LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-21LY00433

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-21LY00433

jeudi 9 juin 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-21LY00433
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation7ème chambre - formation à 3
Avocat requérantAGIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner Voies Navigables de France à lui verser la somme de 8 828,26 euros en réparation de son préjudice financier et 2 000 euros en réparation de son préjudice moral.

Par un jugement n° 2002051 lu le 9 décembre 2020 le tribunal a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête et un mémoire enregistrés les 12 février et 21 octobre 2021, Mme A, représentée par Me Rossi, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Lyon du 9 décembre 2020 ;

2°) de condamner Voies Navigables de France à lui verser la somme totale de 10 828, 26 euros en réparation de ses préjudices, outre intérêts au taux égal à compter de sa demande préalable ;

3°) de mettre à la charge de Voies Navigables de France le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été victime d'une situation de harcèlement moral et elle apporte des éléments de faits susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement ;

- Voies Navigables de France a commis une faute consistant au non-respect d'une promesse d'embauche dont elle a été destinataire le 29 avril 2019 confirmée le 13 mai suivant ;

- compte tenu du non-respect de la promesse d'embauche et du comportement fautif de sa supérieure hiérarchique, elle a subi une perte certaine de revenus correspondant à six mois de salaire moyen d'un agent de catégorie C soit 8 828, 26 euros ; elle a subi un préjudice moral qui sera indemnisé à hauteur de 2 000 euros.

Par un mémoire enregistré le 13 juillet 2021, Voies Navigables de France, représentées par Me Dagostino, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en soutenant que les fautes alléguées ne sont pas établies.

Par une ordonnance du 21 octobre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Burnichon, première conseillère ;

- les conclusions de M. Chassagne, rapporteur public ;

- et les observations de Me Boulieu, pour Voies Navigables de France ;

Considérant ce qui suit :

1.En premier lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 susvisée : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

2.Il résulte de l'instruction que Mme A, recrutée initialement par Voies Navigables de France par un premier contrat à durée déterminée du 7 janvier 2019 au 31 mai suivant en tant qu'assistante comptable de catégorie C , a été affectée, suite à un deuxième contrat à durée déterminée du 1er juin 2019 au 31 août suivant, , en tant qu'assistante de gestion et prévention de catégorie C. Si, dès sa prise de poste le 4 juin 2019 au sein d'un bureau regroupant sa supérieure hiérarchique directe et un assistant de prévention dont le départ était programmé au 1er septembre 2019, Mme A a pu constater un climat tendu et une ambiance de travail détériorée entre ces deux agents, circonstances qui ne sont pas contestées, les allégations de l'intéressée quant au comportement dénigrant et agressif de sa supérieure hiérarchique, notamment une conversation du 27 juin 2019 qui aurait précipité son départ en arrêt maladie à compter du lendemain, ne sont établies par aucune pièce de l'instruction, les échanges de courriels avec un autre agent de Voies Navigables de France relevant d'un service distinct ou avec un représentant syndical alors que Mme A était en arrêt de travail et relatant le ressenti de l'intéressée au regard du service et de sa supérieure hiérarchique ne sauraient faire présumer l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral.

3.En second lieu, si la responsabilité de l'administration est susceptible d'être retenue en cas de promesse non tenue, il appartient au demandeur de démontrer l'existence d'un engagement ferme et précis qui n'aurait pas été respecté à son égard. En l'espèce, si Mme A soutient que Voies Navigables de France lui aurait promis, après le contrat à durée déterminée du 1er juin au 31 août 2019, un nouvel engagement à durée déterminée sur le poste de catégorie B d'assistant de prévention, disponible à compter du 1er septembre 2019 et jusqu'au mois de mars 2020, les messages électroniques de sa supérieure hiérarchique du 29 avril 2019 et du 13 mai suivant destinés à annoncer aux autres agents de l'établissement l'arrivée de Mme A ou à demander une lettre d'intention à son profit, produits à l'appui de cette assertion, ne permettent pas de considérer l'existence d'un engagement ferme et précis de Voies Navigables de France à l'égard de Mme A alors, au contraire, notamment pour le message du 13 mai 2019, que ce dernier précise que le service des ressources humaines a indiqué à l'intéressée l'absence de certitude quant à la conclusions d'un autre contrat à partir de septembre 2019.

4.En l'absence de situation de harcèlement moral ou de faute relative à une promesse non tenue de contrat à durée déterminée, la responsabilité de Voie Navigables de France ne peut être retenue et les conclusions indemnitaires de Mme A doivent être rejetées.

5.Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté ses demandes. Ses conclusions doivent être rejetées ainsi que ces conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, Voies Navigables de France n'étant pas partie perdante. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Voies Navigables de France sur le fondement de ces dernières dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 :Les conclusions présentées par Voies Navigables de France tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 :Le présent arrêt sera notifié à Mme B A et à Voie Navigables de France.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2022 à laquelle siégeaient :

M. Seillet, président, ;

Mme Djebiri, première conseillère ;

Mme Burnichon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2022.

Le rapporteur,

C. BurnichonLe président,

Ph. Seillet

La greffière,

A. Le Colleter

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, en ce qui la concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

ap

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions