jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA02386 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif d'Amiens :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 septembre 2021 par lequel la préfète de l'Oise lui a ordonné de se dessaisir des armes, de munitions et de leurs éléments de toute catégorie qui se trouvaient en sa possession dans un délai de trois mois et a retiré la validation de son permis de chasse, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la préfète de reconnaître la validité de son permis de chasse.
Par une ordonnance no 2200862 du 23 septembre 2022, la présidente de la première chambre du tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. B.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2022, M. B, représenté par Me Jean-Florent Martin, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 23 septembre 2023 du tribunal administratif d'Amiens ;
2°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2021, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux formé contre cet arrêté ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de reconnaître la validité de son permis de chasser et le droit de détenir une arme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () et aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. () ".
3. Par l'ordonnance attaquée du 23 septembre 2022, le président de la première chambre du tribunal administratif d'Amiens a, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejeté comme tardive et manifestement irrecevable la demande de M. B au motif que celui-ci n'avait pas produit, en dépit de la demande de régularisation qui lui avait été adressée, la preuve du dépôt d'un recours gracieux formé contre la décision attaquée attestant de l'interruption du délai de recours contentieux contre cette décision.
4. Si M. B indique ne pas avoir reçu de demande de régularisation du tribunal et produit en appel la preuve de dépôt de son recours gracieux, il ressort des pièces du dossier de première instance que le greffe du tribunal administratif d'Amiens a adressé au conseil de M. B, le 14 mars 2022, au moyen de l'application Télérecours, une demande de régularisation l'invitant à justifier de l'envoi d'un recours administratif. Le conseil de M. B est réputé avoir accusé réception de ce courrier le 16 mars 2022 en application de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, sans que le requérant puisse utilement invoquer une erreur d'adresse dans l'application Télérecours, l'adresse portée dans cette application étant de la responsabilité de son conseil. Ainsi, dès lors que le requérant n'a pas apporté, en première instance, la preuve qu'un recours administratif avait interrompu le délai de recours contentieux, sa requête ayant été introduite plus de deux mois après la notification de l'arrêté préfectoral litigieux, c'est à bon droit que le premier juge a considéré que cette requête était tardive et par suite manifestement irrecevable.
5. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande. Dès lors, la requête doit être rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Douai, le 2 février 2023.
La présidente de la cour,
Signée
N. Massias
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Bénédicte GOZE
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N°22DA02386
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026