jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-22DA02695 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | NDIAYE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif d'Amiens, d'une part, d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, d'autre part, d'enjoindre à la préfète de l'Oise de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2203173 du 30 novembre 2022, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Amiens a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2022, M. A, représenté par Me Ndiaye, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 20 000 euros, cette somme étant celle indiquée dans ses écritures, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- l'arrêté contesté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les énonciations de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est entachée d'illégalité, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- cette décision est entachée d'illégalité, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles est entachée d'une erreur d'appréciation dans son principe et en ce qu'elle fixe à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B A, ressortissant sénégalais, né le 6 juin 1978 à Nabadji (Sénégal), est entré irrégulièrement en France en 2017, selon ses déclarations. Il a présenté, le 19 avril 2013, une demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un avis du 1er août 2013, le médecin de l'agence régionale de santé a estimé que l'état de santé de M. A ne nécessitait pas une prise en charge médicale. Par un arrêté du 26 septembre 2013, le préfet de l'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. A s'est toutefois vu délivrer, le 14 juin 2017, une autorisation provisoire de séjour valable uniquement trois mois. M. A, qui s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français, a sollicité, le 15 mai 2020, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 10 mars 2021, la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par un jugement du 20 juillet 2021, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A tendant à l'annulation de cet arrêté. L'intéressé, qui n'a pas déféré à cette mesure d'éloignement, a été placé en retenue pour vérification de son droit au séjour le 29 septembre 2022. Par un arrêté du 30 septembre 2022, la préfète de l'Oise, après avoir constaté que l'intéressé ne justifiait d'aucun droit au séjour et avait fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement auxquelles il n'avait pas déféré, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un jugement du 30 novembre 2022, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A tendant à l'annulation de cet arrêté. M. A relève appel de ce jugement.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté contesté :
3. En premier lieu, il ressort des pièces produites en première instance par l'administration que, par un arrêté du 5 août 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. Lime, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, signataire de l'arrêté contesté, à l'effet de signer, notamment, toutes les décisions en matière de police des étrangers. Par suite, et alors que cette délégation n'est entachée d'aucune illégalité au regard de son objet ou de son étendue, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que la préfète de l'Oise, pour faire obligation à M. A de quitter le territoire français, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire et fixer le pays de renvoi, a mentionné précisément les éléments de fait permettant de caractériser la situation de l'intéressé, au regard de chacune des décisions contestées, et a indiqué les dispositions, applicables à l'espèce, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En particulier, l'arrêté contesté relève que l'intéressé, qui est célibataire et sans enfant, est, selon ses déclarations, entré irrégulièrement sur le territoire français en 2016, et qu'il ne justifie d'aucun droit au séjour et n'a pas déféré à deux précédentes mesures d'éloignement. Cet arrêté relève également que M. A ne justifie d'aucune intégration particulière dans la société française alors même qu'il déclare avoir travaillé clandestinement dans le secteur du bâtiment et qu'il ne justifie pas davantage être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dès lors, l'arrêté contesté, en ce qu'il fait obligation à M. A de quitter le territoire français, refuse de lui accorder un délai de départ volontaire et fixe le pays de renvoi, satisfait aux dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ainsi qu'aux dispositions des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En troisième lieu, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit, conformément aux dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, être motivée. Elle doit donc comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse, à sa seule lecture, en connaître les motifs. L'arrêté contesté, en ce qu'il fait interdiction à M. A de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, comporte un énoncé détaillé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et atteste, compte tenu de sa motivation, de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tant en ce que concerne le principe de cette interdiction que sa durée. Par suite, le moyen tiré par M. A de l'insuffisance de motivation de l'arrêté contesté, en ce qu'il lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui "
7. M. A réitère devant la cour le moyen, déjà soulevé devant le premier juge, tiré de ce que l'arrêté contesté, en ce qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français, méconnaît le droit au respect de la vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit toutefois être écarté par les mêmes motifs que ceux, suffisamment circonstanciés, énoncés à bon droit par le premier juge au point 9 du jugement attaqué. Il en est de même du moyen tiré par M. A de ce que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. En second lieu, en dehors des cas où il satisfait aux conditions fixées par la loi, ou par un engagement international, pour la délivrance d'un titre de séjour, un étranger ne saurait se prévaloir d'un droit à l'obtention d'un tel titre. S'il peut, à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir formé contre une décision préfectorale refusant de régulariser sa situation par la délivrance d'un titre de séjour ou lui faisant obligation de quitter le territoire français, soutenir que la décision du préfet, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation. Par suite, M. A ne peut, en tout état de cause, utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 8 que la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français n'est entachée d'aucune des illégalités invoquées. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français doit être écarté.
10. En second lieu, M. A soutient que le préfet du Nord, en fixant le pays de renvoi, a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Toutefois, alors d'ailleurs que le requérant ne conteste pas ne pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu, selon ses déclarations, jusqu'à l'âge de trente-neuf ans, ces moyens doivent, compte tenu de ce qui a été dit au point 7 qui renvoie au point 9 du jugement attaqué, être écartés.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 8 que la décision faisant obligation à M. A de quitter le territoire français n'est entachée d'aucune des illégalités invoquées. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision faisant interdiction à M. A de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Par ailleurs, si M. A soutient, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi, que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité faute pour l'arrêté contesté de mentionner " qu'il a été en mesure de lire la langue française " et omet de préciser si la présence d'un interprète est obligatoire ou non, il n'assortit pas ce moyen de précisions portant sur les dispositions législatives ou réglementaires qui auraient de ce fait été méconnues.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (). ".
13. D'une part, si M. A soutient, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, que cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen est inopérant dans la mesure où sa situation ne relève pas de ces dispositions qui visent exclusivement le cas où l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'administration ayant d'ailleurs fait application à l'espèce, à bon droit, des dispositions de l'article L. 612-6 du même code.
14. D'autre part, M. A soutient, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, que cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur d'appréciation dans son principe et en ce qu'elle fixe à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, ces moyens doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux, suffisamment circonstanciés, énoncés à bon droit par le premier juge aux points 14 et 15 du jugement attaqué, sous réserve de la substitution de l'article L. 612-6 à l'article L. 612-7 mentionné par le premier juge.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A tendant à l'annulation du jugement du 30 novembre 2022 du tribunal administratif d'Amiens, qui est suffisamment motivé, est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par application des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Oise.
Fait à Douai le 16 mars 2023.
Le président de la 4ème chambre,
Signé : Christian Heu
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière,
Nathalie Roméro
N°22DA02695
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026