jeudi 20 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA01489 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 4e chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | DEWAELE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E B a demandé au tribunal administratif de Lille d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Par un jugement n° 2309938 du 24 juillet 2024, le tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté, enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " à M. B dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement, condamné l'Etat à verser une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice et rejeté le surplus de la demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2024, le préfet du Nord demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande de M. B devant le tribunal administratif.
Il soutient que c'est à tort que les premiers juges ont estimé qu'il avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, M. B, représenté par Me Emilie Dewaele, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2023 ;
3°) à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet arrêt et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par le préfet du Nord ne sont pas fondés ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles L. 613-2 et L. 613-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par une ordonnance en date du 20 novembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 décembre 2024.
M. B a été maintenu au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Douai du 22 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Alice Minet, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur l'objet du litige :
1. M. B, ressortissant pakistanais né le 2 juin 2005, est entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, le 3 octobre 2021. Par un jugement du 6 avril 2022, il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département du Nord. Le 6 avril 2023, il a demandé un titre de séjour sur le fondement de l'article 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 20 juillet 2023, le préfet du Nord a refusé de lui accorder le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. A la demande de M. B, le tribunal administratif de Lille a annulé cet arrêté par un jugement du 24 juillet 2024. Le préfet du Nord relève appel de ce jugement.
Sur le moyen d'annulation retenu par le tribunal :
2. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
3. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui a été pris en charge à titre provisoire par le service de l'aide sociale à l'enfance du département du Nord à compter du 28 octobre 2021 alors qu'il avait plus de seize ans, s'est inscrit pour l'année 2022-2023 dans une formation d'agent de restauration et a conclu, à ce titre, un contrat d'apprentissage au sein d'un restaurant.
5. D'une part, si ses résultats de la première période s'élèvent à une moyenne de 12/20, les appréciations des professeurs portées sur le bulletin de M. B font état de difficultés liées à la maîtrise de la langue française et de nombreuses absences. Si M. B fait valoir que ses absences aux heures d'enseignement sont dues à son investissement professionnel auprès de son employeur qui lui imposait la réalisation d'heures supplémentaires, il n'apporte aucun élément de preuve à l'appui de ses allégations.
6. D'autre part, il ressort de la note éducative de la structure d'accueil, émanant de deux éducatrices spécialisées et de la directrice adjointe, qui a été établie après la date du 17 février 2023 à laquelle elle fait référence, que si M. B s'est montré exemplaire lors des premiers mois passés au sein de la structure, son comportement s'est progressivement dégradé et différents incidents, notamment une fugue, une verbalisation dans les transports et la consommation de tabac dans son logement, ont justifié des rappels à l'ordre de l'équipe pédagogique. La note relève également que M. B s'investit peu dans sa formation d'agent de restauration dans laquelle il ne s'épanouit pas et cumule plus de 40 heures d'absences en dépit des mises en garde de l'équipe éducative et de son centre de formation.
7. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B serait dépourvu de tout lien avec les membres de sa famille demeurés au Pakistan.
8. Dans ces conditions, alors même qu'après avoir rattrapé ses absences aux heures d'enseignement, M. B a, après l'arrêté attaqué, obtenu une moyenne de 14/20 lors de la deuxième période de formation puis s'est vu délivrer le titre professionnel d'agent de restauration, le préfet du Nord a pu, sans entacher sa décision d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, refuser de délivrer un titre de séjour à M. B sur le fondement de cette disposition.
9. il résulte de ce qui précède que le préfet du Nord est fondé à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Lille a estimé que la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissait l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Toutefois, il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. B devant le tribunal administratif de Lille.
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
11. En premier lieu, par un arrêté du 27 juin 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 158 du 27 juin 2023, le préfet du Nord a donné à Mme A D, attachée d'administration de l'Etat, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire de l'arrêté attaqué, délégation à l'effet de signer notamment les décisions relatives au refus de délivrance d'un titre de séjour, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, les décisions relatives au délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination et les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
12. En second lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
Sur la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
13. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de M. B.
14. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
15. M. B se prévaut de sa présence en France depuis plus de deux ans, de ses efforts d'intégration, notamment par la maîtrise de la langue française, et de son investissement dans sa formation professionnelle, de son réseau amical et de son absence de menace à l'ordre public.
16. Toutefois, M. B, qui est célibataire et sans enfant, n'établit pas, par l'unique attestation produite, avoir noué des liens personnels et amicaux intenses et stables sur le territoire français alors qu'en outre il ne démontre pas être dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine. Par ailleurs, en dépit de résultats convenables obtenus dans le cadre de sa formation d'agent de restauration, M. B ne justifie pas de perspective réelle d'insertion sur le plan professionnel ou dans la société française.
17. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de la décision attaquée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
19. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de la requérante doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
20. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de la décision attaquée par voie de conséquence de l'illégalité des décisions lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an :
21. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de la décision attaquée par voie de conséquence de l'illégalité des décisions lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire.
22. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".
23. Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
24. En se bornant à produire l'attestation d'un ami, M. B, qui est entré sur le territoire français le 3 octobre 2021, n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de démontrer l'intensité des liens personnels qu'il soutient avoir établis en France. Il ne démontre pas davantage être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine.
25. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant une interdiction de retour en France d'un an.
26. Il résulte de tout ce qui précède que le préfet du Nord est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a annulé son arrêté du 20 juillet 2023. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction présentées par M. B devant le tribunal administratif de Lille et devant la cour doivent être rejetées.
Sur l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
27. La demande présentée par le requérant et son conseil, partie perdante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : Le jugement n° 2309938 du 24 juillet 2024 du tribunal administratif de Lille est annulé.
Article 2 : Les conclusions de M. B devant le tribunal et devant la cour sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. E B, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Emilie Dewaele.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience publique du 30 janvier 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Marc Heinis, président de chambre,
- M. François-Xavier Pin, président assesseur,
- Mme Alice Minet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2025.
La rapporteure,
Signé : A. Minet Le président de chambre,
Signé : M. C
La greffière,
Signé : E. Héléniak
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Elisabeth Héléniak
N°24DA01489
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026