jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-23DA02357 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 4e chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | DANSET-VERGOTEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C A a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Par un jugement n°2309744 du 15 novembre 2023, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté, enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et condamné l'Etat à verser une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice et a rejeté le surplus de la demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 décembre 2023 et 26 février 2024, le préfet du Nord, représenté par la SELARL Centaure Avocats, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande de M. A devant le tribunal administratif.
Il soutient que :
- c'est à tort que le premier juge a estimé que son arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les autres moyens soulevés par M. A devant le tribunal administratif ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2024, M. A, représenté par Me Sophie Danset-Vergoten, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à l'annulation de l'arrêté du 6 novembre 2023 ;
3°) à ce qu'il soit enjoint au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le premier juge a retenu à juste titre que le préfet du Nord a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai du 25 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Alice Minet, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant marocain né le 26 novembre 1991, est entré en France le 8 septembre 2018. A la suite de son interpellation par les services de police le 6 novembre 2023, le préfet du Nord, par arrêté du même jour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. A la demande de M. A, le magistrat désigné du tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté par un jugement du 15 novembre 2023. Le préfet du Nord relève appel de ce jugement.
Sur le moyen d'annulation retenu par le tribunal :
2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
3. Pour prononcer l'annulation de l'arrêté du 6 novembre 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Lille a retenu qu'en prononçant l'éloignement de M. A, le préfet du Nord avait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
4. Au soutien de ce moyen, M. A fait valoir qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française depuis le mois de mars 2020, que sa présence auprès de sa compagne avec laquelle il s'est pacsé le 23 décembre 2023 est indispensable compte tenu de son état de santé et qu'il a noué des liens avec les enfants de cette dernière auprès desquels il représente une figure paternelle.
5. Toutefois, il est constant que M. A, qui est entré en France en 2018 et s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, était en situation irrégulière lorsqu'il a développé sa vie privée et familiale en France en entamant une relation amoureuse avec une ressortissante française en 2020. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 16 octobre 2020 qu'il n'a pas exécutée. Par ailleurs, si le soutien apporté par M. A à sa compagne a un impact positif sur l'état psychologique de celle-ci, il ne ressort d'aucune pièce médicale que la présence de M. A auprès d'elle présenterait un caractère indispensable. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que sa présence auprès des enfants de sa compagne, qui sont au demeurant placés auprès de l'aide sociale à l'enfance, soit également nécessaire. Par ailleurs, si l'intéressé se prévaut du PACS qu'il a conclu avec sa compagne le 23 décembre 2023, cette circonstance est postérieure à l'arrêté attaqué. Enfin, M. A ne justifie d'aucune intégration dans la société française et n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine.
6. Dans ces conditions, le préfet du Nord est fondé à soutenir que c'est à tort que le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a estimé que la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. A a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et a ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. Toutefois, il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. A devant le tribunal administratif de Lille.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, par un arrêté du 20 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 253 du 20 septembre 2023, le préfet du Nord a donné à Mme E D, attachée d'administration de l'Etat, cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, signataire de l'arrêté attaqué, délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
9. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
10. En troisième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition dressé par les services de police le 6 novembre 2023, que M. A a été entendu sur sa situation administrative, sa situation de famille, les conditions de son entrée en France et ses démarches en vue de la régularisation de son séjour et qu'il a été mis en mesure de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur son éventuel éloignement. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Nord a méconnu le droit à être entendu qu'il tient des principes généraux du droit de l'Union européenne.
12 En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de M. A.
13. En cinquième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 5, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de M. A doit être écarté.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
14. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise l'article L. 612-2 et les 2°, 4° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que M. A s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de son séjour autorisée de 90 jours, a déclaré refuser de quitter le territoire national et s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement. Ainsi, la décision lui refusant un délai de départ volontaire est suffisamment motivée en droit et en fait.
15. En deuxième lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
16. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de M. A.
17. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
18. En premier lieu, la décision attaquée fait mention de la nationalité de M. A et précise que l'intéressé n'établit, ni même n'allègue, qu'il serait exposé à des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
19. En deuxième lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans :
20. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique qu'elle est justifiée par les conditions d'entrée et de séjour de M. A sur le territoire français et la circonstance qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
21. En deuxième lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
22. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de M. A.
23. En quatrième lieu, en vertu de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'arrêté contesté, lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français et que des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Le même article précise que les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. En outre, en vertu de l'article L. 612-10 de ce code, pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées à l'article L. 612-6 du même code, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
24. Si M. A se prévaut de sa vie commune avec une ressortissante française depuis 2020, il ne conteste pas s'être maintenu en situation irrégulière sur le territoire français depuis l'expiration de son visa en 2018 et s'être soustrait à une mesure d'éloignement en octobre 2020. Dans ces conditions, sa situation ne caractérise pas l'existence de circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, qui justifieraient que le préfet n'édicte pas d'interdiction de retour sur le territoire français à son encontre. Par ailleurs, au vu de l'ensemble de ces circonstances, le préfet n'a pas fait une inexacte application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
25. En dernier lieu, en l'absence de toute argumentation supplémentaire, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance, par la décision interdisant le retour de M A sur le territoire français pour une durée deux ans, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
26. Il résulte de tout ce qui précède que le préfet du Nord est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a annulé son arrêté du 6 novembre 2023. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction présentées par M. A devant le tribunal administratif de Lille et devant la cour doivent être rejetées.
Sur l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
27. La demande présentée par le requérant et son conseil, partie perdante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er: Le jugement n° 2309744 du 15 novembre 2023 du tribunal administratif de Lille est annulé.
Article 2 : Les conclusions de M. A et son conseil devant le tribunal et devant la cour sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'intérieur et des outre-mer, au préfet du Nord, à M. C A et à Me Sophie Danset-Vergoten.
Délibéré après l'audience publique du 5 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Marc Heinis, président de chambre,
- M. François-Xavier Pin, président assesseur,
- Mme Alice Minet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé : A. Minet Le président de chambre,
Signé : M. B
La greffière,
Signé : Elisabeth Héléniak
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Elisabeth Héléniak
N°23DA02357
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026