mardi 22 août 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY01973 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BRAHIMI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Domaine de Pierrageais a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Félicien du 22 septembre 2020 en tant qu'elle abroge la délibération du 8 février 2019 prononçant le déclassement du domaine public des parcelles cadastrées sections AL n° 174 et ZC n° 7, 8 et 15, ainsi que la décision du maire refusant d'inscrire à l'ordre du jour d'une séance du conseil municipal la question du retrait de la délibération du 22 septembre 2020.
Par jugement n° 2009434 du 3 mai 2022, le tribunal a annulé la délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Félicien du 22 septembre 2020 en tant qu'elle abroge la délibération du 8 février 2019 prononçant le déclassement du domaine public des parcelles cadastrées sections AL n° 174 et ZC n° 7, 8 et 15 et la décision du maire de la commune de Saint-Félicien refusant d'inscrire à l'ordre du jour d'une séance du conseil municipal la question du retrait de la délibération du 22 septembre 2020.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 29 juin 2022, la commune de Saint-Félicien, représentée par Me Matras, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande de la société Domaine de Pierrageais ;
3°) d'ordonner le remboursement des frais mis à la charge de la commune de Saint-Félicien au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la société Domaine de Pierrageais la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Par mémoire enregistré le 4 mai 2023, la commune de Saint-Félicien informe la cour qu'elle entend se désister de l'instance en cours et qu'elle renonce à ses conclusions formées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 20 juillet 2023, la société Domaine de Pierrageais fait état de la médiation ordonnée devant le tribunal administratif à l'issue de laquelle un accord a été conclu entre les parties et déclare accepter le désistement de la commune de Saint-Félicien.
Par décision du 1er septembre 2022, le président de la cour a désigné Mme A pour statuer dans le cadre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris son dernier alinéa.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance peuvent, par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de la commune de Saint-Félicien étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la commune de Saint-Félicien.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Saint-Félicien et à la société par actions simplifiée unipersonnelle Domaine de Pierrageais.
Fait à Lyon, le 22 août 2023.
La présidente assesseure
Aline A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
1
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026