mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA01728 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'association " Ecole et famille A " a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler la décision de la commune de Wattrelos rejetant le recours indemnitaire formé le 3 mai 2017, d'annuler l'arrêté préfectoral du 22 mai 2019 rejetant le recours formé en application de l'article L. 442-5-2 du code de l'éduction et de condamner la commune de Wattrelos à lui verser la somme de 707 437,98 euros avec intérêts au taux légal à compter du 3 mai 2017 et capitalisation des intérêts.
Par un jugement n° 1906428 du 3 juin 2022, le tribunal administratif de Lille a jugé dans son article 1 que les dépenses de la commune de Wattrelos par élève de l'enseignement public s'établissaient, s'agissant des écoles élémentaires, à 850,58 euros pour l'année 2015-2016, à 890 euros pour l'année 2016/2017 et à 930,25 euros pour l'année 2017/2018, dans son article 2 que l'arrêté du préfet du Nord du 22 mai 2019 était reformé en ce qu'il avait de contraire à l'article 1, dans son article 3, que la commune de Wattrelos verserait à l'association " Ecole et famille A " la somme de 299 066,86 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 26 juillet 2019 avec capitalisation des intérêts à cette date et à chaque échéance annuelle pour produire eux-mêmes intérêts, dans son article 4, que les dépens étaient répartis entre la commune de Wattrelos pour 40 %, l'Etat pour 40 % et l'association " Ecole et famille A " pour 20 % et, enfin, dans son article 5, a mis à la charge de la commune de Wattrelos la somme de 1 500 euros à verser à l'association " Ecole et famille A " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2022, la commune de Wattrelos, représentée par Me Christophe Cabanes, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande de l'association " Ecole et famille A " ;
3°) de mettre à la charge de l'association " Ecole et famille A " la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 761-1 du code de justice administrative.
Par un acte, enregistré le 7 mai 2024, la commune de Wattrelos déclare se désister purement et simplement de l'instance.
Par un acte, enregistré le 23 mai 2024, l'association " Ecole et famille A " demande à la cour de donner acte du désistement de la commune de Wattrelos.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Le désistement de la commune de Wattrelos est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Wattrelos.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Wattrelos et à l'association " Ecole et famille A ".
Copie sera transmise pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet du Nord.
Fait à Douai, le 5 juin 2024
La présidente de la 1ère chambre,
Signé : G. Borot
La République mande et ordonne au ministère de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Nathalie Romero
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026