mardi 21 février 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA02467 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROBIQUET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille :
1°) d'annuler la décision du 10 mai 2022 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande tendant au bénéfice de l'allocation de reconnaissance ;
2°) d'enjoindre à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de réexaminer son dossier et de lui accorder le bénéfice de l'allocation de reconnaissance.
Par une ordonnance no 2203729 du 26 juillet 2022, la présidente de la troisième chambre du tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de M. A.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2022, M. A, représenté par Me Camille Robiquet, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 26 juillet 2022 du tribunal administratif de Lille ;
2°) d'annuler la décision du 10 mai 2022 par laquelle l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande tendant au bénéfice de l'allocation de reconnaissance ;
3°) d'enjoindre à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de réexaminer sa demande.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 27 septembre 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°2005-158 du 23 février 2005 ;
- la loi n°213-1168 du 18 décembre 2013 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Ils peuvent, de même, annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5° et 7° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application des 1° à 7° ".
2. Aux termes de l'article R. 441-1 du code de justice administrative : " Les parties peuvent, le cas échéant, réclamer le bénéfice de l'aide juridictionnelle prévue par la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ".
3. Par l'ordonnance attaquée du 26 juillet 2022, la présidente de la troisième chambre du tribunal administratif de Lille a, sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejeté la demande de M. A tendant à l'annulation la décision du 10 mai 2022 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande tendant au bénéfice de l'allocation de reconnaissance.
4. Or il ressort des pièces du dossier que M. A avait déposé, le 6 juillet 2022, une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'avait pas encore été statué à la date à laquelle le premier juge s'est prononcé. Dès lors, et dans la mesure où sa demande tendant à l'annulation de la décision du 10 mai 2022 n'était pas entachée d'une irrecevabilité manifeste, M. A est fondé à soutenir que le premier juge ne pouvait, sans entacher son ordonnance d'irrégularité, la rejeter sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative avant la décision du bureau d'aide juridictionnelle. Il y a lieu, par suite, d'annuler l'ordonnance attaquée et, par la voie de l'évocation, de se prononcer sur la demande présentée par M. A devant le tribunal administratif de Lille.
5. Aux termes de l'article 52 de la loi du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 visée ci-dessus : " () III La demande de bénéfice de l'allocation de reconnaissance prévue à l'article 6 de la loi n°2005-158 du 23 décembre 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est présentée dans un délai d'un an suivant l'entrée en vigueur de la présente loi ". Il résulte de ces dispositions que la demande de M. A, tendant au bénéfice de l'allocation de reconnaissance prévue à l'article 6 de la loi du 23 février 2005, présentée le 25 mars 2022, soit postérieurement au délai d'un an prévu à l'article 52 de la loi du 18 décembre 2013 était tardive. Par suite, l'ensemble des moyens dirigés contre la décision de refus que l'Office national des anciens combattant et des victimes de guerre a opposée à M. A sont inopérants. Par suite, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sa demande ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions.
ORDONNE :
Article 1er : L'ordonnance du 26 juillet 2022 de la présidente de la troisième chambre du tribunal administratif de Lille est annulée.
Article 2 : La demande présentée par M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Douai, le 21 février 2023.
La présidente de la cour,
Signée
N. Massias
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Bénédicte GOZE
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N°22DA02467
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026