LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-22LY02242

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-22LY02242

lundi 19 décembre 2022

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-22LY02242
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme A C épouse B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision du 29 juin 2022 par laquelle le préfet du Rhône l'a assignée à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n° 2204969 du 8 juillet 2022, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 18 juillet 2022, Mme C, représentée par Me Andujar, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement de la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon du 8 juillet 2022 ;

2°) d'annuler la décision susmentionnée pour excès de pouvoir ;

3°) d'annuler son embarquement sur les vols du 26 juillet 2022 qui lui ont été réservés en vue de son éloignement à destination de l'Algérie ;

4°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui remettre tout document d'identité ou de voyage en sa possession ;

5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros.

Elle soutient que la décision contestée :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'un défaut d'examen ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. Mme C épouse B, ressortissante algérienne née le 29 mars 1979, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une assignation à résidence et d'une interdiction de retour d'une durée de six mois le 25 mai 2022. Par arrêté du 29 juin 2022, le préfet du Rhône l'a assignée à résidence dans le département du Rhône pour une période maximale de quarante-cinq jours. Mme C fait appel du jugement par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision l'assignant à résidence.

3. En premier lieu, la requérante se borne à reprendre en appel, sans apporter d'élément nouveau de fait ou de droit, l'énoncé des moyens invoqués en première instance, tirés de ce que la décision portant assignation à résidence serait insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par la première juge aux points 2 et 3 du jugement attaqué.

4. En deuxième lieu, il est constant que l'intéressée a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français prise le 25 mai 2022, moins d'un an avant l'édiction de l'assignation à résidence en litige, pour laquelle aucun délai de départ volontaire ne lui a été accordé. Il ressort également des pièces du dossier qu'un vol à destination de l'Algérie lui a été réservé pour le 26 juillet 2022. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet du Rhône a pu considérer que l'éloignement de Mme C demeurait une perspective raisonnable à la date de l'arrêté contesté, et l'assigner à résidence sur le fondement des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont elle remplissait les conditions posées au 1°. Les circonstances que la requérante serait entrée légalement en France, qu'elle y a épousé un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans et qu'elle ne représente pas une menace à l'ordre public ne sont pas de nature à établir que l'assignation à résidence serait injustifiée ou disproportionnée comme elle l'allègue. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.

5. En troisième lieu, en se bornant à soutenir que l'interdiction de sortie du département du Rhône et que l'obligation de présentation les lundis et jeudis au commissariat de police de Villefranche-sur-Saône qui lui sont faites sont " disproportionnées " et que le préfet n'a pas tenu compte des " contraintes inhérentes " à sa décision, Mme C n'établit pas que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. L'arrêté en litige ne méconnaît dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C épouse B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet du Rhône.

Fait à Lyon, le 19 décembre 2022.

Le président,

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions