mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY02642 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VILLAND |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Rozier-Côtes-d'Aurec ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 28 octobre 2021 par la société ATC France pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile Orange, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Par une ordonnance n° 2203442 du 29 juin 2022, le président de la première chambre du tribunal administratif de Lyon a donné acte du désistement de sa requête.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 30 août 2022, M. B, représenté par Me Villand, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2203442 du 29 juin 2022 du président de la première chambre du tribunal administratif de Lyon donnant acte du désistement de sa requête et de renvoyer l'affaire au tribunal administratif pour qu'il soit statué sur sa demande ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Rozier-Côtes- d'Aurec ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 28 octobre 2021 par la société ATC France pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile Orange, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux ;
3°) d'enjoindre au maire de la commune de Rozier-Côtes-d'Aurec de réexaminer la déclaration préalable, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Rozier-Cotes-d'Aurec la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il résulte de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative que l'ordonnance du 20 juin 2022 ne pouvait se fonder sur le rejet du référé par l'ordonnance du 11 mai 2022 en ce que cette dernière a été rendue de manière précipitée et par suite sans instruction, sans motivation ni réponse au fond ; qu'il a en outre produit la justification de la notification de son recours contentieux le 16 juin 2022, manifestant ainsi sa volonté de maintenir la procédure au fond ;
- il a intérêt à agir ;
- la décision de non-opposition à déclaration préalable méconnaît les articles R.423-6 et R.424-15 du code de l'urbanisme en ce que la réalité de son affichage en mairie, en outre aux dates indiquées, n'est pas établie ;
- la population environnante n'a pas été sérieusement informée des impacts du projet, dont l'utilité n'est pas plus démontrée ;
- eu égard à sa surface de plancher, le projet aurait dû faire l'objet d'un permis de construire et non d'une déclaration préalable ;
- les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ont été méconnues, en raison de l'intérêt particulier du site ;
- les dispositions des c) et d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ne sont pas respectées, les clichés DP6 et DP8 donnant une vision trompeuse de l'environnement proche et lointain et ne permettant pas d'y situer la construction autorisée et d'en mesurer l'impact.
Vu :
- l'ordonnance n° 2203443 du 11 mai 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Lyon, et le courrier de notification ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. B a demandé le 6 mai 2022 au tribunal administratif de Lyon de suspendre l'exécution, d'une part, la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Rozier-Côtes-d'Aurec ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 28 octobre 2021 par la société ATC France pour l'édification d'un relais de téléphonie mobile sur la parcelle cadastrée section , et, d'autre part, la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Cette demande a été rejetée par une ordonnance du 11 mai 2022 du juge des référés, au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de ces décisions. M. B relève appel de l'ordonnance du 29 juin 2022 par laquelle le président de la première chambre du tribunal administratif de Lyon, faisant application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, a donné acte du désistement de sa requête en annulation.
3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté ".
4. Il résulte de ces dispositions que, pour ne pas être réputé s'être désisté de sa requête à fin d'annulation ou de réformation, le requérant qui a présenté une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, si cette demande est rejetée au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance du juge des référés, sous réserve que cette notification l'informe de cette obligation et de ses conséquences et à moins qu'il n'exerce un pourvoi en cassation contre l'ordonnance du juge des référés. Il doit le faire par un écrit dénué d'ambiguïté. S'il produit, dans le délai d'un mois, un nouveau mémoire au soutien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation, ce mémoire vaut confirmation du maintien de cette requête.
5. Le courrier du 11 mai 2022 adressé par le greffe du tribunal administratif, qui notifie l'ordonnance de référé du même jour, indique que, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant sera réputé s'être désisté de sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en litige s'il ne confirme pas de manière expresse la maintenir dans le délai d'un mois à compter de la notification de ce courrier. L'intéressé, qui n'a pas formé de pourvoi en cassation, n'a pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai requis, et la simple production des justificatifs de la notification de leur recours ne peut être regardée comme manifestant sa volonté de le maintenir. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative et alors que le désistement qu'elles prévoient n'est pas subordonné à la régularité ou au bien-fondé de l'ordonnance du juge des référés rejetant pour défaut de moyen sérieux la demande de suspension qui lui était présentée, M. B est réputé s'être désisté de sa requête en annulation des décisions précitées, sans qu'y fassent, en tout état de cause, obstacle les dispositions de l'article R. 612-5-1 de ce même code, qui sont étrangères au présent litige.
6. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance du 29 juin 2022, le président de la première chambre du tribunal administratif de Lyon a pris acte, d'office, du désistement de sa demande.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel apparaît manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la commune de Rozier-Côtes-d'Aurec et à la société ATC France.
Fait à Lyon, le 29 novembre 2022.
La présidente de la 1ère chambre,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026