LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-20LY03754

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-20LY03754

jeudi 24 novembre 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-20LY03754
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantPIRAS ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

La communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS) a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner la société SMAC à lui verser la somme de 242 358,44 euros toutes taxes comprises (TTC), outre intérêts et capitalisation.

Par jugement n° 1807988 du 15 octobre 2020, le tribunal a condamné la société SMAC à verser à la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône une somme de 191 793,37 euros TTC, assortie des intérêts à compter du 30 octobre 2018 et de leur capitalisation. Il a mis à la charge de la société SMAC les frais d'expertise. Il a rejeté les conclusions d'appel en garantie présentées par la société SMAC à l'encontre des sociétés Chabanne et Partners, maître d'œuvre, et Apave Sud Europe, contrôleur technique.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 21 décembre 2020, la société SMAC et la SMABP, représentées par la SELARL Piras et associés, demandent à la cour :

1°) de réformer le jugement en tant qu'il n'a pas fait droit à l'appel en garantie de la société SMAC dirigé contre la société Chabanne et Partners ;

2°) de condamner la société Chabanne et Partners à relever et garantir la société SMAC de 60 % de la condamnation prononcée à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de la société Chabanne et Partners la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la responsabilité de la maitrise d'œuvre est avérée et prépondérante s'agissant de désordres généralisés ;

- le jugement doit être confirmé en ce qui concerne le montant de la condamnation prononcée.

Par mémoire enregistré le 20 septembre 2022, la société Chabanne architecte, représentée par Me Prudon, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de la société SMAC une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la société SMAC ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Savouré, rapporteur public,

- et les observations de Me Iturbide pour la société Chabanne architecte ;

Considérant ce qui suit :

1. Pour la construction d'un palais des sports communautaire à Arnas, la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône a confié le lot n° 4 " Couverture métal - Etanchéité - Bardage et vêture " à la société SMAC par acte d'engagement signé le 31 juillet 2007. La réception de ce lot a été prononcée sans réserve le 18 février 2010, avec effet au 14 mai 2009.

2. A compter du mois d'août 2012, il a été constaté, par l'effet de vents violents, le soulèvement des tôles métalliques constituant la couvertine présente entre deux pans de toiture. De nouveaux désordres sont apparus en novembre 2013.

3. Par ordonnance du 28 avril 2015, le juge des référés du tribunal administratif de Lyon a prescrit une expertise dont le rapport a été remis le 7 décembre 2017. Par jugement du 15 octobre 2020, le tribunal administratif de Lyon, après n'avoir pas admis l'intervention de la société SMABTP, a condamné sur le fondement de la garantie décennale la société SMAC à verser à la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône une somme de 191 793,37 euros TTC, assortie des intérêts à compter du 30 octobre 2018 et de leur capitalisation. Il a mis à la charge de la société SMAC les frais d'expertise. Il a rejeté les conclusions d'appel en garantie présentées par la société SMAC à l'encontre des sociétés Chabanne et Partners, mandataire du groupement de maitrise d'œuvre, aux droits de laquelle est venue la société Chabanne architecte, et Apave Sud Europe, contrôleur technique. La société SMAC relève appel de ce jugement en tant qu'il n'a pas fait droit à son appel en garantie dirigé contre la société Chabanne et Partners.

Sur l'intervention de la société SMABTP :

4. Aux termes de l'article R. 632-1 du code de justice administrative : " L'intervention est formée par mémoire distinct () ". La société SMABTP, qui ne conteste pas le rejet de son intervention devant le tribunal, s'associe aux conclusions de la société SMAC, dont elle est l'assureur. Toutefois, son intervention n'ayant pas été présentée par mémoire distinct, elle est irrecevable.

Sur l'appel en garantie de la société Chabanne et Partners :

5. La société SMAC demande à être relevée de 60 % de la condamnation prononcée à son encontre par le tribunal par la société Chabanne et Partners à raison des fautes commises par cette dernière au titre de sa mission de direction de l'exécution des marchés de travaux et de l'assistance au maître de l'ouvrage lors de la réception des travaux.

6. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que les désordres que la société SMAC a été condamnée à réparer au titre de la garantie décennale ont été causés par la fixation insuffisante de la membrane d'étanchéité au regard des recommandations techiques de pose de ce type de membrane et de la faiblesse du système de fixation des couvertines. Il ne résulte pas de l'instruction que le maître d'œuvre, qui ne se trouvait pas en permanence sur le chantier, pouvait avoir connaissance de ces malfaçons bien qu'elles aient présenté un caractère généralisé, sauf à procéder à des destructions d'ouvrage. Par suite, la société SMAC n'est pas fondée à soutenir que le maître d'œuvre a commis une faute dans sa mission de direction et de contrôle du chantier.

7. D'autre part, le responsable d'un dommage condamné à indemniser la victime n'est fondé à demander à être garanti par un tiers que si et dans la mesure où les condamnations qu'il supporte correspondent à un dommage également imputable à ce tiers. Les condamnations supportées par la société SMAC dans le présent litige au titre de la garantie décennale ne correspondent pas à un dommage imputable à la société Chabanne et Partners à raison des fautes qu'elle aurait commises lors des opérations de réception de l'ouvrage. Par suite, la société SMAC n'est pas fondée à appeler en garantie la société Chabanne et Partners à raison des fautes qu'elle aurait commises lors de la réception des ouvrages.

8. Il résulte de ce qui précède que la société SMAC n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté l'appel en garantie qu'elle a formé à l'encontre de la société Chabanne et Partners.

Sur les frais du litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la société Chabanne architecte qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, verse à la société SMAC la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en application de ces dispositions, de mettre à la charge de la société SMAC une somme de 2 000 euros à verser à la société Chabanne architecte.

DÉCIDE :

Article 1er : L'intervention de la société SMABTP n'est pas admise.

Article 2 : La requête de la société SMAC est rejetée.

Article 3 : La société SMAC versera une somme de 2 000 euros à la société Chabanne architecte en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à la société SMAC, à la société SMABTP et à la société Chabanne architecte.

Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Arbarétaz, président,

Mme Evrard, présidente assesseure,

Mme Duguit-Larcher, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.

La rapporteure,

A. ALe président,

Ph. Arbarétaz

Le greffier,

J. Billot

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions