mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA00950 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | NJEM EYOUM |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler l'arrêté du 3 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer une carte de séjour, l'a obligée à quitter de territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'enjoindre au préfet au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois sous astreinte journalière de 100 euros et de supprimer son inscription dans le système d'information Schengen.
Par une ordonnance n°2301050 du 21 mars 2023, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande.
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023, Mme A, représentée par Me Marianne Njem Eyoum, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 août 2022 du préfet de la Seine-Maritime ;
3°) de supprimer son inscription dans le système d'information Schengen ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, ce, sous astreinte journalière de 100 euros et de supprimer son inscription dans le système d'information Schengen.
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle totale par une décision du 4 mai 2023.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Aux termes de l'article R. 776-1 du code de justice administrative : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions () du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes dirigées contre : / 1° Les décisions portant obligation de quitter le territoire français () ". L'article R. 776-2 du même code dispose que : " () la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire () fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 776-5 du même code : " I. - Le délai de recours contentieux de trente jours mentionné à l'article R. 776-2 n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif () ".
3. Par l'ordonnance attaquée du 21 mars 2023, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Rouen a, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejeté comme tardive la demande de Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 août 2022 du préfet de la Seine-Maritime.
4. Il ressort des pièces du dossier de première instance que l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 3 août 2022 a été notifié à Mme A à l'adresse qu'elle avait indiquée dans sa demande de titre de séjour. Le pli postal comportant la décision, assortie de l'indication des voies et délais de recours, a été retourné à l'administration préfectorale le 10 août 2022 revêtu de la mention " Destinataire inconnu à l'adresse ". Si Mme A fait valoir que son logement est difficilement identifiable du fait de son insertion dans un ensemble de bâtiments administratifs, elle a communiqué son adresse aux services préfectoraux et il lui appartenait de l'assortir de précisions, comme c'est d'ailleurs désormais le cas, permettant au facteur d'identifier son logement ou à, tout le moins, de faire apparaître son nom sur les lieux pour permettre la distribution de son courrier. Le défaut de distribution lui est donc imputable et ainsi le délai de recours a commencé à courir à compter du lendemain de la notification réputée intervenue le 10 août 2022. Par suite, sa demande enregistrée au greffe du tribunal le 12 mars 2023, soit après l'expiration du délai de recours de trente jours était tardive comme l'a retenu à bon droit le premier juge.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif Rouen a rejeté sa demande. Dès lors, la requête doit être rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à Me Marianne Njem Eyoum.
Fait à Douai le 5 septembre 2023.
La présidente de la cour
Signé : Nathalie Massias
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Bénédicte Gozé
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N°23DA00950
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026