LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-22LY02607

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-22LY02607

jeudi 10 août 2023

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-22LY02607
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSARL LE PRADO - GILBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme B , épouse , et M. E I ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Dijon d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, au contradictoire du centre hospitalier de Mâcon, du docteur A C, de la société hospitalière d'assurances mutuelles et de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales aux fins de déterminer les conditions de la prise en charge de Mme B I par le centre hospitalier de Mâcon.

Par une ordonnance n° 2201063 du 10 août 2022 le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour

Par une requête, enregistrée le 25 août 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 12 janvier 2023, Mme B I et M. E I, représentés par Me Raynaud de Chalonge, demandent au juge des référés de la cour :

1°) d'annuler l'ordonnance n° 2201063 du 10 août 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Dijon ;

2°) d'ordonner l'expertise demandée.

Ils soutiennent que :

- Mme I, qui a bénéficié de la pose d'un anneau gastrique en 1998, a subi une nouvelle opération réalisée par le docteur C au centre hospitalier de Mâcon, le 14 janvier 2010 ;

- cette deuxième intervention a été suivie d'importantes complications ayant entraîné une incapacité motrice, des troubles de la compréhension, des difficultés mnésiques, des troubles d'orientation temporo-spatiale, une irritabilité, des difficultés à contenir ses émotions, un préjudice d'agrément et un préjudice sexuel ;

- la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, au vu d'un rapport d'expertise déposé le 2 avril 2013, a retenu l'absence de faute imputable au centre hospitalier de Mâcon et l'absence d'accident médical ;

- contestant les conclusions de ce rapport d'expertise, M. et Mme I ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Dijon de désigner un nouvel expert sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ;

- c'est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande d'expertise en retenant qu'elle ne présentait aucune utilité alors que le rapport d'expertise ordonnée par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales n'a pas permis d'identifier l'ensemble des causes des préjudices subis par Mme I et que l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales ne s'opposait pas à l'expertise sollicitée mais demandait seulement que la mission des experts soit complétée ;

- le docteur D, expert près de la cour d'appel de Lyon et de la cour administrative d'appel de Lyon, sollicité par Mme I, a retenu dans un rapport du 3 novembre 2022 qu'elle n'avait pas bénéficié d'une information suffisante sur les risques de l'opération, que l'indication opératoire était discutable, que la prise en charge n'avait pas été conforme aux données de la science et aux règles de l'art et que l'hypothèse d'une infection nosocomiale ne pouvait être écartée, le rapport des experts désignés par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales n'ayant en outre pas été signé par l'un des experts concernés ;

- une nouvelle expertise doit être ordonnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, et un mémoire complémentaire, non communiqué, enregistré le 18 janvier 2023, le centre hospitalier de Mâcon, la société hospitalière d'assurances mutuelles et M. C, représentés par le cabinet Le Prado - Gilbert, concluent au rejet de la requête et, en tout état de cause, à la mise hors de cause du docteur C.

Ils soutiennent que :

- l'utilité d'une expertise s'apprécie au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige auquel elle est susceptible de se rattacher ;

- les requérants entendent remettre en cause les conclusions du rapport d'expertise ordonnée par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales alors qu'il n'appartient pas au juge des référés d'ordonner une contre-expertise ;

- si une nouvelle expertise était ordonnée, elle ne devrait concerner que l'existence ou non d'une infection nosocomiale ;

- la responsabilité du docteur C, intervenu en qualité de praticien hospitalier, ne peut être recherchée en l'absence de toute faute personnelle.

Par un mémoire, enregistré le 21 janvier 2023, non communiqué, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales déclare qu'il ne s'oppose pas à la mesure d'expertise demandée mais émet les protestations et réserves d'usage quant au bien-fondé de sa mise en cause.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte-d'Or et à la Mutuelle nationale hospitalière qui n'ont pas présenté d'observations.

Par décision du 2 janvier 2023, le président de la cour a désigné M. François Pourny, président de chambre, comme juge des référés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme I, née le 29 août 1978, a subi une intervention chirurgicale le 14 janvier 2010 au centre hospitalier de Mâcon. A la suite de cette intervention, son état de santé s'est considérablement dégradé et la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales de Bourgogne, saisie par M. et Mme I, a ordonné une expertise à la suite de laquelle elle a émis le 3 juin 2013 un avis retenant l'absence de faute du centre hospitalier de Mâcon, l'absence d'accident médical, d'affection iatrogène ou d'infection nosocomiale. M. et Mme I ont demandé le 22 avril 2022 une nouvelle expertise au juge des référés du tribunal administratif de Dijon et ils contestent l'ordonnance n° 2201063 du 10 août 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande.

2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Il résulte de ces dispositions que l'octroi d'une mesure d'expertise est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal apprécié en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.

3. Il résulte de l'instruction que M. et Mme I disposent déjà d'un rapport d'expertise adressé à la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales de Bourgogne le 25 mars 2013 par M. G, chirurgien, et M. H, professeur de clinique neurologique, et d'un rapport d'analyse critique, établi en cours d'instance, par le professeur D le 3 novembre 2022. Dès lors, M. et Mme I disposent déjà des éléments nécessaires pour apprécier l'opportunité de saisir les juges du fond qui pourront, s'ils en éprouvent le besoin, ordonner une nouvelle expertise pour éclairer les points qui leur sembleraient encore discutables. Dans ces conditions, l'expertise demandée par M. et Mme I ne présente pas un intérêt suffisant pour être ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme I ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande. Par suite, leur requête doit être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. et Mme I est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B F, épouse I, à M. E I, au centre hospitalier de Mâcon, à la société Relyens Mutual Insurance, venant aux droits de la société hospitalière d'assurances mutuelles, au docteur A C, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte-d'Or, à la mutuelle nationale hospitalière et à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Fait à Lyon, le 10 août 2023.

Le président de la 6ème chambre,

Juge des référés

François Pourny

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions