lundi 9 janvier 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY02831 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
La société Sersys Ambiente a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler ou résilier le contrat signé le 19 mai 2020 entre la société binationale Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT) et le groupement Labanalysis, pour le suivi environnemental, côté italien, des travaux de la ligne Lyon-Turin et de condamner la société TELT au paiement de la somme de 3 300 000 euros majorée des intérêts de droit à compter de la date de la première demande d'indemnisation formée le 12 août 2020 auprès de la société TELT, avec capitalisation des intérêts.
Par un jugement n° 2004681 du 19 juillet 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête sommaire enregistrée le 23 septembre 2022, la société Sersys Ambiente, représentée par Me Bodin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Grenoble du 19 juillet 2022 en tant qu'il a rejeté sa demande indemnitaire ;
2°) de condamner la société TELT au paiement de la somme de 3 300 000 euros ;
3°) de mettre à la charge de la société TELT la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par courrier en date du 11 octobre 2022 resté sans réponse, la société Sersys Ambiente a été mise en demeure de produire, en application de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, dans un délai de 2 mois, le mémoire complémentaire expressément annoncé dans son mémoire introductif d'instance et avertie de ce que, à défaut, elle serait réputée s'être désistée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Vu la décision du 1er septembre 2022 par laquelle le président de la cour a désigné Mme A B pour statuer dans le cadre des 1°, 3°, 4° et 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de cour administrative d'appel () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 612-5 du code de justice administrative : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (), il est réputé s'être désisté ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. / Lorsque le juge est tenu, en application d'une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l'application ou le téléservice. ".
3. Dans sa requête introductive d'instance enregistrée le 23 septembre 2022 au greffe de la cour, la société Sersys Ambiente a annoncé la production d'un mémoire complémentaire dans lequel seraient développés les moyens soulevés. Par courrier du 11 octobre 2022, mis à disposition du mandataire de la société requérante le 11 octobre 2022 sur l'application télérecours, et réputé reçu dans un délai de deux jours ouvrés, le président de la 4ème chambre de la cour a mis en demeure la société Sersys Ambiente, sur le fondement de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, de produire ce mémoire complémentaire dans un délai de deux mois, en précisant qu'à défaut elle serait réputée s'être désistée. Il est constant qu'aucun mémoire complémentaire n'a été présenté pour la société requérante. Il y a dès lors lieu de donner acte du désistement de la requête de la société Sersys Ambiente.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Sersys Ambiente.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sersys Ambiente.
Fait à Lyon, le 9 janvier 2023
La magistrate désignée,
A. Duguit-Larcher
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026