lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY02712 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler la décision implicite par laquelle la présidente de la communauté de communes Les Vals du Dauphiné a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil communautaire la question de l'abrogation de la délibération du 2 novembre 2017 portant approbation du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe la parcelle D en zone agricole, de lui enjoindre de procéder à cette inscription, de condamner la communauté de communes Les Vals du Dauphiné à lui verser la somme de 80 000 euros en indemnisation de ses préjudices et de mettre à la charge de la communauté de communes Les Vals du Dauphiné la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1907749 du 19 mai 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa requête et l'a condamnée à verser la somme de 1 500 euros à la communauté de communes Les Vals du Dauphiné sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour
Par une requête du 8 septembre 2022, Mme A demande à la cour :
1°) de faire droit à " son recours gracieux " en réformant le jugement n° 1907749 du 19 mai 2022 en ce que la parcelle cadastrée section C a été reclassée en zone constructible ;
2°) d'annuler le jugement en tant qu'il met à sa charge la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) d'annuler la décision implicite par laquelle la présidente de la communauté de communes Les Vals du Dauphiné a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil communautaire la question de l'abrogation de la délibération du 2 novembre 2017 portant approbation du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe la parcelle D en zone agricole.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. En premier lieu, il résulte de l'article R. 811-2 du même code que " sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 et R. 751-4 ".
3. Mme A doit être regardée comme demandant à la Cour d'annuler le jugement n° 1907749 du 19 mai 2022 du tribunal administratif de Grenoble. Il ressort des pièces du dossier que la notification de ce jugement a été mise à sa disposition sur l'application " Télérecours citoyen " le 19 mai 2022, et elle est réputée avoir été notifiée deux jours ouvrés à compter de cette mise à disposition, en application de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Le courrier de notification de ce jugement mentionnait le délai de deux mois dont elle disposait à compter de cette notification pour relever appel du jugement. Dans ces conditions, sa requête d'appel, enregistrée le 8 septembre 2022, est tardive. Elle est, par suite, manifestement irrecevable.
4. En second lieu, selon l'article R. 811-7 du même code, les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent, en principe, être présentés, à peine d'irrecevabilité, par un avocat. Il résulte des dispositions combinées des articles R. 612-1 et R. 751-5 du code de justice administrative que lorsque l'obligation du ministère d'avocat en appel a été dûment mentionnée dans la notification du jugement ou de l'ordonnance du tribunal administratif, la requête d'appel présentée sans ministère d'avocat peut être rejetée pour irrecevabilité, à l'expiration du délai d'appel, sans qu'il soit besoin d'inviter le requérant à régulariser sa requête. Mme A n'a pas présenté sa requête par ministère d'avocat alors que le lettre de notification du jugement attaqué rappelait cette obligation. Sa requête est dès lors également irrecevable à ce titre.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Lyon, le 28 novembre 2022.
La présidente de la 1ère chambre,
M. F
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026