mercredi 12 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA00024 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BABELA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de destination et d'enjoindre au préfet, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir.
Par un jugement n° 2101524 du 6 décembre 2022, le tribunal administratif de Rouen a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023, Mme B, représentée par Me Babela, demande à la cour :
1°) d'infirmer le jugement du 6 décembre 2022 du tribunal administratif de Rouen ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous les mêmes conditions d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de
l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet a estimé qu'elle ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a examiné sa demande de titre de séjour en qualité de " salarié " au seul regard des stipulations de l'accord franco-congolais, sans envisager une mesure de régularisation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que, saisi sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ne pouvait lui opposer l'absence de visa long séjour et de contrat de travail visé par l'autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont illégales en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Brazzaville le 31 juillet 1993 ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relatif à la gestion concertée des flux migratoires et
au co-développement signé le 25 octobre 2007 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Ils peuvent, de même, annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5° et 7° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application de l'une des dispositions des 1° à 7° ".
2. Mme B, ressortissante congolaise née le 18 mars 1971 à Brazzaville, déclare être entrée irrégulièrement en France le 13 juillet 2014. Elle a formulé une demande d'asile le 11 décembre 2014, laquelle a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 29 avril 2015, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 28 juin 2016. Le 20 août 2020, Mme B a demandé son admission exceptionnelle au séjour. Par l'arrêté attaqué du 19 mars 2021, le préfet de Seine-Maritime a rejeté cette demande, a obligé la requérante à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée à l'expiration de ce délai. Elle relève appel du jugement du 6 décembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Rouen a rejeté ses demandes.
3. En premier lieu, l'arrêté en cause vise les textes dont il fait application et comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement. Il n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle et familiale de Mme B mais en mentionne les éléments pertinents. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des motifs de l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Maritime n'aurait pas procédé à un examen sérieux et complet de la situation de l'appelante. Ce moyen, à le supposer soulevé, doit également être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée
à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2°
de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ". Aux termes de l'article L. 111-2 du même code : " Le présent code régit l'entrée et le séjour des étrangers en France métropolitaine () / Ses dispositions s'appliquent sous réserve des conventions internationales () ". L'article 13 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 stipule que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ". L'article 10 stipule que : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants congolais doivent posséder un titre de séjour. / () Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Les ressortissants congolais souhaitant exercer une activité salariée en France doivent solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le cas échéant sur le fondement de l'article L. 313-14 de ce code au titre de l'admission exceptionnelle au séjour.
5. Il ressort des termes de l'arrêté que le préfet, après avoir examiné la situation professionnelle de Mme B, a recherché, au titre de son pouvoir de régularisation, si la demande de la requérante répondait à des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Dès lors, comme l'ont relevé les premiers juges, la circonstance que le préfet a mentionné, à tort, que Mme B ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de salariée, au motif que sa situation serait exclusivement régie par l'accord franco-congolais, n'est pas de nature à entacher l'arrêté attaqué d'une erreur de droit dès lors que le préfet a effectivement et néanmoins envisagé sa régularisation à titre exceptionnel pour la refuser. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit par suite être écarté.
6. En troisième lieu, les dispositions précités de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile définissent, pour les personnes qui ne satisfont pas aux conditions fixées par le code pour la délivrance des cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 313-11 ou portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement des 1° et 2°
de l'article L. 313-10 et qui sollicitent leur régularisation, un régime d'admission exceptionnelle au séjour en France. En présence d'une demande de régularisation présentée sur ce fondement, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant par là-même des motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient en effet à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger, ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. D'une part, si comme le fait valoir l'appelante, les dispositions de l'article L. 314-14 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exigent ni la possession d'un visa de long séjour ni la production d'un contrat de travail visé, il ressort toutefois des termes de l'arrêté attaqué que le refus de délivrance du titre de séjour à titre exceptionnel repose sur la circonstance que cette demande d'admission au séjour ne répond pas à des considérations humanitaires ni ne se justifie au regard de motifs exceptionnels. D'autre part, Mme B soutient qu'elle détient, depuis le 16 décembre 2020, un contrat à durée indéterminée en tant que femme de chambre, métier pour lequel il existe une forte demande. Elle indique également avoir occupé, à temps partiel, un emploi similaire sous un autre patronyme au sein de la même société du 8 février 2019 au 16 décembre 2019. Toutefois, ni ces éléments relatifs à la situation professionnelle de l'appelante, ni sa durée de présence en France ne permettent de considérer que le préfet aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les moyens tirés d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, Mme B précise qu'en réalité, elle est hébergée ponctuellement par son frère en région parisienne pour les besoins de son travail. Dans ces conditions, en doutant de la réalité de déplacements journaliers entre le Havre et Bagnolet où elle déclare résider, le préfet n'a pas commis d'erreur de fait. Au demeurant, alors que le préfet motive son refus également par le fait que son employeur ne démontre pas avoir sollicité les organismes compétents pour sa recherche de personnel et qu'elle a travaillé sous une fausse identité, le préfet aurait pris la même décision s'il avait eu connaissance de cette solution d'hébergement. Le moyen tiré d'une erreur de fait doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Mme B fait valoir, comme en première instance, qu'elle réside depuis juillet 2014 de manière habituelle et continue sur le territoire français où demeurent de nombreux membres de sa famille en situation régulière ou disposant de la nationalité française avec lesquels elle entretient des liens étroits. Elle indique être hébergée au Havre et ponctuellement par son frère lorsqu'elle se rend en région parisienne pour des motifs professionnels. Toutefois, Mme B, qui est célibataire sans charge de famille, n'allègue pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge
de quarante-trois ans. Les attestations versées au dossier ne suffisent pas, à elles seules, à démontrer la nécessité de la présence de l'intéressée auprès de ses proches résidant en France. De même, les photographies et les relevés de comptes produits ne permettent pas d'établir l'intensité des liens personnels et familiaux qu'elle prétend entretenir en France. En dépit de son insertion professionnelle, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel la décision a été prise et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier qu'en prenant cette décision, le préfet de
la Seine-Maritime aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 10 que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour est entachée d'illégalité.
12. En dernier lieu, compte-tenu de ce qui a été précédemment exposé, Mme B n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision de refus de séjour au soutien des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Elle n'est pas plus fondée à se prévaloir de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français au soutien des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter sur le fondement des dispositions citées au point 1, y compris en ses conclusions d'injonction ainsi que concernant celles au titre des articles R. 761-1, la présente instance ne comprenant aucun frais qui ne soient pas à la charge de l'Etat, et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Douai le 12 avril 2023.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé : G. Borot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Huls-Carlier
1
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026