jeudi 11 août 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA01618 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MALLE TITRAN FRANCOIS AVOCATS ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La commune de Leffrinckoucke a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Lille de prescrire une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les désordres qui affectent la piscine municipale.
Par une ordonnance n° 2103925 du 10 septembre 2021, rectifiée par l'ordonnance du 8 novembre 2021, la juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné M. B A en qualité d'expert.
Par lettre enregistrée le 20 juin 2022, la commune de Leffrinckoucke a souhaité mettre fin aux opérations d'expertise.
Par une ordonnance du 11 juillet 2022, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Lille en application de l'article R. 621-1-1 du code de justice administrative a mis fin aux opérations de l'expertise ordonnée le 10 septembre 2021.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2022, la société BC Nord, représentée par Me Claire Titran, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 11 juillet 2022 en tant qu'elle ne statue pas sur sa demande tendant au remboursement des frais irrépétibles engagés dans le cadre de la procédure n° 2103925-9 initiée par la commune ;
2°) de condamner la commune de Leffrinckoucke à lui verser la somme de 2 500 euros au titre des frais irrépétibles qu'elle a été contrainte de débourser dans la procédure de première instance ;
3°) et de mettre à la charge de la commune la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la magistrate déléguée aux référés n'a pas pris en compte le mémoire déposé au soutien des intérêts de la société BC Nord tendant au remboursement des frais irrépétibles engagés dans le cadre de la procédure initiée par la commune, alors qu'elle était compétente pour statuer sur les demandes formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 1er décembre 2021 la présidente de la cour a désigné Mme C D pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 5..) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 621-1-1 du même code : " Le président de la juridiction peut désigner au sein de sa juridiction un magistrat chargé des questions d'expertise et du suivi des opérations d'expertise. / L'acte qui désigne le magistrat chargé des expertises peut lui déléguer tout ou partie des attributions mentionnées aux articles aux articles R. 621-2, R. 621-4, R. 621-5, R. 621-6, R. 621-7-1, R. 621-8-1, R. 621-11, R. 621-12, R. 621-12-1 et R. 621-13 ".
3. L'ordonnance par laquelle la magistrate déléguée aux référés en application de ces dispositions a mis fin aux opérations d'expertise ordonnées par la juge des référés ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours contentieux. Par suite, les conclusions de la société BC Nord tendant à l'annulation de l'ordonnance du 11 juillet 2022 mettant fin aux opérations de l'expertise ordonnée le 10 septembre 2021, en tant qu'elle ne statue pas sur sa demande tendant au remboursement des frais irrépétibles engagés dans le cadre de la procédure n° 2103925-9 initiée par la commune, sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées, y compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société BC Nord est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société BC Nord.
Une copie sera transmise pour information à la commune de Leffrinckoucke.
Fait à Douai, le 11 août 202La présidente-assesseure de la 2ème chambre,
Signé : Aurélie D
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Bénédicte Gozé
N°22DA01618
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026