Avalone architectes, à la Mutuelle des architectes de France assurances, à M. B C, au cabinet Pascal Dupuis, à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), au Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne Berim, à la société AGI2D, à la société H. Chevalier Nord, à la société régionale de charpente et de menuiserie (SRCM), à la société Création bois concept, à la société Farasse fluides, à la société Spie industrie et tertiaire, à la compagnie Allianz, à la société Com.Form, à la société Lloyd's insurance company, à la société MMA Iard et à M. A D, expert.
Fait à Douai le 17 novembre 2022.
La présidente de la Cour,
Signé
Nathalie Massias
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Bénédicte Gozé
N°22DA01525
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
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La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026