jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-19LY01391 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | SAUMET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Par un arrêt du 16 décembre 2021, la cour a enjoint au préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes de recruter Mme A en qualité d'adjointe administrative principale de 2ème classe, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt et dit qu'à compter du premier jour suivant l'expiration de ce délai décidé une astreinte de 100 euros par jour de retard sera mise à la charge de l'État.
Un mémoire, enregistré le 23 novembre 2022, après la clôture de l'instruction, a été présenté pour Mme A.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique ;
- le rapport de M. Picard, président de chambre ;
- les conclusions de M. Vallecchia, rapporteur public ;
- et les observations de Me Saumet, pour Mme A ;
Considérant ce qui suit que :
1.Par un arrêt du 16 décembre 2021 la cour a décidé qu'une astreinte était prononcée à l'encontre de l'État s'il ne justifiait pas avoir, dans le mois suivant la notification de cet arrêt, recruté Mme A en qualité d'adjointe administrative principale de 2ème classe afin qu'elle puisse accomplir sa période contractuelle probatoire, et jusqu'à la date de cette exécution. Par le même arrêt, le taux de cette astreinte a été fixée à 100 euros.
2.Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-7 du même code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée. "
3.L'arrêt de la cour a été notifié au ministre de l'intérieur, avec copie au préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 16 décembre 2021. L'administration n'a pas, à ce jour, communiqué au greffe de la cour copie des actes justifiant des mesures prises pour son exécution. L'État doit être, par suite, regardé comme n'ayant pas, à cette date, exécuté cet arrêt. Il y a lieu, dès lors, et après avoir ramené le montant de l'astreinte au taux de 30 euros par jour, de procéder au bénéfice de Mme A à la liquidation de l'astreinte pour la période du 17 janvier au 8 décembre 2022 inclus, soit la somme de 9 810 euros.
DÉCIDE
Article 1er : Il y a lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat au bénéfice de Mme A à hauteur de 9 810 euros.
Article 2 :Le ministre de l'intérieur et des outre-mer informera la cour des mesures qu'il aura prises pour l'exécution intégrale de l'arrêt du 16 décembre 2021.
Article 3 :Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Mme B A.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Picard, président de chambre ;
M. Seillet, président assesseur ;
M. Chassagne, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
Le président, rapporteur,
V.-M. PicardLe président assesseur,
Ph. Seillet
La greffière,
A. Le Colleter
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
al
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026