LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-23DA01554

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-23DA01554

lundi 22 janvier 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-23DA01554
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLEFEVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel le préfet de l'Aisne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, d'annuler l'arrêté du 25 juin 2023 par lequel le préfet de l'Aisne l'a assigné à résidence et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure et d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation.

Par un jugement n° 2302109, 2302158 du 4 juillet 2023, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Amiens a rejeté ses demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 1er août 2023, M. A, représenté par Me Lefevre, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler ces arrêtés ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec une astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement est insuffisamment motivé et a violé le principe du contradictoire ;

- il a été empêché de déposer une demande de régularisation du fait de la surcharge de la plate-forme des services de la préfecture et il a été victime d'un refus de guichet, par suite il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure ;

- la décision refusant un délai de départ volontaire méconnaît le 4. de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil européen du 16 décembre 2008 ;

- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'empêche de se défendre devant les juridictions ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision interdisant le retour sur le territoire français sera annulée du fait de l'illégalité de la décision qui la fonde ;

- elle est disproportionnée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision d'assignation à résidence est disproportionnée.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 21 septembre 2023 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. A, ressortissant marocain né le 20 août 1986, déclare être entré en France le 13 avril 2013. Il relève appel du jugement du 4 juillet 2023 par lequel le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 23 juin 2023 du préfet de l'Aisne portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'interdisant de retourner sur le territoire français pendant une durée de trois ans et sa demande d'annulation de l'arrêté du 25 juin 2023 l'assignant à résidence.

Sur la régularité du jugement de première instance :

3. En premier lieu, contrairement à ce qu'allègue l'appelant, le jugement attaqué répond de manière suffisante à chacun des moyens soulevés. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du jugement doit être écarté.

4. En second lieu, M. A n'assortit le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire par le jugement de première instance d'aucune précision permettant à la cour d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen ne peut qu'être écarté.

Sur l'arrêté du 23 juin 2023 :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ".

6. M. A déclare être arrivé sur le territoire français et y demeurer depuis 2013. Il n'a formulé qu'une demande de titre de séjour qui lui a été refusée par un arrêté du préfet du Nord du 10 mars 2020. S'il prétend qu'il n'a pas pu déposer de demande de titre de séjour à cause de la surcharge de la plateforme en ligne de dépôt des demandes des titres de séjour de la préfecture du Nord, le versement de deux courriels d'une association du 7 avril et du 10 mai 2023 faisant état de difficultés pour prendre rendez-vous ne suffisent pas à justifier qu'il n'ait déposé aucune autre demande de titre entre 2020 et 2023. Dès lors, sa situation entrait dans le champ du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet aurait pris la même décision d'obligation de quitter le territoire français s'il ne s'était fondé que sur ce seul motif. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

7. En deuxième lieu, l'arrêté du 23 juin 2023 ne répond pas à une demande de titre de séjour. M. A, qui ne se trouve pas en situation de se voir attribuer de plein droit un titre de séjour au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces stipulations.

8. En troisième lieu, si M. A possède un passeport et une carte d'identité marocaine, ainsi qu'il a été dit au point 6, il est entré sur le territoire français sans visa et s'est maintenu de manière irrégulière depuis son arrivée. Dès lors, en indiquant que M. A est présent en France depuis 2013 sans être en possession d'un visa ou d'un titre de séjour, le préfet n'a pas commis d'erreur de fait. Ce moyen doit donc être écarté.

9. En quatrième lieu, le requérant n'assortit pas le moyen tiré du détournement de procédure de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen ainsi soulevé ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 de ce code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ". Aux termes de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 : " () / 4. S'il existe un risque de fuite, ou si une demande de séjour régulier a été rejetée comme étant manifestement non fondée ou frauduleuse, ou si la personne concernée constitue un danger pour l'ordre public, la sécurité publique ou la sécurité nationale, les États membres peuvent s'abstenir d'accorder un délai de départ volontaire ou peuvent accorder un délai inférieur à sept jours ".

11. Lors de son audition par les services de police le 22 juin 2023, M. A a expressément déclaré qu'il refuserait d'exécuter une mesure d'éloignement. Il n'a d'ailleurs pas respecté la décision portant obligation de quitter le territoire français du 10 mars 2020 qui impliquait qu'il l'exécute spontanément. Le préfet aurait pris la même décision d'obligation de quitter le territoire français s'il ne s'était fondé que sur ce seul motif qui est mentionné dans l'arrêté. Par ailleurs, l'appelant ne justifie d'aucun motif particulier nécessitant que lui soit accordé un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 et de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :

12. En premier lieu, compte-tenu de ce qui a été précédemment exposé, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français au soutien des conclusions dirigées contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

14. Il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été dit précédemment que M. A est entré et s'est maintenu de façon irrégulière sur le territoire français. S'il indique que son frère, son oncle et sa tante résident en France, il ne fait pas état de liens particuliers avec eux et réside dans une structure d'hébergement. Il a des membres de sa famille dans son pays d'origine et s'est soustrait volontairement à une mesure d'éloignement. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans n'est pas disproportionnée et le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

15. L'arrêté assignant M. A à résidence lui impose de se présenter tous les jours, y compris les dimanches et jours fériés, à 9h30 au commissariat de police de Château-Thierry, ainsi que de demeurer dans l'arrondissement de Château-Thierry. Alors que l'intéressé ne dispose pas d'un droit au travail en France et que cette mesure a une durée limitée à quarante-cinq jours, M. A n'est pas fondé à soutenir que les mesures édictées sont disproportionnées et ce moyen doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Lefevre.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l'Aisne.

Fait à Douai, le 22 janvier 2024

La présidente de la 1ère chambre,

Signé : G. Borot

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Par délégation,

La greffière,

Christine Sire

N°23DA01554

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

← Retour aux décisions

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026