jeudi 2 juin 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-20LY02870 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. C B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2019 du maire de la commune de Vaulx-en-Velin interdisant le stationnement de tous types de véhicules en face des portails du n° 13 et du n° 17 de l'allée du Cardon, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours gracieux présenté le 2 décembre 2019.
Par un jugement n° 2000237 du 6 août 2020, le tribunal a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 5 octobre 2020 M. B, représenté par Me Chesney, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement et cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête de première instance n'était pas tardive ;
- l'interdiction de stationnement en face des portails du n° 13 et du n° 17 de l'allée du Cardon n'est pas motivée par l'existence d'un risque avéré pour la sécurité de la circulation publique mais est destiné à faciliter les manœuvres d'une riveraine de la voie privée du lotissement à sa propriété.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 avril 2022 et un mémoire rectificatif enregistré le 12 avril 2022, non communiqué, la commune de Vaulx-en-Velin, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'arrêté contesté n'est pas entaché d'erreur de droit ni d'erreur dans la qualification juridique des faits.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Savouré, rapporteur public,
- et les observations de Me Chesney, assisté de Mme A, élève avocate, pour M. B et celles de Me Louis pour la commune de Vaulx-en-Velin.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 2 octobre 2019, le maire de Vaulx-en-Velin a interdit le stationnement de tous types de véhicules en face des portails du n° 13 et du n° 17 de l'allée du Cardon, devant les maisons situées au n° 4 et au n° 8 de l'allée, implantées sur les parcelles cadastrées section AS n° 363 et n° 367. M. B, qui demeure au n° 8 de cette allée et dont le recours gracieux formé contre cet arrêté, qui ne lui fait grief qu'en tant qu'il lui interdit de stationner son véhicule en face du portail du n° 17, est resté sans réponse, relève appel du jugement du 6 août 2020 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 octobre 2019 et du rejet implicite de son recours gracieux.
2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté a été pris, en tant qu'il interdit le stationnement en face du portail du n° 17 de l'allée du Cardon, en exécution du jugement n° 1607389 du 5 décembre 2018, dont la date de lecture a été modifiée par une ordonnance du 8 janvier 2019, par lequel le tribunal administratif de Lyon a enjoint au maire de Vaulx-en-Velin de procéder, par voie règlementaire, à la suppression et à l'interdiction de l'emplacement de stationnement situé en face du portail du n° 17 de l'allée, dont la place attribuée à M. B, afin de préserver les droits d'accès d'une riveraine de la voie à sa propriété. Par suite, le maire de Vaulx-en-Velin a pu, sans entacher son arrêté d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, interdire le stationnement des véhicules en face du portail du n° 17 de l'allée du Cardon.
3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande. Sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais du litige. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B la somme demandée au même titre par la commune de Vaux-en-Velin.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Vaux-en-Velin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. C B et à la commune de Vaulx-en-Velin.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Michel, présidente,
Mme Duguit-Larcher, première conseillère,
M. Rivière, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2022.
Le rapporteur,
C. DLa présidente,
C. Michel
Le greffier,
J. Billot
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026