mercredi 20 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA00338 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BOUDEWEEL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A et Mme D C épouse A ont demandé au tribunal administratif de Lille de prononcer la décharge des compléments d'impôt sur le revenu et des pénalités qui leur ont été assignés au titre des années 2015 et 2016.
Par une ordonnance n° 2207932 du 22 décembre 2022, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Lille a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 23 février 2023, M. A et Mme C épouse A, représentée par Me Aurélien Boudeweel, demandent à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de prononcer la décharge de ces impositions et pénalités ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Par un mémoire enregistré le 25 juillet 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur les conclusions à fin de décharge :
2. L'insuffisance de motivation de la décision rejetant la réclamation du contribuable n'entache ni la régularité ni le bien-fondé de l'imposition.
3. L'administration a exercé le droit de reprise par la proposition de rectification de 2018, conformément à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, dans les trois années suivant celles au titre desquelles l'imposition était due. Cette proposition a interrompu la prescription en vertu de l'article L. 189 du même livre et ouvert un nouveau délai de reprise de même durée. Les impositions n'étaient donc pas prescrites quand elles ont été mises en recouvrement en 2021.
4. La proposition de rectification, la réponse aux observations du contribuable et la défense devant la cour, toutes communiquées à M. et Mme A, ont exposé et précisé les modalités de calcul des impositions et ces modalités n'ont fait l'objet d'aucune critique précise.
5. Les intérêts de retard, pénalités pour manquement délibéré et majorations pour retard ou défaut de souscription d'une déclaration des articles 1727, 1729 et 1758 A du code général des impôts ont été motivés conformément à l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales, avec indication de leur montant, dans la proposition de rectification.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif a rejeté leur demande.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
7. La demande présentée par les requérants, partie perdante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A et Mme A épouse C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, Mme D C épouse A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie de l'ordonnance sera transmise, pour information, à Me Aurélien Boudeweel et à l'administratrice de l'Etat chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Nord.
.
Fait à Douai, le 20 décembre 2023.
Le président de la 4ème chambre,
Signé : Marc Heinis
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Par délégation,
Le greffier,
Elisabeth Héléniak
N°23DA00338
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026