vendredi 26 août 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY00164 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BLANCHIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. et Mme C A et la E ont demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler le permis de construire délivré à M. B et Mme D le 7 mai 2021 F le maire des Déserts.
F une ordonnance n° 2104424 du 17 novembre 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande des époux A et de la E comme manifestement irrecevable.
Procédure devant la cour
F une requête enregistrée le 17 janvier 2022, M. et Mme C A et la E, représentés F Me Christelle Blanchin, demandent à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance susvisée ;
2°) d'annuler le permis de construire modificatif délivré le 7 mai 2021 à M. B et Mme D F le maire des Déserts ;
3°) de mettre à la charge solidairement de la commune des Déserts et de M. B et Mme D, une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- c'est à tort que le premier juge a rejeté leur demande comme irrecevable pour défaut de production de la décision attaquée alors qu'elle figurait parmi les pièces du dossier en pièce n° 5 ;
- ils justifient d'un intérêt à agir à l'encontre du permis attaqué, en qualité de voisin immédiat du projet ;
- le certificat d'urbanisme opérationnel délivré le 20 janvier 2020 est illégal en tant qu'il est contraire au plan d'occupation des sols en vigueur ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions du PLUi HD en ce qu'il classe la parcelle concernée en zone Nt ;
- le dossier de permis de construire est insuffisant ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 111-11, R. 111-2 et R. 151-34 du code de l'urbanisme.
Vu l'ordonnance attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () 7° Les présidents () des formations de jugement des cours, () peuvent, en outre, F ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article (). "
2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. "
3. Il ressort des pièces du dossier qu'en dépit de la demande de régularisation qui leur a été adressée F le premier juge, les requérants n'ont pas, à l'expiration du délai qui leur était imparti, produit la décision administrative qu'ils contestent. En se bornant à rappeler que le permis modificatif du 7 mai 2021 figurait dans la demande de premier instance, alors même qu'il ressort des pièces du dossier de première instance, que seul le permis de construire du maire des Déserts du 21 octobre 2020 est produit, même si le bordereau de pièces fait mention de l'arrêté de permis de construire modificatif, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'ordonnance F laquelle le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a déclaré leur demande irrecevable est entachée d'illégalité.
4. Il résulte de tout ce qui précède que, sur le fondement des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions à fin d'annulation de M. et Mme A et de la E ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, F voie de conséquence, leur demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. et Mme A et de la E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C A et à la E.
Fait à Lyon, le 26 août 202La présidente de la 1ère chambre,
Danièle Déal
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026